Le gouvernement suit de près les classements internationaux
L’annonce a été faite ce mardi, lors de la séance mensuelle à la Chambre des représentants, consacrée essentiellement à la progression du Maroc dans les classements internationaux.
«Pas une semaine ne passe sans qu’un classement international ne soit rendu public, sur des thèmes allant du bonheur à l’optimisme en passant par le climat d’affaires ou la lutte contre la corruption», a déclaré le Chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, lors la séance mensuelle.
Selon lui, les classements internationaux sont de plus en plus nombreux. En 2014, 96 ont été publiés, parmi lesquels 80 ont concerné le Maroc. « On trouve également nombre de publications qui analysent la situation des pays, sans les classer ou les noter. Certains classements sont fiables et reconnus, et peuvent impacter l’image du pays, d’où l’importance de les suivre régulièrement ». On pense tout de suite à Doing Business, à l’Indice du développement humain ou à la liberté d’expression.
«La méthodologie aussi diffère. Certains font un travail de terrain, d’autres de documentation. Un grand nombre de ces classements se basent sur les indicateurs de perception», a-t-il ajouté.
«Ces classements, ou du moins les plus fiables d’entre eux, constituent une base de documentation aussi bien pour les investisseurs étrangers et que pour les agences de notations. Le gouvernement marocain se base lui aussi sur ces classements pour mener ses réformes, c’est pourquoi nous avons créé un groupe de travail pour suivre et éplucher les classements dans lesquels figure le Maroc», a précisé le chef du gouvernement. En 2014, les rapports sur le Maroc ont été globalement positifs, a-t-il estimé.
Le climat des affaires s’est amélioré au Maroc, selon le rapport «Doing Business» qui a placé le Royaume à la 71e position, contre la 87e une année auparavant. Selon l'indice de perception de la corruption 2014 de Transparency International, le Maroc a gagné 11 places par rapport à 2013. Le Maroc a gagné 5 places dans le classement mondial de la compétitivité, établi par le Forum économique mondial (WEF). Le Maroc a aussi bondi de 38 places dans le classement des Nations Unies relatif à l'e-Gouvernement.
En revanche, a ajouté M. Benkirane, le Maroc a reculé par rapport à l’année passée dans d’autres domaines: il a perdu deux points dans le dernier rapport sur la liberté sur Internet réalisé par Freedom House, a connu un net recul dans le dernier classement de la Fondation Heritage sur la liberté économique, mais aussi dans un classement sur les inégalités entre les femmes et les hommes.
« Nous suivons de près les classements les plus crédibles. Nous prenons aussi des mesures pour améliorer la position du Maroc dans plusieurs domaines. Pour cela, nous avons créé un groupe de travail qui suit ces classements pour comprendre pour quelles raisons on progresse ou recule dans tel ou tel classement », a souligné le chef du gouvernement.
Des députés de l’opposition n’ont pas manqué de critiquer la politique du Gouvernement pointant du doigt des problèmes que connaissent les secteurs de la santé et de l’éducation ou encore le chômage grimpant.
Pour Abdelilah Benkirane, «l’opposition joue son rôle, je l’accepte, mais il faut être juste. Dans le domaine de la santé, les efforts sont indéniables, en témoigne la baisse des prix de 1.500 médicaments. Pareil pour l’éducation et la lutte contre la corruption(…), sur le plan macro-économique, le monde reconnait nos efforts. Par contre pour ce qui est du chômage, je vous l’accorde : Nous créons des emplois, mais n’empêchons pas le chômage de grimper».
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