“Rabat ne sera pas une ville-musée”. La transformation de l'offre culturelle de la capitale expliquée par Mehdi Bensaïd
ENTRETIEN. Dans un contexte de transformation accélérée des infrastructures de la capitale, le ministre de la Culture évoque pour Médias24 les leviers qui doivent faire de Rabat un pôle culturel majeur à l’international. Entre modernisation, développement de la formation et démocratisation de l’accès à la culture, Mehdi Bensaid défend une vision globale à long terme.
Alors que Rabat multiplie les investissements dans de grands projets structurants, la question de son positionnement se pose avec acuité. Sans éluder certaines critiques récurrentes, Mehdi Bensaid nous expose les fondements d’une stratégie de développement culturel qui vise à faire de la capitale un hub artistique régional et international de premier plan.Une vision royale structurante pour Rabat
Médias24 : Sachant que Rabat s'affirme aujourd'hui comme une capitale culturelle, qu’est-il prévu pour en faire un hub culturel régional, voire continental ?
Mehdi Bensaid : Avant de répondre, il faut d’abord se féliciter de la vision royale de Sa Majesté, qui fait qu’aujourd’hui Rabat est reconnue comme une capitale mondiale de la culture, au regard des investissements structurants engagés ces dernières années pour restaurer la médina, les monuments et la ville moderne avec de nouvelles infrastructures.
On peut citer comme exemples le Grand Théâtre royal, les futurs musées d’archéologie et du continent africain, ainsi que le musée d’art contemporain et celui de la photographie, sans compter les différents théâtres de proximité, les centres culturels en cours d’ouverture et les bibliothèques.
Avec toutes ces infrastructures dotées des dernières technologies, capables d’accueillir des spectacles de renommée internationale, et la richesse de son patrimoine historique, Rabat est indéniablement devenue une capitale culturelle, d’abord pour les Marocains puis pour les visiteurs étrangers, dans une dynamique de rayonnement croissant.
Aujourd’hui, nous sommes réellement en train de nous inscrire dans un projet de long terme, fondé sur une vision stratégique claire et cohérente.
Sachant que son potentiel culturel est énorme, la force de la vision royale réside dans le fait que le chantier lancé depuis plusieurs décennies permettra à Rabat de devenir une capitale culturelle sur le long terme, en consolidant progressivement son attractivité à l’échelle continentale et internationale.
Sans oublier le festival international Mawazine, devenu un rendez-vous annuel incontournable, ainsi que les nouveaux stades de football qui pourront, à terme, accueillir des spectacles internationaux.
– La récente inauguration de la tour Mohammed VI s’inscrit-elle aussi dans cette dynamique ?
- Absolument, car le tourisme culturel va bénéficier d’une infrastructure hôtelière de grand luxe qui va changer le regard du monde extérieur sur la transformation actuelle, extraordinaire, de notre capitale, en accompagnant la montée en gamme de l’offre touristique de Rabat.
Pour moi, cette vision stratégique royale commence à donner ses fruits, car son impact économique et social est énorme en termes de création d’emplois et d’opportunités pour nos acteurs culturels, ainsi que pour l’ensemble des filières liées à l’économie créative.
Au niveau de la formation, elle nous a permis d’ouvrir l’Institut national supérieur de musique et d’art chorégraphique (INSMAC) pour accueillir les nouvelles générations de jeunes intéressés par la musique ou la danse contemporaine, mais aussi de mettre en valeur des instituts existants comme l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (ISADAC), dont les diplômes sont désormais reconnus par le ministère de l’Enseignement supérieur.
En outre, les nouveaux laboratoires de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP), qui vont ouvrir leurs portes aux chercheurs à partir de juillet 2026, en feront l’un des meilleurs instituts d’archéologie du continent et du monde grâce à ses installations scientifiques.
Avec toutes ces nouvelles technologies, nous sommes en train de passer à un nouveau cap, notamment avec la mise en place de Rabat Gaming City, qui permettra à Rabat de bénéficier d’un écosystème moderne répondant aux besoins du marché de demain et d’éviter de devenir une ville-musée figée dans le passé, en positionnant la capitale sur les industries culturelles émergentes.
