Politique : Le PJD ne veut plus répondre à Chabat

La tenue du 2e congrès régional (Nord-Ouest) du PJD à Tanger dimanche 23 juin a été l’occasion pour Abdellah Bouanou, Mohamed Najib Boulif et le secrétaire régional Mohamed Khiyi, de faire passer plusieurs messages tant à l’égard du partenaire istiqlalien qu’à l’égard de l’opposition ou des observateurs internationaux.  

Politique : Le PJD ne veut plus répondre à Chabat

Le 24 juin 2013 à 18h19

Modifié 24 juin 2013 à 18h19

La tenue du 2e congrès régional (Nord-Ouest) du PJD à Tanger dimanche 23 juin a été l’occasion pour Abdellah Bouanou, Mohamed Najib Boulif et le secrétaire régional Mohamed Khiyi, de faire passer plusieurs messages tant à l’égard du partenaire istiqlalien qu’à l’égard de l’opposition ou des observateurs internationaux.  

C’est un discours ferme et sans concession aucune qu’ont tenu les leaders du PJD face à quelques 200 militants venus principalement de Tanger et de Tétouan, mais également de Ouezzane, Larache et Chaouen. Parmi les invités de l’événement figuraient aussi des militants PJD de Sebta et de Laâyoune.

 

Notre cause : la réforme (Al islah)

Pour le jeune secrétaire régional du PJD, Mohamed Khiyi, 34 ans, qui s’adressait aux jeunes militants : «la jeunesse doit continuer le combat des printemps arabes, combattre le front des rentiers et de la corruption». Après avoir rappelé les «difficultés» du parti à mener son action, M. Khiyi a résumé son discours et son message en une seule phrase : «Nous devons rester fidèles au peuple» ce qu’un militant résumera ainsi : «Notre jeunesse a une cause et une seule, celle de la réforme. Al islah ».

Il ne s’agit pas d’être comme l’Américain James Dean dans les années 60, a rebel without a cause (un rebelle sans cause), nihiliste et superficiel …

Direct, Mohamed Najib Boulif prend la parole pour insister sur la mobilisation des jeunes, les élections locales à préparer, les réformes à défendre. Mobiliser est le maître-mot. Persévérer. «Tenir face à l’Istiqlal et à l’opposition». Rappeler à «ceux qui se disent modernes et qui disent que nous ne sommes pas modernes, que 80% du trafic internet dirigé vers les partis politiques marocains est dirigé vers le PJD».

Aucun argument n’est omis.                                                                                       

Boulif dépeint une opposition divisée, «qui n’est pas une alternative», incapable pour certains de ses partis de tenir ses congrès régionaux ou même ses congrès tout courts. Il déplore l’absence de débats d’idées, de vrais débats politiques avec une pensée et une phrase pour le PI : «S’il veut partir, qu’il parte» finit-il par dire. «Nous refusons la diversion».

Avant de céder la parole à Abdellah Bouanou, le médecin et chef du groupe parlementaire du PJD à la 1ère Chambre, il adresse un dernier message politiquement pas rentable à court terme aux jeunes présents : «Il n’y aura plus de processus d’embauche directe. Il y a des procédures. Nous ne voulons plus que vous pensiez, que vous fassiez comme avant». La salle applaudit.

«Le peuple et Dieu»

Abdellah Bouanou considéré comme le «ministre de l’Intérieur» du PJD par les observateurs politiques revient deux ans en arrière, lorsque le PJD appelait à voter «oui» à la nouvelle constitution. Une manière de rappeler la loyauté du parti, son ancrage dans le jeu politique et son autonomie.

Selon Bouanou, la corruption, l’autoritarisme, qui ont amené le printemps marocain et les printemps arabes sont toujours là …

Quand à Chabat, A. Bouanou est ironique et sévère, «nous ne voulons pas lui répondre et nous n’allons plus lui répondre», assène-t-il. «Il veut faire de la diversion alors que les institutions fonctionnent. Il demande l’amnistie pour les condamnés de Gdim Izyk qui ont assassiné des membres des forces de l’ordre marocains. Nous lui disons «Baraka» (Assez) !                                                                        

«Ce qui se passe avec Chabat, analyse Bouanou, porte atteinte à la réputation du Maroc et à son image auprès des investisseurs internationaux. Il évoque deux articles récents publiés en ce sens par le New York Times et le Financial Times. Il conclut : «Nos forces, c’est le peuple et c’est Dieu».


 

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