Renouvellement du mandat de la Minurso: des vents favorables au Maroc
Mardi prochain, le conseil de sécurité est appelé à se prononcer au sujet du renouvellement du mandat de la Minurso. La résolution, actuellement au stade de projet, va dans le sens favorable au Maroc.
Une résolution favorable, parce qu’elle prolonge le mandat de la Minurso d’un an sans le modifier, rapport l’AFP qui a eu accès au document. Ce projet de résolution qui va être voté mardi prochain 28 avril, n’a pas l’intention d’élargir les prérogatives de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme. Un scénario que le Maroc réussit à éviter pour la troisième année et peut-être définitivement.
Le document souligne tout de même «l'importance d'améliorer la situation des droits de l'homme au Sahara occidental et dans les camps de Tindouf et encourage les parties à travailler avec la communauté internationale pour développer et appliquer des mesures indépendantes et crédibles». Dans ce projet de résolution, le conseil de sécurité de l’Onu incite les différentes parties du conflit à «s'engager dans une phase de négociations plus intensive et plus substantielle».
«Les initiatives du Maroc saluées»
Le texte ne manque pas de saluer «à cet égard les récentes initiatives prises par le Maroc». Selon une source marocaine qui était présente à New York en marge des consultations et qui a été contactée par nos soins, l’évolution est indéniablement favorable aux positions marocaies.
Il faut dire que le Maroc a marqué quelques points ces dernières semaines. Début mars, Medias24 avait rapporté en exclusivité que douze d’associations allaient recevoir leur récépissé et qu’il ne s’agissait pas de n’importe quelles associations.
Parmi elle, une assoce d’Essaouira, exclusivement constitué d’immigrés, ce qui est une première. Mais les plus importantes sont ces deux associations sahraouies proches des thèses du Polisario. Une information que vient de nous reconfirmer une source autorisée du CNDH. Ces deux associations sahraouies, dont une ouvertement pour les thèses indépendantistes, voient ainsi les portes de la légalité ouvertes afin de travailler sur tout le territoire national.
Il s’agit de l’Association Sahraouie des Victimes des Violations des Droits de l’Homme (ASVDH) présidée par Brahim Dahan. Il y a plus d’un mois, la vice-présidente de cette association Ghalia Djimi avait reçu un appel de la part de Driss Yazami, qui lui annoncé la nouvelle. Depuis, les responsables de l’association ne se sont pas encore présentés afin de récupérer le récépissé, nous assure une source du CNDH.
Un récépissé dont bénéficie aussi l’association Al Ghad pour les droits de l’homme, moins acquise aux thèses séparatistes, et qui a récupéré son récépissé.
Il faudrait dire que le CNDH travaille sur la légalisation d’associations pro-polisario au Maroc depuis plus d’un an. A l’origine, Driss Yazami avait exprimé cette recommandation du CNDH à la veille de la rencontre du Roi Mohammed VI avec le président américain Barack Obama en novembre 2013.
Mais le nom de la Codesa, une importante association des droits de l’homme au Sahara présidée par Aminatou Haïdar, n’apparait pas. D’après notre source du CNDH, cette association très critique, n’a pas déposé sa demande pour être régularisée.
Selon d’autres sources, ni la Codesa, ni l’ASVDH n’ont intérêt à être légalisés car leur fond de commerce provient justement de leur illégalité.
Enfin Omar Hilale ambassadeur du Maroc auprès de l’Onu a adressé le 13 avril une lettre au conseil de sécurité. Dans cette lettre, Hilale cite la fameuse enquête de l’Office européen de lutte antifraude qui établit qu’une le nombre des réfugiés dans les camps de Tindouf est «surestimé».
Une enquête qui fustigeait les méthodes de «détournement des aides humanitaires destinées à ces camps» dont «la responsabilité de l’Algérie et du Polisario est avérée». M. Hilale demande le recensement et l’enregistrement des habitants du camp de Tindouf. Ce que le conseil de sécurité s’apprête également à faire.
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