La France réaffirme son soutien au plan marocain d'autonomie au Sahara
Le président François Hollande évoquera durant sa visite d'Etat au Maroc, les 3 et 4 avril, la question du Sahara de "manière sereine". La position de la France est "constante" et repose sur deux principes : solution politique négociée et soutien au plan d'autonomie marocain, a-t-on indiqué à l'Elysée, annonce l'agence MAP dans une dépêche de Paris.
"La question du Sahara sera traitée bien sûr de manière sereine" car "la position française est constante: il faut trouver une solution négociée dans le cadre de l'ONU" en partant de "la proposition par le Maroc du plan d'autonomie de 2007 que la France considère comme une base à la fois sérieuse et crédible" de négociation, a-t-on souligné à la présidence française, à la veille du déplacement au Maroc du chef d'Etat français.
Le Maroc a pris des "initiatives utiles" sur ce dossier qui ont créé une "dynamique" et l'"ambition de la France est d'être à la fois utile et pragmatique" pour "revivifier le processus de négociations", a-t-on ajouté de même source.
La France veut jouer un rôle utile au Maghreb
"Notre ambition sur ce dossier est de jouer un rôle utile pour une solution qui permette de déployer une coopération régionale et l'intégration maghrébine. On est disponibles pour aider les parties à s'entendre sur ce dossier", a-t-on précisé.
Dans ce dossier, Paris est dans "une démarche régionale tournée vers le Maroc et vers l'Algérie pour faire en sorte que nos bonnes relations avec chacun des partenaires de la région, soient utiles aux deux pays", a poursuivi la même source.
Sur les enjeux du maintien par l'Algérie de la fermeture de la frontière terrestre avec le Maroc, on souligne à l'Elysée que "l'ouverture des frontières est aussi importante pour la coopération régionale".
La France accorde une "grande importance aux questions de la relance de la construction maghrébine" et de la coopération euro-méditerranéenne autour de la de projets que veut promouvoir le président Hollande (autoroute transmaghrébine, par exemple) dans le cadre de l'UpM.
Sur le plan politique bilatéral, le message qui sera délivré par le président Hollande est un message de confiance et de foi en l'avenir de la relation entre la France et le Maroc, un "partenaire à la fois très intime et nécessaire".
A Rabat, le Président Hollande "voudra saluer les évolutions au Maroc, l'ouverture du Maroc qui a trouvé sa voie en menant une transition sereine", a souligné la présidence française.
Des relations "fluides, excellentes et denses"
Il exprimera la "disponibilité de la France à accompagner le mouvement" et à soutenir les grands chantiers du règne. "Tout va bien dans les relations franco-marocaines. Elles sont fluides, excellentes et denses aussi bien sur le plan politique que celui de la coopération", mais pour Paris, il ne faut pas en rester là.
"L'enjeu de cette visite très importante consiste à faire en sorte que tout continue d'aller bien et que l'on se donne les moyens de maintenir une relation de haut niveau telle qu'elle se développe aujourd'hui pour les prochaines années et prochaines décennies", a-t-on indiqué dans l'entourage du président.
Et pour cela, les autorités françaises plaident pour "réinventer notre partenariat".
Au chapitre de l'actualité internationale, le président Hollande devra évoquer les crises malienne et syrienne, les implications du Printemps arabe et la situation au Proche-Orient où le Roi Mohammed VI "a un rôle important à jouer" en tant que président du Comité Al Qods, a-t-on relevé à l'Elysée.
Sur le dossier malien, Paris apprécie "le soutien" du Maroc et "sa contribution", en particulier en tant que membre du Conseil de Sécurité de l'ONU.
La France se félicite de "la coopération et du dialogue politique très constructifs" avec le Royaume et assure qu'elle "est bien en phase avec le Maroc" dès le début de l'intervention française au Nord-Mali contre les groupes terroristes qui menacent, au-delà de ce pays, toute la région sahélo-saharienne, se félicite encore la même source.
Les autorités françaises espèrent voir cette coopération "se prolonger dans le cadre du processus politique au Nord-Mali et le déploiement d'une force des Nations Unies".
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