Un report des élections communales et régionales est improbable
Qu'on se le dise dès maintenant: de report des élections, il n'y aura (probablement) pas. Du moins, les partis d'opposition et de majorité préfèrent un maintien des dates annoncées.
A l'origine du malentendu, une déclaration de Charki Draiss, le ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur. Présentant le projet de loi organique 111.14 relative à la région, ce dernier a expliqué aux députés que "l'agenda électoral sera élaboré en concertation avec les partis politiques". Il n'en fallait pas plus pour instiller le doute, et dès le lendemain, les médias évoquaient la possibilité d'un report des élections à 2016.
Or, "le ministre parlait des élections des chambres professionnelles, dont la date n'a pas encore été fixée", selon un député d'un parti de la majorité. "Les décrets relatifs aux élections communales et régionales ont déjà été adoptés par le gouvernement. Ils ne connaîtront pas de changement", poursuit notre interlocuteur.
Qui veut d'un report des élections?
Du côté de la majorité, on n'affiche aucun signe d'insatisfaction concernant les dates choisies pour les prochaines échéances électorales. "Les élections ne peuvent être reportées", estime Abdelhak El Arabi, chef de la commission des élections au sein du PJD, qui juge d'un bon œil l'avancement du travail de la commission parlementaire de l'intérieur. "Le traitement du projet de loi sur la région a connu quelques retards, vu le boycott des travaux de la commission par les partis de l'opposition, mais le dossier est sur la bonne voie".
Côté opposition, on nous signifie que "les partis la composant n'ont aucun intérêt à demander un report des élections. Cela dénoterait d'une faiblesse et d'une impréparation", explique un membre du bureau d'un parti de l'opposition, qui poursuit: "nous n'avons formulé aucune demande dans ce sens. Il ne s'agit que d'une rumeur lancée par la majorité".
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