Arrêt de l'irrigation à El Guerdane: La saison des agrumes fortement menacée

A El Guerdane, la situation est très critique pour les agriculteurs, plongés dans le flou après l’arrêt de l’alimentation des fermes en eau d’irrigation. Déjà surendettés, ils redoutent une nouvelle saison agrumicole difficile. 

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Arrêt de l'irrigation à El Guerdane: La saison des agrumes fortement menacée

Le 16 octobre 2020 à 16:50

Modifié le 16 octobre 2020 à 18:20

Plusieurs régions marocaines sont actuellement en situation de stress hydrique, et en particulier, celle de Souss-Massa. Pour assurer l’approvisionnement en eau potable, des mesures drastiques ont été annoncées début octobre, telles que les coupures quotidiennes d’eau dans le Grand Agadir.

D’autres décisions ont suivi au niveau du projet d'El Guerdane, dédié à la production d'agrumes, menaçant environ 400 agriculteurs, déjà surendettés après deux campagnes agrumicoles successives très difficiles.

Le projet d'El Guerdane privé d’eau d’irrigation

Suite à la baisse des précipitations au cours des dernières années, le taux de remplissage du barrage d’Aoulouz a atteint un niveau très bas. Selon les chiffres quotidiens du département ministériel chargé de l'Eau, sur une capacité de 89 Mm3, les réserves totales de ce barrage s’élèvent seulement à 20,6 Mm3, soit un taux de remplissage de 23,2% au 16 octobre 2020, contre 74,5 Mm3 une année auparavant et un taux de 83,7%.

Cette situation a poussé les autorités concernées à réduire, entre juin et septembre, la durée d’alimentation des fermes branchées sur le réseau du périmètre d’El Guerdane, avant de l’arrêter à partir du 7 octobre dernier. L'annonce a été faite au Parlement, lundi 10 octobre, par le ministre de l'Agriculture Aziz Akhannouch.

Une décision qui plonge les agriculteurs dans le flou, d’autant plus que cette nouvelle saison agrumicole s’annonçait meilleure que la précédente, selon différents acteurs contactés par Medias 24.

12 à 15% de la production nationale d'agrumes menacés

Sur une superficie agrumicole nationale d’environ 130.000 ha, la région de Souss-Massa en détient plus de 40.000 ha, soit 31%.

Répartition de la superficie agrumicole par région, source: Maroc Citrus

"Le projet d’El Guerdane, lui, s’étend sur une superficie de 10.000 ha. Il représente ainsi 12 à 15% de la production nationale, et environ 40% de la production régionale", nous confie Youssef Jebha, président de l’Association des usagers des eaux agricoles "Al Mostaqbal", joint au téléphone ce vendredi. 

"Avec une moyenne de 25 tonnes par ha, El Guerdane assure 250.000 à 300.000 tonnes d’agrumes par an", sur une moyenne nationale annuelle de 2,4 millions de tonnes.

Lancé par le Roi Mohammed VI en octobre 2009, ce projet a pour objectif principal de résoudre les problématiques suivantes:

  • Rabaissement du niveau de la nappe souterraine ;
  • Augmentation du coût de pompage ;
  • Approfondissement continu des forages ;
  • Dessèchement de la nappe au niveau de certaines zones du bassin d’El Guerdane.

Depuis son lancement, il est alimenté par les eaux du barrage Aoulouz, à hauteur de 45 Mm3 par an, le but étant de couvrir la déficience des ressources hydriques pour l’irrigation de ce périmètre.

De lourds impacts économiques et sociaux

Les agriculteurs ont donc été surpris par cette décision. D'après Abdellah Jrid, président de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam), "le barrage d'Aoulouz dispose encore d'une réserve totale de plus de 20 Mm3. On pouvait donc l'utiliser encore, et pour approvisionner le Grand Agadir en eau potable et pour conserver le secteur agricole, d'autant plus que la nappe est quasiment vide". 

