Lachgar nie toute crise de l’USFP
Driss Lachgar modère son discours par rapport à l’affaire de la présidence du groupe parlementaire, dont il a tenté de démettre Ahmed Zaïdi. Répondant à des questions de Médias 24, le premier secrétaire de l’Union socialiste des Forces Populaire (USFP), Driss Lachgar a déclaré que, finalement, il laissera les parlementaires USFP décider de son sort.
«Le rôle du bureau du parlement est de gérer le rapport entre les commissions, les deux chambres, le gouvernement et les équipes parlementaires non pas le rapport de ces dernières avec leurs partis respectifs qui est régi par le règlement intérieur des partis et la loi relative aux partis politiques. Mais cela dit, nous allons éviter de susciter davantage de polémiques et laisser l’équipe décider de qui va la présider», nous a-t-il indiqué.
Il est indispensable ici de rappeler l’affaire : Le bureau du Parlement a refusé la décision du SG du parti de la rose de démettre Zaïdi de la présidence du groupe parlementaire sous prétexte que le règlement intérieur ne permet pas au secrétaire général du parti de prendre des décisions de ce genre.
Driss Lachgar est en train de mettre en place une stratégie pour reprendre l’initiative : réorganisation et modernisation des bureaux régionaux, congrès régionaux, meetings…
«Il faut savoir que ce parti est fort par ses 400 bureaux régionaux. 99% de ces bureaux ont été rénovés et restructurés. Il est normal qu’une opération de ce genre suscite des inquiétudes chez les militants. Il faut savoir que nous avons des bureaux régionaux toujours dirigés pas les même personnes depuis 39 ans!»
La stratégie du parti vise également l’organisation de congrès régionaux. Des manifestations marquées par une présence intensive des militants des régions, auparavant oubliés par le centre, selon le patron du parti de la rose. «Il est tout à fait normal qu’une opération de modernisation de cette envergure suscite le débat au sein du parti, et c’est de bon augure», indique-t-il.
Pour Lachgar, «le fait que certains parlent de crise au sein de l’USFP n’a pour raison que cette dynamique que nous vivons. Cette modernisation dérange les forces conservatrices comme le MUR (mouvement unicité et réforme) et le PJD ainsi que les entités et organes de presse financés dans l’unique but de nous affaiblir». Un complot voué à l’échec selon lui : «voir nos rivaux répéter que nous traversons une crise ne fait que nous confirmer que nous avons trouvé la bonne voie», rétorque-t-il fièrement.
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