Impressionnante mobilisation à la marche du 8 mars
La marche du 8 mars a tenu ses promesses. Des dizaines de milliers de manifestants et manifestantes ont investi les grandes places r'baties afin d'exprimer leurs aspirations, répondant à l'appel de la coalition Parité et démocratie.
Les partis de l'opposition étaient également représentés. Le PAM, l'USFP, l'Istiqlal qui ont défilé en tête du cortège n'ont pas manqué l'occasion de faire un pied-de-nez au parti au pouvoir, dans une sorte de campagne pré-électorale.
Plusieurs associations et syndicats ont également pris part à la manifestation: les femmes Soulaliates, l'organisation démocratique du travail des immigrés, les militantes amazighes, l'association marocaine pour la lutte contre l'avortement clandestin... pour ne citer qu'eux.
Les déclarations de grandes figures féminines (source: MAP)
>La présidente de la Fédération de la ligue démocratique pour les droits des femmes et coordinatrice du Collectif, Mme Fouzia Assouli, a indiqué que cette Marche constitue l'occasion de procéder à une évaluation de l'action gouvernementale dans le traitement de la question féminine et de "faire entendre notre voix pour dénoncer le recul enregistré dans le domaine des droits des femmes ces dernières années".
"Le mariage des mineures demeure en très forte croissance. Plus d'un million et demi de familles prises en charge par des femmes vivent dans la précarité. Le taux de chômage est en nette hausse chez les femmes, alors que les violences faites aux femmes continuent de sévir devenant un phénomène très alarmant", a-t-elle, ainsi, relevé, soulignant qu'en dépit d'une Constitution "très innovante", il reste de nombreux défis à relever en matière de promotion des droits des femmes.
>De son côté, Nouzha Skalli, députée du Parti du Progrès et du Développement (PPS), a expliqué qu'après des décennies de lutte et de militantisme du mouvement féministe pour l'instauration de l'égalité et la parité et le renforcement de la représentativité des femmes en politique, "il est inconcevable aujourd'hui de ne pas poursuivre cette dynamique".
Mme Skalli a par ailleurs affirmé que la participation des mouvements féministes et démocratiques à cette marche n'"émane pas de calculs politiciens", mais d'une volonté à promouvoir la situation des femmes et leur condition.
Elle a par ailleurs appelé à la mobilisation pour placer la question de la femme au cœur du projet de l'édifice démocratique et à mettre en œuvre les dispositions de la Constitution, notamment l'article 19 qui stipule que les hommes et les femmes "jouissent des mêmes droits et libertés à caractère civil, politique, économique, social, culturel et environnemental".
>Pour Milouda Hazib, présidente du groupe du Parti Authenticité et Modernité (PAM) à la Chambre des Représentants, "la Constitution a consacré l'égalité, la parité et la démocratie'', regrettant le retard enregistré dans la mise en œuvre de ces dispositions.
Elle a mis l'accent, dans ce contexte, sur la nécessité de mettre en place des mécanismes pour concrétiser une réelle parité dans les différents domaines, soulignant l'urgence de l'adoption de la loi sur la violence faite aux femmes et la mise en place d'un arsenal juridique moderne capable de lutter contre la violence et la discrimination et de protéger les droits et libertés des femmes.
>De son côté, Rihab Hanane, membre du bureau politique de l'Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), a précisé qu'à travers cette Marche, le mouvement féministe entend accélérer la mise en œuvre de la Constitution, notant que le Maroc qui "s'est engagé depuis de longues années sur la voie de l'édification démocratique" doit promouvoir les principes de la parité et l'égalité.
''Le Collectif Parité et Démocratie'', qui regroupe plusieurs associations et réseaux de défense des droits de la femme, se fixe, à travers un programme d'action comprenant des conférences et des colloques nationaux et régionaux, l'objectif de concrétiser dans les faits la charte de l'égalité et de la démocratie.
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