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Repenser les priorités de l’agriculture marocaine, à l’ère post Covid-19

Il est parfois des coïncidences troublantes. Pour l’agriculture marocaine de ce début du 21ème siècle, chaque lancement d’une stratégie sectorielle s’est déroulé en simultané avec l’émergence d’une crise d’ampleur mondiale.

Le 18 juin 2020 à 17h38

Lorsqu’en 2008, le ‘Plan Maroc Vert’ (PMV) est dévoilé, la récession engendrée par les crédits non solvables secoue la planète, mais elle a cependant eu le mérite de remettre la question agricole à l’agenda politique international.

En mars 2020, quelques semaines après la présentation des grandes lignes de ‘Generation Green’, la stratégie supposée corriger les défaillances et consolider les acquis du PMV, la pandémie Covid-19 fait irruption sans crier gare, provoquant un choc d’une violence inouïe, qui interpelle d’ores et déjà la communauté internationale pour concevoir un système mondial innovant.

C’est justement dans le souci de contribuer à cet exercice que le présent article s’attarde sur les conséquences attendues pour le secteur agricole au Maroc. Pour ce faire, un aperçu de ses rôles et contraintes structurels sera esquissé, puis une présentation des adaptations possibles et des opportunités à saisir sera réalisée.

Agriculture: Rôles inestimables, rémunérations dérisoires

Avec l’émergence de la pandémie, lorsque la population a soudainement été assignée à un confinement généralisé, l’importance de l’agriculture s’est imposée à tous : les stocks alimentaires amassés d’urgence par les ménages ont pris une valeur inestimable, bien plus que les actions des sociétés cotées en bourse …

Cela a permis de faire prendre conscience des rôles souvent oubliés de l’agriculture, à commencer par l’approvisionnement régulier des marchés en produits alimentaires, l’entretien des territoires, la fourniture d’emplois à des millions de travailleurs, etc.

D’ailleurs, avec la cessation des services et les retours vers les villages d’origine, plusieurs employés ont été réduits à s’occuper à nouveau dans l’agriculture, pour recouvrer un revenu, même modeste. Avec la prolongation du confinement plus de 3 mois, la population a appris à considérer à sa juste valeur la contribution du dur labeur des agriculteurs dans ce qui est sa raison d’exister : sans lui, il n’y aurait tout simplement pas de nourriture ...

Ces idées rejoignent d’ailleurs la thèse du célèbre anthropologue américain David Graeber sur l’explosion récente des emplois inutiles, qui l’amène à énoncer que les métiers les plus importants à la vie (l’alimentation, la santé, l’enseignement, etc.) sont devenus dédaignés, car parmi les moins bien rémunérés. En effet, il faut s’en convaincre définitivement : si l’agriculture occupe encore plus de 40 % de la main-d’œuvre en âge de travailler, cela se traduit surtout par des emplois pénibles et précaires, très saisonniers, et des rémunérations dérisoires, le plus souvent inférieures à 100 DH/jour de travail.

Pire, en l’absence de couverture sociale généralisée digne de ce nom (prise en charge des maladies et cotisation à un régime de retraite), la majorité des actifs ne sont pas attirés par y demeurer perpétuellement, et cela explique aussi l’âge moyen avancé des exploitants agricoles, leurs descendants n’étant pas tentés de reprendre le flambeau … D’autant que le secteur a plusieurs autres contraintes majeures à affronter.

L’incompressible stress hydrique et les inconnues de la valorisation de l’eau

Dans un pays dont plus de 80% de la surface sont localisés dans les étages climatiques semi aride et aride (c’est-à-dire avec des niveaux annuels moyens de précipitations inférieurs à 400 mm), l’eau est indéniablement une contrainte incontournable à gérer.

Analyser les effets de la rareté de l’eau sur agriculture au Maroc, secteur qui représente plus de 80 % des usages, demande un discernement prononcé et un sens de la mesure des choses, car cette ressource n’est pas uniforme ; elle a des origines diverses qu’il importe d’intégrer dans le raisonnement.

En outre, les scénarios du dérèglement climatique (baisse des précipitations et hausse des températures moyennes) prédisent au cours des décennies à venir un stress hydrique accentué, induisant une vulnérabilité amplifiée des populations vivant de l’agriculture.

Cela sera encore plus ressenti dans les régions sans possibilités d’irrigation, qui continuent de représenter plus de 80 % de la surface agricole du Maroc. Car jusqu’ici, l’irrigation a été le principal moteur de réflexion à l’augmentation des productions agricoles, mais avec des logiques qui ont atteint leurs limites.

