Coupe du monde 2026. Ce que disent les chiffres sur les retombées économiques
Le rapport de la FIFA et de l’Organisation mondiale du commerce sur la Coupe du monde 2026 donne une estimation des retombées économiques de la compétition, aussi bien dans les pays organisateurs qu’à l’échelle mondiale. Des projections qui se recoupent sur plusieurs aspects avec celles annoncées en vue du Mondial 2030.
En prévision de la Coupe du monde 2026, un rapport dévoilé par la FIFA et l’Organisation mondiale du commerce détaille les principaux mécanismes économiques liés à l’organisation de l’événement planétaire.
L’étude s’appuie sur des données chiffrées pour mesurer les effets des dépenses des supporters, des investissements des organisateurs et de l’activité générée autour de la compétition.
Elle permet ainsi de quantifier l’impact économique global du tournoi et d’en comprendre les principaux moteurs, tout en offrant un point de repère au sujet des estimations avancées en vue de la Coupe du monde 2030, notamment au Maroc.
Selon ledit rapport, la Coupe du monde 2026 devrait générer une activité économique importante, dont voici les principaux chiffres :
- 40,9 milliards de dollars de richesse créée ;
- 80,1 milliards de dollars d’activité économique totale ;
- 824.000 emplois équivalents temps plein ;
- 6,5 millions de spectateurs attendus dans les stades.
Le rapport évoque également 8,28 milliards de dollars de retombées sociales, liées notamment aux activités sportives, au tourisme et aux loisirs.
L’impact économique de la Coupe du monde 2026 repose d’abord sur des dépenses estimées à 13,9 milliards de dollars. Ces dépenses proviennent principalement de quatre sources :
- Les touristes et supporters : 7,5 milliards de dollars ;
- La FIFA : 3,8 milliards de dollars ;
- Les villes hôtes : 1,8 milliard de dollars ;
- D’autres investissements : 0,9 milliard de dollars.
Les dépenses touristiques reposent sur plusieurs hypothèses, comme un séjour moyen d’environ 12 jours et une dépense quotidienne estimée à 416 dollars par visiteur.
La Coupe du monde ne génère pas uniquement de l’activité dans les pays hôtes. Une partie des dépenses et des effets économiques concerne aussi d’autres économies à travers le monde.
C’est pour cette raison que le rapport de la FIFA mesure l’impact global de la compétition, en intégrant à la fois les pays organisateurs et le reste du monde. Aux États-Unis, principale économie hôte, les estimations indiquent :
- 17,2 milliards de dollars de PIB ;
- 30,5 milliards de dollars d’activité économique ;
- 185.000 emplois.
Mais une partie importante des retombées est donc générée en dehors des pays organisateurs :
- 23,7 milliards de dollars de PIB ;
- près de 639.000 emplois.
Cette approche s’explique par le fait que l’économie liée à la Coupe du monde dépasse les frontières. Une partie des dépenses profite à des entreprises, des fournisseurs ou des services situés dans d’autres pays.
Le rapport montre que plusieurs secteurs concentrent l’essentiel des retombées économiques. Il s’agit principalement de :
- l’hôtellerie et la restauration ;
- le transport, notamment aérien ;
- le commerce ;
- l’immobilier.
Ces activités sont directement liées à l’accueil des visiteurs et à l’organisation de la compétition.
2,2 milliards d’euros de dépenses touristiques annoncées pour le Maroc
Concernant la Coupe du monde 2030, organisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, les premières projections ont été présentées par Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget. Plusieurs indicateurs ont été avancés :
- 1,2 million de visiteurs internationaux attendus ;
- 2,2 milliards d’euros de dépenses touristiques ;
- 2,8 milliards d’euros d’impact économique global ;
- environ 2,3% du PIB national.
Les projections incluent également un impact sur l’emploi :
- 335.000 emplois créés au total ;
- 225.000 emplois directs ;
- 110.000 emplois indirects ;
- 50.000 emplois destinés aux jeunes de moins de 24 ans.
Ces effets sont liés à une phase d’investissements prévue entre 2025 et 2030, avec un effet multiplicateur. Un dirham investi pourrait générer environ deux dirhams de richesse.
L’organisation de la Coupe du monde 2030 implique des investissements dans plusieurs domaines, notamment les infrastructures sportives, les transports et l’hébergement. Parmi les principaux projets évoqués :
- Construction et rénovation de stades ;
- Développement des réseaux de transport (trains, routes, aéroports) ;
- Création d’environ 15.000 chambres d’hôtel.
Le tourisme, qui représente déjà plus de 7% du PIB marocain, figure parmi les secteurs directement concernés par ces investissements et par l’afflux attendu de visiteurs pendant la compétition.
à lire aussi

Article : Aya Gold & Silver annonce de nouveaux résultats à haute teneur à Zgounder
La société canadienne fait état d’intersections allant jusqu’à 1.867 g/t d’argent sur 6 mètres dans la zone de la fosse à ciel ouvert, alors que 30,8% de son programme d’exploration 2026 a déjà été réalisé.

Article : Critical Mineral Resources annonce de nouveaux résultats de forage sur son projet de cuivre d’Agadir Melloul
La société britannique dit avoir identifié des minéralisations proches de la surface, dont une intersection de 9,7 mètres à 0,74% Cu et 4,46 g/t Ag, et vise une première estimation JORC en septembre 2026.

Article : Casablanca accueille la 10e édition de Smart City dédiée à la ville augmentée
Casablanca accueillera les 10 et 11 juin la 10e édition de Smart City, un événement majeur de l’innovation urbaine en Afrique célébrant dix ans d’engagement pour une ville intelligente, durable et inclusive, sous le thème de la "Smart City Augmentée".

Article : Stade de Nador : Al Omrane lance le marché des terrassements
Les terrassements généraux du futur stade de Nador sont estimés à 41,438 millions de DH. Le projet, d’une capacité de 20.000 places, représente un investissement global de 358 MDH.

Article : Chatbot Médias24. Le CSEFRS appelle à un encadrement “urgent” de l’IA à l’école
Face à l’ampleur des transformations induites par l’intelligence artificielle dans le domaine éducatif, le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique alerte sur la nécessité d’un encadrement "rapide et structuré" de l’usage de l’IA dans le système éducatif marocain. Une recommandation à analyser et à explorer directement via le Chatbot Médias24.

Article : 21 narratifs, 5 pièges : l'architecture de la guerre narrative autour de l'OTAN (3/4)
Cet article est le troisième volet d'une série de quatre consacrée à une surveillance de 62 jours du débat anglophone sur Twitter/X autour de l'OTAN et de la crise iranienne, menée par Anass El Basraoui, data scientist dans une entreprise spécialisée dans l'analyse de données de réseaux sociaux à grande échelle. 3 510 posts, 1 956 comptes uniques et 178 millions de vues ont été passés au crible. Analyse.