Ghassoul : Rabbah fait machine arrière, selon les petits opérateurs
L’appel à manifestation d’intérêt pour l’exploitation du gisement de ghassoul de la région de Fès est reporté sous la pression des petits opérateurs, annoncent ces derniers. Le ministère nuance et évoque des concertations à venir.
Le département de Abdelaziz Rabbah s’est rétracté, selon les petits opérateurs miniers très actifs sur ce dossier. L’appel à manifestation d’intérêt pour l’exploitation et la commercialisation du minerai de ghassoul va subir des changements selon eux. Des petits opérateurs crient victoire. Mais de son côté, le ministère dément toute annulation et assure qu'il est impossible d'annuler l'appel d'offres sans respect d'une procédure précise. Il convoque par contre un débat avec les professionnels.
«Nous étions lésés par les spécificités du cahier de charges. Nous avons été convoqués par le ministre et nous avons présenté nos critiques», explique un des opérateurs dans le minerai de cuivre et de plomb dans la région de l’Oriental. Il demeure néanmoins que de nombreuses zones d’ombres subsistent. Sachant que ces mêmes opérateurs avaient déjà présenté au ministre de tutelle «leur cahier revendicatif».
Un groupe d’opérateurs s’est constitué et a émis une série de suggestions dans le cadre de l’élaboration d’un nouveau cahier charges. «Lequel ne serait pas rédigé sur mesure pour le groupe qui exploite actuellement le site de Boulemane», ne manque pas de préciser notre source.
Les propositions portent tout d’abord sur la réalisation d’une étude identifiant les réelles potentialités du gisement et de son exploitation, ce qui tombe sous le sens. Ensuite, selon les estimations, il faut compter la possibilité de distribuer 210 permis d’exploitation, octroyés pour chaque 100 hectares. La surface globale étant évaluée à plus de 21.000 hectares. Pour chaque permis d’exploitation, l’Etat percevrait 2.000 DH par an. Ajoutez 1.000 DH l’hectare, dans les cas des occupations temporaire de sol.
En termes d’emplois, les mêmes sources ciblent la création de 10 postes de travail par permis d’exploitation, soit 2.100 emplois contre la cinquantaine qu’enregistre aujourd’hui la société exploitatrice.
Au total, l’Etat percevrait alors près de 63 millions de DH contre les 2 millions de DH actuels. Toutefois, précisons que seule une étude stratégique du secteur permettra une évaluation réelle de cette manne monopolistique.
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