En effet, si les pouvoirs publics ont veillé dès la période du Protectorat à la promotion de l’irrigation, cela a atteint des sommets avec les subventions de 80 à 100 % des investissements consentis au creusage des puits et à l’équipement en goutte-à-goutte, avec le lancement du PMV, promouvant une intensification de l’agriculture.

La promotion de l'irrigation a induit une surexploitation des nappes, ce bien commun non renouvelable

Dans un contexte de pénurie d’eau de surface, cela a automatiquement induit une surexploitation des nappes, sans considération pour la pérennité de ce bien commun. Cette surenchère dans l’extension de l’irrigation privée a causé un changement prononcé dans les logiques de la mise en valeur agricole : les cultures entièrement pluviales (les céréales, les légumineuses, les fourrages, etc.) qui sont le pivot des performances du secteur et qui servent encore à leur évaluation annuelle, sont devenues considérées comme synonymes d’une agriculture du passé.

En revanche, les cultures irriguées, érigées en emblèmes d’une haute technicité et d’un investissement élevé, confèrent un prestige social certain à ceux qui les pratiquent, puisqu’elles contribuent à l’effort national d’exportation de biens et créent des emplois.

Ces évolutions sont néanmoins porteuses de dérives dangereuses, car elles ont induit, outre l’épuisement des nappes dans plusieurs régions, des épisodes de surproduction de certains fruits et légumes, concourant au résultat inverse de ce qui était recherché, à savoir l’augmentation de la valorisation de l’eau.

Par exemple, les méventes des agrumes au cours des 5 dernières années, dues à l’entrée en production des nouvelles plantations bénéficiant d’équipements d’irrigation subventionnés, conjuguées à une compétitivité limitée du produit national sur les marchés mondiaux, ont poussé de nombreux arboriculteurs à arracher les arbres.

De plus, les besoins de ces plantations sont tels que, mis au regard des possibilités effectives de mobilisation de l’eau, ils ont amené les pouvoirs publics dans les régions les moins arrosées du pays à informer les agriculteurs que les dotations à partir des barrages seront drastiquement diminuées, pour ne pas menacer l’approvisionnement des centres urbains …

Un scénario similaire est remarqué dans les zones oasiennes, où l’extension dans des confins désertiques des surfaces irriguées exclusivement à partir de la nappe a profité en grande partie à la culture de la pastèque ou à la plantation du palmier dattier dans de grands domaines. Mais cela a abouti au même résultat, c’est-à-dire une baisse palpable du niveau de la nappe et un approvisionnement en eau des centres urbains compromis.

Pire, la rentabilité de la pastèque n’est pas toujours au rendez-vous, car elle peut souffrir de la baisse de la demande locale ou d’une offre pléthorique que n’absorbe pas toujours le marché de l’export.

Cet ensemble de faits n’empêchent cependant pas ceux qui ont profité de l’accès aux nappes de continuer à faire pression pour la continuation de leurs activités, par exemple au travers de revendications répétées pour la subvention sur le pompage avec l’énergie solaire, ce qui va exacerber encore plus les prélèvements en eau ... Ceci ne pourra qu’amplifier l’exclusion (puisque de facto tous ceux n’ayant pas les moyens financiers de creuser plus profondément ont déjà quitté le secteur), dans une logique d’individualisation des profits (lorsque les marchés sont porteurs) et de mutualisation des pertes ; les agriculteurs refusant d’admettre leurs responsabilités dans l’épuisement des nappes.

L’extension de l’irrigation en est arrivée à être même érigée en une doxa pour tous les acteurs du secteur agricole, y compris les ingénieurs et les chercheurs, amenant les réflexions stratégiques à être entièrement focalisées sur l’augmentation des productions par davantage d’eau mobilisée.

Très peu de voix dissonantes se font entendre quant aux risques de cette pensée unique, basée sur la théorie des avantages comparatifs, où le Maroc devrait être assigné à exporter toujours plus de fruits et de légumes produits en grande partie à partir d’eau souterraine non renouvelable et en mobilisant une main-d’œuvre bon marché, tout en important l’essentiel de ses besoins en denrées vivrières de première nécessité (céréales, légumineuses alimentaires, oléagineux, sucre, fruits secs, fromages, dattes, etc.).

