Le climat général des affaires jugé «moyen» pour le troisième trimestre 2013

Une forte majorité d'industriels estime que le climat des affaires est moyen. Toutefois, ceux qui le jugent bon est en progression de 12 à 18%, selon une enquête publiée par Bank Al-Maghrib.  

Le climat général des affaires jugé «moyen» pour le troisième trimestre 2013

Le 23 octobre 2013 à 17h28

Modifié 23 octobre 2013 à 17h28

Une forte majorité d'industriels estime que le climat des affaires est moyen. Toutefois, ceux qui le jugent bon est en progression de 12 à 18%, selon une enquête publiée par Bank Al-Maghrib.  

Pour le prochain trimestre, 73% des industriels s'attendent à ce que le climat général des affaires reste «moyen», selon les résultats trimestriels de l'enquête de conjoncture réalisée par la Banque centrale.

Par branche d'activité, le climat général des affaires serait «moyen» selon 84% des entreprises dans les industries chimiques et para-chimiques, contre 65% dans l'agro-alimentaire, 62% dans la branche textiles et cuir et 63% dans les industries électriques et électroniques.

Au niveau des industries mécaniques et métallurgiques, 24% des entreprises qualifient le climat général des affaires de «bon» après 3% le trimestre précédent et 50% de «moyen» après 76% durant le 2e trimestre 2013.

Au cours du troisième trimestre 2013, les entreprises qualifient leurs conditions de production de «normales». C'est ainsi que 88% d'entre elles déclarent que l'approvisionnement s'est effectué dans des conditions normales, 75% indiquent que leurs effectifs n'ont pas changé et 91% considèrent que le climat social est resté «calme».

Ces constats sont valables pour toutes les branches d'activité, à l'exception des industries mécaniques et métallurgiques, où les effectifs seraient en baisse au troisième trimestre 2013, selon 48% des industriels et en stagnation d'après 41%, précise l'enquête.

Quant aux contraintes limitant le développement de la production des entreprises durant la période enquêtée, 33% des industriels évoquent «l'insuffisance de la demande» et 27% «l'accentuation de la concurrence», contre respectivement 29% et 32% durant le trimestre précédent.

Ces contraintes ont été citées par les industriels dans toutes les branches, mais avec des proportions plus importantes d'industriels qui déclarent «l'insuffisance de la demande» au niveau des branches, textiles et cuir (52%), électriques et électroniques (52%) et mécaniques et métallurgiques (40%).

Ainsi, 50% des industriels estiment que leurs coûts unitaires de production ont augmenté durant le 3e trimestre 2013 et 46% les déclarent en stagnation contre respectivement 40% et 56% le trimestre précédent.

Cette évolution serait en relation avec la hausse du coût de l'énergie (59%) et de celui des matières premières hors énergie (54%). En revanche, les coûts liés au financement des entreprises et le niveau des salaires auraient stagné selon respectivement 64% et 78% des industriels.

Par branche, les industriels sont restés partagés entre la hausse et la stagnation des coûts unitaires de production dans toutes les industries à l'exception de celles électriques et électroniques où 74% des entreprises les déclarent en hausse.

Par composante, les coûts énergétiques auraient augmenté au troisième trimestre selon 73% des entreprises de la branche électriques et électroniques, 71% de celle chimiques et para-chimiques et 65% des industries textiles et cuir.

Pour ce qui est des coûts financiers, 79% des chefs d'entreprises de la branche électriques et électroniques les déclarent en hausse tandis qu'ils auraient stagné par rapport au trimestre précédent dans les branches agro-alimentaires, textiles et cuir et chimiques et para-chimiques.

Concernant le coût des matières premières hors énergie, il aurait augmenté selon 67% des industriels de la branche chimiques et para-chimiques et stagné d'après 63% des entreprises des industries mécaniques et métallurgiques.

S'agissant des salaires, les entreprises les déclarent en stagnation dans toutes les branches d'activité à l'exception des industries électriques et électroniques, où ils seraient en hausse selon 58% des industriels.

Durant cette période, la situation de la trésorerie des entreprises du secteur industriel serait normale selon 54% des industriels et inférieure à la normale d'après 41%.

Les difficultés de trésorerie qu'auraient rencontrées les entreprises seraient liées à l'augmentation des charges non financières (65%), à la baisse des ventes (54%) et à la hausse des difficultés de recouvrement (53%).

Quant aux charges d'impôts, elles auraient stagné selon 69% des entreprises.

Par branche d'activité, la situation de la trésorerie serait normale pour 89% des entreprises des industries électriques et électroniques, 80% de celles agro-alimentaires, 53% de la branche textiles et cuir et 47% des industriels des activités mécaniques et métallurgiques.

En revanche, 66% des industriels de la branche chimiques et para-chimiques qualifient leur situation de trésorerie d'inférieure à la normale en relation avec la baisse des ventes (64%), la hausse des difficultés de recouvrement (52%) et la réduction des délais fournisseurs (47%).

(Avec MAP)

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