"Nous préparons nos agrumes depuis environ neuf mois. Il est inconcevable d'arrêter l'irrigation en cette période, sans penser aux conséquences".  

Pour sa part, M. Jebha nous confie que l’impact de cette suspension sera très lourd, tant sur le plan économique que social, et non seulement sur la région mais sur le tout le Maroc.

D'après notre interlocuteur, "environ 60% des agriculteurs d'El Guerdane, qui s’approvisionnaient exclusivement du barrage, se retrouvent à présent sans eau. Le reste dispose d’une petite alimentation à partir de la nappe, qui leur permettra de maintenir l’arbre, et non la production".

"La production d'agrumes sera donc impactée cette année, ainsi que la plante et les investissements...", déplore-t-il

"Les agriculteurs sortent de deux saisons agrumicoles très difficiles, dont une marquée par une surproduction. Ils sont donc surendettés".

Selon lui, la saison 2020-2021 s’annonçait bonne, jusqu’à la mise en œuvre de cette décision. La pluie n’est pas non plus au rendez-vous, ce qui empire les choses. "La production précoce de clémentines durant les mois d’octobre, novembre et décembre, sera très faible, sans parler des autres produits prévus en avril, mai et juin, tels que les oranges, la Washington navel et les sanguines". 

Dans ces conditions, "nous ne pourrons, malheureusement, même pas atteindre les 20 à 30% de production qu’on voulait effectuer durant les deux prochains mois".

Du côté social, environ 100.000 habitants seront impactés indirectement par cette décision, par un possible arrêt d'alimentation en eau potable. 

Pour résumer, les retombées économiques et sociales directes et indirectes de cette suspension se présentent comme suit:

  • 11.000 postes de travail permanents au niveau des fermes, menacés ;
  • 400 postes de travail permanents au niveau des stations de conditionnement, menacés ;
  • Baisse des recettes de l’Etat en termes d’impôts, de taxes, de l’IR et des cotisations CNSS suite à la perte d’emplois ;
  • Baisse de l’alimentation des marchés locaux en termes d’agrumes ;
  • Baisse, voire l’arrêt de l’approvisionnement d’une grande partie de la population du périmètre en eau potable (environ 100.000 habitants);
  • Dépérissement du patrimoine végétal: les agrumes sont une culture pérenne et l’arrêt de l’irrigation pendant cette phase critique de croissance des arbres peut engendrer des pertes énormes qui peuvent atteindre 100% de l’investissement ;
  • Dévalorisation d’un grand effort déployé par les agriculteurs en termes de recherches et d’investissement en nouvelles technologies pour économiser l’eau d’irrigation, ceci en passant de 16.000 m3/ha à 4.000 m3/ha actuellement ;
  • Impact sur l’activité bancaire, résultat direct de la baisse du recours aux crédits ;
  • Impact sur l’activité des partenaires liés à la filière des agrumes au niveau du périmètre: fournisseurs des intrants agricoles, fournisseurs d’emballage, transport maritime et activité des transitaires.

Les exportations également menacées

La situation actuelle à El Guerdane coïncide avec le démarrage des exportations des agrumes à l’étranger. Celles-ci oscillent autour d’une moyenne de 700.000 T par an, et représente une source importante de devises, avec un équivalent de près de 3 milliards de DH par an.  

Environ 30% de la production nationale s’exporte principalement aux marchés de la Russie et de l’Union européenne, qui absorbent 80% des quantités exportées. Le reste des marchés est représenté en grande partie par les pays de l’Amérique du Nord (Canada et USA).

Evolution des exportations d’agrumes au cours des 5 dernières campagnes par marché
Source: Maroc Citrus

Les exportations au titre de la saison 2019-2020 n’ont pas atteint les 500.000 T. Pour cette année, les professionnels prévoyaient une amélioration d'environ 30%, d'après M. Jrid, "un objectif difficile à atteindre, dans les conditions actuelles". 

