Ghassoul, un débat qui a tourné court!

Les discussions sur le cahier des charges portant sur l’exploitation du gisement de ghassoul de Boulemane ont tourné court. La consultation organisée jeudi 7 novembre n’a pas fait avancer les choses. Un deuxième round est prévu.  

Ghassoul, un débat qui a tourné court!

Le 8 novembre 2013 à 16h00

Modifié 8 novembre 2013 à 16h00

Les discussions sur le cahier des charges portant sur l’exploitation du gisement de ghassoul de Boulemane ont tourné court. La consultation organisée jeudi 7 novembre n’a pas fait avancer les choses. Un deuxième round est prévu.  

Nouvelle approche au ministère de l’Equipement, du transport et de la logistique.

La nominationde Najib Boulif en tant que ministre délégué chargé du transport auprès de Abdelaziz Rabbah a donné un certain élan à la politique de consultation entre les opérateurs économiques et le département.

Durant cet après-midi du 7 novembre, cette démarche a été éprouvée. Les 3 cahiers de charges des appels à manifestation relatifs au dragage de sable marin, à l’exploitation de lignes maritimes pour le transport des personnes, des véhicules et de transport mixte et celui portant sur l’exploitation du gisement de ghassoul de la région de Boulemane ont été discutés.

Et c’est sans surprise que la dernière table-ronde, concernant le ghassoul, a provoqué le plus de tumulte. Programmée en fin de journée, elle a été marquée par l’absence de Najib Boulif, présidant des deux précédentes. Il a passé la main à Brahim Baamal, directeur des affaires administratives et juridiques au sein du département de Rabbah. Selon les témoignages recueillis sur place, une trentaine d’opérateurs ont quitté les lieux pensant que la séance débutait en début d’après-midi. Il n’y avait pas foule.

Parmi les points soulevés par les quelques opérateurs miniers présents, on retrouve le critère relatif à l’expérience. Sur la base du débat, un seul opérateur la Société du ghassoul et de ses dérivés, détenue par la famille Sefrioui remplirait cet impératif. Résultat : la consultation est biaisée. Notons au passage, qu’aucun représentant de cette entreprise n’a participé à cette table-ronde.

Réponse du ministère : «le défaut d’expérience n’est pas éliminatoire. Le candidat aura uniquement moins de points. Nous cherchons des soumissionnaires qui respecteront leurs engagements en termes de matériels, de bien d’équipement, de financement et de ressources humaines. Le plus important réside dans le plan de développement proposé», explique Mustapha Baamal, directeur des affaires administratives et juridiques au sein du ministère.

Autre volet: le nombre de soumissionnaires. Pour les opérateurs présents, le cahier des charges est taillé à la mesure des grandes entreprises. D’autant plus que l’appel d’offres porte sur une superficie de plus de 21.000 hectares. Il est revendiqué une répartition par lots à l’image du cahier des charges portant sur le dragage du sable marin. Précisions du ministère : «aucune clause ne fixe l’attribution de la totalité de la parcelle. Il est question de totalité ou de partie», souligne le même intervenant. Et d’ajouter: «nous sommes prêts à changer le cahier de charges dans son intégralité, si c’est dans l’intérêt du pays!».

L’obligation de présenter une estimation des besoins en production par les candidats pose également problème. Les potentiels soumissionnaires désirent au préalable une étude identifiant les réelles ressources du gisement. «Nul besoin de connaître les ressources pour établir une évaluation des besoins», estime Mustapha Baamal. Et de poursuivre : «d’ailleurs, le Chef du gouvernement a diligenté une enquête dans ce sens. Elle est en cours et sera prête avant le lancement de l’appel d’offres». Le temps consacré à la discussion n’a pas suffi. Il est fort probable qu’une deuxième rencontre sera programmée.

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