Bernard Plossu : souvenirs d’un Maroc africain
Le photographe globe trotteur a passé quelques temps dans le sud, en 1975. Ses photos nous montrent un Maroc intemporel, méconnu et résolument tourné vers l’Afrique subsaharienne. Notre diaporama de ses œuvres exposées à Marrakech.
Le photographe français est à l’honneur d’une exposition en deux parties à Marrakech, à l’Institut français et à la Galerie 127.
Ses tirages argentiques nous montrent le Maroc que l’artiste a découvert lors de son séjour en 1975. « Dans ce voyage au Maroc, Bernard Plossu part vers le Sud. Il cherchait certainement à retrouver, dans ces parties désertiques du Maroc, sahéliennes, presque africaines qui le fascinent, l’ambiance du Niger traversé quelques temps auparavant. Le désert reviendra toujours dans son travail comme une rémanence. Paysages originels, peuplés d’ombres fugitives, il les retrouvera le long du Nil en Egypte, au Sénégal, ou même plus tard encore dans les contreforts pelés de l’Andalousie » souligne Bernard Millet, directeur de l’Institut français de Rabat et initiateur de cette exposition.
Et de détailler son itinéraire de l’époque : « Casablanca, Marrakech, le sud ; Tiznit, Tafraout, Ouarzazate, Agdz qui l’a séduit. La remontée ; Fez et Tanger. »
L’œuvre de Bernard Plossu, connue en Europe et aux Etats-Unis, où l’artiste a vécu et travaillé une partie de sa vie, est marquée par cette « apparente banalité » que relève Nathalie Locatelli, de la Galerie 127. Pour la galeriste, il s’agit làd’un « style incomparable : l’art de l’instantané, du moindre détail, de l’éphémère posture… un enfant qui court, une femme agenouillée, une silhouette déjà disparue. »
Pour elle, « la photographie de Bernard Plossu est simple, belle, poétique, lente comme une promenade. Là où rien, à première vue, ne semble émerger de cette œuvre volontairement « banale », chaque fragment soulève une émotion à laquelle il n’est pas facile de résister. »
Les photographies de Bernard Plossu sont présentées à Marrakech à la Galerie 127 du 26 septembre au 26 octobre et à l’Institut français jusqu’au 25 octobre.
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