M. Jebha nous confie pour sa part "qu'entre 550.000 à 600.000 T d'agrumes devraient être exportées au titre de cette saison, ce qui représente une amélioration par rapport à la saison précédente, mais on est loin du niveau moyen enregistré lors d'une année normale (700.000 T)". Il précise également que "les premiers envois ont déjà eu lieu le 4 et le 12 octobre, respectivement en Russie et au Canada". 

Par ailleurs, "le calibre des clémentines est entre moyen et petit", ce qui va décourager les importateurs étrangers.

 Une solution et vite

Tous nos interlocuteurs s'accordent à qualifier cette mesure d'injuste. M. Jrid l'explique par "une crainte de la pénurie d'eau potable dans le Grand Agadir. Les responsables ont peur que le ciel ne soit pas clément cette année, et que le taux de remplissage du barrage Moulay Abdellah, qui alimente la ville, reste faible. Mais il est inconcevable d'arrêter de servir un secteur aussi important, juste par crainte".

Dans un courrier (fac-similé ci-dessous) adressé au Chef du gouvernement et aux ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Equipement, la Chambre d’Agriculture de la région Souss-Massa appelle à des solutions dans les plus brefs délais.

M. Jebha, pour sa part, souligne que "le débat sur l'eau doit rester ouvert pour les années à venir. On doit trouver des solutions pérennes comme la mise en place de stations de dessalement, et l’accélération de la construction des barrages, sans se soucier des budgets. La disponibilité de l’eau est une priorité".

Pour surmonter cette période, il propose ainsi le creusement de 4 nouveaux forages en partenariat avec le conseil de la région de Souss-Massa pour l’alimentation de la ville d’Agadir, et la réorientation des 3 Mm3 prévus pour l’approvisionnement de ladite ville en eau potable vers l’irrigation du périmètre El Guerdane.

Courrier adressé par la Chambre de l'Agriculture Souss-Massa au Chef du gouvernement

Lire aussi:

Agrumes. Les producteurs s'attendent à une campagne en deçà de leurs espérances

Souss-Massa: le stress hydrique en débat à la Chambre d'agriculture

Arrêt de l'irrigation à El Guerdane: La saison des agrumes fortement menacée

Le 16 octobre 2020 à17:40

Modifié le 16 octobre 2020 à 18:20

A El Guerdane, la situation est très critique pour les agriculteurs, plongés dans le flou après l’arrêt de l’alimentation des fermes en eau d’irrigation. Déjà surendettés, ils redoutent une nouvelle saison agrumicole difficile. 

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Plusieurs régions marocaines sont actuellement en situation de stress hydrique, et en particulier, celle de Souss-Massa. Pour assurer l’approvisionnement en eau potable, des mesures drastiques ont été annoncées début octobre, telles que les coupures quotidiennes d’eau dans le Grand Agadir.

D’autres décisions ont suivi au niveau du projet d'El Guerdane, dédié à la production d'agrumes, menaçant environ 400 agriculteurs, déjà surendettés après deux campagnes agrumicoles successives très difficiles.

Le projet d'El Guerdane privé d’eau d’irrigation

Suite à la baisse des précipitations au cours des dernières années, le taux de remplissage du barrage d’Aoulouz a atteint un niveau très bas. Selon les chiffres quotidiens du département ministériel chargé de l'Eau, sur une capacité de 89 Mm3, les réserves totales de ce barrage s’élèvent seulement à 20,6 Mm3, soit un taux de remplissage de 23,2% au 16 octobre 2020, contre 74,5 Mm3 une année auparavant et un taux de 83,7%.

Cette situation a poussé les autorités concernées à réduire, entre juin et septembre, la durée d’alimentation des fermes branchées sur le réseau du périmètre d’El Guerdane, avant de l’arrêter à partir du 7 octobre dernier. L'annonce a été faite au Parlement, lundi 10 octobre, par le ministre de l'Agriculture Aziz Akhannouch.