Pire, cette pensée unique passe sous silence les effets qu’elle entraîne, telle que la désertification de zones entières et prône un modèle agricole dont les limites ont été crûment dévoilées par la pandémie induite par le virus Covid-19.

La promotion d’une autre agriculture : diversifiée, basée sur l’eau pluviale et les circuits courts

La brusque émergence de la pandémie et ses multiples coûts (sanitaire, économique, financier, etc.) ont imposé la réflexion à un monde plus équilibré, donnant la primauté à l’humain sur l’économie, avec la monté en puissance des considérations liées à l’éducation, à la durabilité des choix de consommation, pour ne pas dire la frugalité, et à la solidarité.

Ces idéaux doivent maintenant être mis en œuvre pour concevoir un monde différent, plus harmonieux, permettant aux générations futures d’évoluer dans une planète encore vivable, malgré les défis de la pression démographique sur de rares ressources et ceux du dérèglement climatique. Cette pandémie constitue ainsi assurément une opportunité à saisir pour l’agriculture marocaine.

Il devient évident qu’il faut la mettre à profit pour dresser un bilan objectif des choix passés, notamment ceux du ‘Plan Maroc Vert’ et aussi pour concevoir un autre type d’agriculture. Il est grand temps de changer de fusil d’épaule et de reconnaître que les pratiques d’exploitation minière de l’eau souterraine ne peuvent plus être le mot d’ordre.

L’amélioration de la valorisation de l’eau doit impérativement tenir compte de l’origine de cette ressource. De ce fait, les politiques publiques doivent être réévaluées, en ayant recours aux connaissances scientifiques avérées, pour accorder la priorité à l’eau pluviale là où elle est disponible à des niveaux permettant une activité agricole rentable, avec un repositionnement en force des cultures dont le cycle correspond aux saisons arrosées : les céréales, les légumineuses alimentaires, et l’élevage adossé aux fourrages et aux ressources pastorales.

Cela doit aussi passer par une révision des aides accordées, en refocalisant les moyens matériels disponibles et surtout la réflexion, vers l’agriculture pluviale, tout en régulant partout très sérieusement les usages d’eau souterraine. Car il est totalement insensé de comparer la valorisation économique de l’eau (DH/m3) par les cultures pluviales, notamment les céréales, par rapport aux cultures totalement irriguées, les premières fournissant en plus des coproduits (pailles et chaumes) vitaux pour l’alimentation du bétail.

Le bétail constitue d’ailleurs un élément clé de la résilience des exploitations en cas de crise climatique ou de perturbations des marchés, notamment pour la très grande majorité de fermes de taille réduite (moins de 5 ha) mobilisant du travail pour des membres de la famille, en raison de la diversification des sources de revenus assurée par l’élevage.

Tout comme il est encore moins raisonnable de penser que l’amélioration des productions des céréales et des autres cultures pluviales est tributaire de l’extension de leur sole dans le domaine irrigué, l’augmentation de leur rendement et la récupération des manques à gagner dans les zones ‘bour’ devant être le véritable cheval de bataille dans le futur, surtout lors des années avec une pluviométrie suffisante et régulièrement répartie.

Cela sous-entend donc un rééquilibrage des programmes d’appui, de recherche et de formation, pour promouvoir les synergies entre les cultures pluviales et l’élevage, afin d’asseoir les bases d’une agriculture diversifiée, avec peu d’usages d’intrants externes (énergie fossile, engrais, pesticides, etc.) et le recyclage intégral des déchets (fumier, résidus des cultures, etc.) et coproduits, ainsi que la commercialisation des produits dans des circuits courts, c’est-à-dire les marchés de proximité.

En somme, une philosophie totalement différente de ce qui a été promu par le PMV, à l’image de ces très grandes exploitations spécialisées (dénommées le pilier 1) où règne la monoculture, notamment d’arboriculture et d’élevage laitier adossé à l’ensilage de maïs avec des usages intensifs d’eau souterraine.

Les grandes fermes arboricoles qui ont bénéficié d’importantes subventions pour la plantation et l’équipement en moyens d’irrigation (creusage des puits et de bassins de stockage d’eau, installation des tuyaux de goutte-à-goutte, etc.) se sont depuis avérées très vulnérables au moindre aléa sanitaire (l’émergence d’une maladie), climatique (une sécheresse, une inondation ou un épisode de grêle), ou économique (l’effondrement des prix suite à une surproduction).