Une décision qui plonge les agriculteurs dans le flou, d’autant plus que cette nouvelle saison agrumicole s’annonçait meilleure que la précédente, selon différents acteurs contactés par Medias 24.

12 à 15% de la production nationale d'agrumes menacés

Sur une superficie agrumicole nationale d’environ 130.000 ha, la région de Souss-Massa en détient plus de 40.000 ha, soit 31%.

Répartition de la superficie agrumicole par région, source: Maroc Citrus

"Le projet d’El Guerdane, lui, s’étend sur une superficie de 10.000 ha. Il représente ainsi 12 à 15% de la production nationale, et environ 40% de la production régionale", nous confie Youssef Jebha, président de l’Association des usagers des eaux agricoles "Al Mostaqbal", joint au téléphone ce vendredi. 

"Avec une moyenne de 25 tonnes par ha, El Guerdane assure 250.000 à 300.000 tonnes d’agrumes par an", sur une moyenne nationale annuelle de 2,4 millions de tonnes.

Lancé par le Roi Mohammed VI en octobre 2009, ce projet a pour objectif principal de résoudre les problématiques suivantes:

  • Rabaissement du niveau de la nappe souterraine ;
  • Augmentation du coût de pompage ;
  • Approfondissement continu des forages ;
  • Dessèchement de la nappe au niveau de certaines zones du bassin d’El Guerdane.

Depuis son lancement, il est alimenté par les eaux du barrage Aoulouz, à hauteur de 45 Mm3 par an, le but étant de couvrir la déficience des ressources hydriques pour l’irrigation de ce périmètre.

De lourds impacts économiques et sociaux

Les agriculteurs ont donc été surpris par cette décision. D'après Abdellah Jrid, président de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam), "le barrage d'Aoulouz dispose encore d'une réserve totale de plus de 20 Mm3. On pouvait donc l'utiliser encore, et pour approvisionner le Grand Agadir en eau potable et pour conserver le secteur agricole, d'autant plus que la nappe est quasiment vide". 

"Nous préparons nos agrumes depuis environ neuf mois. Il est inconcevable d'arrêter l'irrigation en cette période, sans penser aux conséquences".  

Pour sa part, M. Jebha nous confie que l’impact de cette suspension sera très lourd, tant sur le plan économique que social, et non seulement sur la région mais sur le tout le Maroc.

D'après notre interlocuteur, "environ 60% des agriculteurs d'El Guerdane, qui s’approvisionnaient exclusivement du barrage, se retrouvent à présent sans eau. Le reste dispose d’une petite alimentation à partir de la nappe, qui leur permettra de maintenir l’arbre, et non la production".

"La production d'agrumes sera donc impactée cette année, ainsi que la plante et les investissements...", déplore-t-il

"Les agriculteurs sortent de deux saisons agrumicoles très difficiles, dont une marquée par une surproduction. Ils sont donc surendettés".

Selon lui, la saison 2020-2021 s’annonçait bonne, jusqu’à la mise en œuvre de cette décision. La pluie n’est pas non plus au rendez-vous, ce qui empire les choses. "La production précoce de clémentines durant les mois d’octobre, novembre et décembre, sera très faible, sans parler des autres produits prévus en avril, mai et juin, tels que les oranges, la Washington navel et les sanguines". 

Dans ces conditions, "nous ne pourrons, malheureusement, même pas atteindre les 20 à 30% de production qu’on voulait effectuer durant les deux prochains mois".

Du côté social, environ 100.000 habitants seront impactés indirectement par cette décision, par un possible arrêt d'alimentation en eau potable. 

Pour résumer, les retombées économiques et sociales directes et indirectes de cette suspension se présentent comme suit:

  • 11.000 postes de travail permanents au niveau des fermes, menacés ;
  • 400 postes de travail permanents au niveau des stations de conditionnement, menacés ;
  • Baisse des recettes de l’Etat en termes d’impôts, de taxes, de l’IR et des cotisations CNSS suite à la perte d’emplois ;
  • Baisse de l’alimentation des marchés locaux en termes d’agrumes ;
  • Baisse, voire l’arrêt de l’approvisionnement d’une grande partie de la population du périmètre en eau potable (environ 100.000 habitants);
  • Dépérissement du patrimoine végétal: les agrumes sont une culture pérenne et l’arrêt de l’irrigation pendant cette phase critique de croissance des arbres peut engendrer des pertes énormes qui peuvent atteindre 100% de l’investissement ;
  • Dévalorisation d’un grand effort déployé par les agriculteurs en termes de recherches et d’investissement en nouvelles technologies pour économiser l’eau d’irrigation, ceci en passant de 16.000 m3/ha à 4.000 m3/ha actuellement ;
  • Impact sur l’activité bancaire, résultat direct de la baisse du recours aux crédits ;
  • Impact sur l’activité des partenaires liés à la filière des agrumes au niveau du périmètre: fournisseurs des intrants agricoles, fournisseurs d’emballage, transport maritime et activité des transitaires.

Les exportations également menacées

La situation actuelle à El Guerdane coïncide avec le démarrage des exportations des agrumes à l’étranger. Celles-ci oscillent autour d’une moyenne de 700.000 T par an, et représente une source importante de devises, avec un équivalent de près de 3 milliards de DH par an.  

Environ 30% de la production nationale s’exporte principalement aux marchés de la Russie et de l’Union européenne, qui absorbent 80% des quantités exportées. Le reste des marchés est représenté en grande partie par les pays de l’Amérique du Nord (Canada et USA).

Evolution des exportations d’agrumes au cours des 5 dernières campagnes par marché
Source: Maroc Citrus

Les exportations au titre de la saison 2019-2020 n’ont pas atteint les 500.000 T. Pour cette année, les professionnels prévoyaient une amélioration d'environ 30%, d'après M. Jrid, "un objectif difficile à atteindre, dans les conditions actuelles". 

M. Jebha nous confie pour sa part "qu'entre 550.000 à 600.000 T d'agrumes devraient être exportées au titre de cette saison, ce qui représente une amélioration par rapport à la saison précédente, mais on est loin du niveau moyen enregistré lors d'une année normale (700.000 T)". Il précise également que "les premiers envois ont déjà eu lieu le 4 et le 12 octobre, respectivement en Russie et au Canada". 

Par ailleurs, "le calibre des clémentines est entre moyen et petit", ce qui va décourager les importateurs étrangers.

 Une solution et vite

Tous nos interlocuteurs s'accordent à qualifier cette mesure d'injuste. M. Jrid l'explique par "une crainte de la pénurie d'eau potable dans le Grand Agadir. Les responsables ont peur que le ciel ne soit pas clément cette année, et que le taux de remplissage du barrage Moulay Abdellah, qui alimente la ville, reste faible. Mais il est inconcevable d'arrêter de servir un secteur aussi important, juste par crainte".

Dans un courrier (fac-similé ci-dessous) adressé au Chef du gouvernement et aux ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Equipement, la Chambre d’Agriculture de la région Souss-Massa appelle à des solutions dans les plus brefs délais.

M. Jebha, pour sa part, souligne que "le débat sur l'eau doit rester ouvert pour les années à venir. On doit trouver des solutions pérennes comme la mise en place de stations de dessalement, et l’accélération de la construction des barrages, sans se soucier des budgets. La disponibilité de l’eau est une priorité".

Pour surmonter cette période, il propose ainsi le creusement de 4 nouveaux forages en partenariat avec le conseil de la région de Souss-Massa pour l’alimentation de la ville d’Agadir, et la réorientation des 3 Mm3 prévus pour l’approvisionnement de ladite ville en eau potable vers l’irrigation du périmètre El Guerdane.

Courrier adressé par la Chambre de l'Agriculture Souss-Massa au Chef du gouvernement

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