Enfin, au vu de tous ces développements, et dans une conjoncture de volatilité accrue des prix, il est aussi crucial de remettre à l’agenda politique la notion clé de la souveraineté alimentaire, mise au ban par les idées du libre échange et qui a amené le pays à dépendre en grande partie des importations pour ses approvisionnements en denrées vivrières : un chiffre pour illustrer cela, près de 200 kg de grains de céréales par habitant et par an ...

Reconnaître la spécificité de l’alimentation et de l’agriculture, c’est se doter des moyens d’encourager la production locale pour ne pas rendre le citoyen marocain à la merci des soubresauts des marchés, tout en limitant les consommations d’énergie fossile pour transporter des millions de tonnes de matières alimentaires de et vers le pays, lesquels contribuent pleinement à l’effet de serre.

Conclusion

S’il est un enseignement important à retenir de l’émergence de la pandémie due au virus Covid-9 au Maroc, c’est bien la prise en compte à sa juste valeur des rôles de l’agriculture.

Le citoyen lambda aura ainsi appris à apprécier l’importance des activités agricoles et à rendre hommage au dur labeur de ceux qui s’y emploient. Le maintien de la production agricole pendant la pandémie, malgré les inconnues sanitaires et économiques, aura ainsi permis de garantir la stabilité de l’approvisionnement des marchés en produits alimentaires.

Toutefois, le citoyen a aussi découvert à cette occasion l’ampleur des importations en denrées vivrières qui lui auront rappelé la dépendance accrue vis-à-vis des marchés internationaux. Ces importations qui se montent à une valeur de près de 1.300 DH par personne et par an doivent être considérées comme étant de l’eau virtuelle (c’est-à-dire correspondant aux quantités d’eau nécessaire à la production de ces biens dans leur pays d’origine), permettant au passage de solutionner, même partiellement, les conséquences du stress hydrique.

Elles ont permis à de nombreuses familles de surmonter les affres de la perte de l’essentiel de leurs revenus, car elles étaient à des prix relativement abordables. Mais qu’en aurait-il été si les prix sur les marchés internationaux avaient augmenté ? La pandémie s’étant déclenchée au cours d’une année agricole très sèche, ses impacts sur l’économie nationale seront encore plus dévastateurs et ressentis sur le long terme.

Mais, cela ne doit pas être un prétexte pour revenir aux réflexes d’antan de l’extension de l’irrigation et de la mobilisation extrême des ressources hydriques, y compris non conventionnelles (épuration des eaux usées et même dessalement de l’eau de mer). Au contraire, il est plus que temps d’ouvrir un débat national serein et responsable sur les usages d’eau en agriculture, quitte à réviser les ambitions du secteur, et en acceptant que les vérités scientifiques dans le domaine doivent aider à la prise de décision politique, à l’instar de ce qui a été mis en œuvre pour lutter contre la pandémie et limiter sa progression. Cela est d’autant plus pressant vu les nombreuses voix qui s’élèvent pour alerter sur le tarissement des ressources hydriques et mettent en garde sur les menaces qui pèsent quant à l’approvisionnement de centres urbains importants en eau potable.

Au final, c’est vers un changement de paradigme total qu’il faut s’orienter, en améliorant les compétences de ceux qui s’activent dans le secteur afin qu’ils concrétisent cette mise en valeur prioritaire de l’eau pluviale, notamment par la formation à la maîtrise des bonnes pratiques : choix des semences, fertilisation, protection phytosanitaire, alimentation raisonnée des animaux, gestion des effluents, etc.

Autant de raisons qui militent pour la remise à l’agenda national de l’encadrement, de l’enseignement et de la formation agronomique à tous les niveaux (de l’agriculteur de base, à l’ouvrier, au technicien et à l’ingénieur), en vue de pouvoir concrétiser pleinement les ambitions de la stratégie ‘Green Generation’ et concevoir un secteur qui rémunère équitablement le dur labeur de tous ceux qui y opèrent tout en s’assurant de la durabilité des ressources (eau, foncier, capitaux, etc.) utilisées.

Au final, la crise actuelle doit aussi être exploitée pour informer l’opinion publique nationale qu’au vu de la rareté de ces mêmes ressources et des différents aléas impactant la production agricole (climat, volatilité des prix, incidence de maladies émergentes, etc.), il est illusoire de continuer à considérer l’agriculture comme locomotive de l’économie, l’investissement dans des systèmes éducatifs performants et accessibles à tous devant être au sommet des des priorités pour un nouveau modèle de développement.

Tags : Agriculture
Par Rédaction Medias24
Le 18 juin 2020 à 17h38

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