Cette stratégie royale est d’autant plus vitale que l’industrie culturelle est une des solutions pour répondre aux besoins de création d’emplois pour les nouvelles générations, aussi bien à Rabat que dans les autres régions qui seront impactées par l’évolution actuelle nationale de cette industrie culturelle, dans une logique d’inclusion et de diffusion territoriale.
Pour résumer, c’est un véritable écosystème culturel qui est en train de se mettre en place, avec une multiplication d’investisseurs, dont le dernier en date envisage d’ouvrir des studios aux alentours de Rabat, illustrant l’attractivité croissante de la capitale pour les opérateurs du secteur.Le Grand Théâtre, une vitrine culturelle
– En quoi l’ouverture du Grand Théâtre marque-t-elle un tournant dans la vie culturelle de la capitale ?
- Par le fait qu’il nous permettra d’accueillir des spectacles de très haut niveau, répondant aux besoins de nos artistes qui ont toujours demandé des infrastructures ultra-modernes.
Cet édifice permettra également aux amoureux de la culture d’assister à des représentations internationales qui nécessitaient auparavant, pour ceux qui en avaient les moyens, de se déplacer à l’étranger.
Sachant qu’au-delà du tourisme balnéaire, c’est le segment culturel qui a le plus d’impact sur notre économie, il apportera une attractivité supplémentaire tout au long de l’année, hors période estivale, en contribuant à la diversification de l’offre touristique nationale.
– Comment éviter qu’il ne devienne un équipement élitiste déconnecté des couches populaires ?
- La Fondation [du Théâtre Royal de Rabat, ndlr] en charge de sa gestion a entamé une réflexion afin que le Grand Théâtre puisse accueillir toutes les populations intéressées par la culture, et pas uniquement les plus aisées.
Au-delà de la grande salle, il existe en effet la possibilité d’accueillir des spectacles pour 200 personnes, sans compter des espaces dédiés à des représentations populaires en plein air.
S’il est vrai que cette infrastructure est exceptionnelle, cela ne signifie pas qu’elle est élitiste : la culture est pour tous, et la manière dont ce théâtre a été conçu répond justement à des besoins à la fois populaires et exigeants.Quel enjeu d’accessibilité pour les plus démunis
– La programmation sera-t-elle accessible à toutes les catégories sociales ?
- Ce sera à la Fondation de présenter la programmation à toutes et à tous au moment opportun, mais je ne m’inquiète pas du tout à ce sujet.
– Comment éviter que le Grand Théâtre ne soit perçu comme un équipement réservé à une élite ?
- Sachant que l’idée principale est de rendre la culture accessible au plus grand nombre, il y aura des tarifs pour chaque type de spectacle, que ce soit dans la grande esplanade capable d’accueillir 7.000 personnes, ou dans des salles plus petites de 200 places, afin de répondre à tous les besoins.
– Comment évaluez-vous le retour sur investissement pour amortir ce type de projet culturel ?
À l’image des grands stades de football, cette infrastructure sera rentabilisée à moyen et long terme.
Au risque de me répéter, l’organisation de méga-spectacles ou de représentations plus intimistes devrait permettre de rentabiliser et de rendre attractif ce type d’infrastructure.
– Concrètement, la politique tarifaire permettra-t-elle d’y accueillir aussi les classes moyennes et populaires ?
- Qu’est-ce qui vous permet de dire cela aujourd’hui, alors que l’on voit émerger partout dans le Royaume, depuis plus de 20 ans, une stratégie de développement culturel tous azimuts, avec une multiplication croissante des festivals proposant des gratuités pour des artistes nationaux et internationaux ?
Bien au contraire, je pense que sur ce volet, notamment musical, il y a une véritable démocratisation de la scène artistique à l’échelle du territoire national, et pas uniquement à Rabat.
Afin de répondre aux besoins, nous avons développé, dans le cadre de partenariats avec les régions et les communes, de nombreux centres culturels de proximité, gratuits pour la plupart, un peu partout dans le Royaume.
Pour ceux qui sont subventionnés, il y a une gratuité ; pour ceux qui ne le sont pas, il y a un ticket d’entrée, car on ne peut pas faire venir des artistes locaux ou internationaux gratuitement.
Pour ne citer que le festival Mawazine, qui accueille des sommités mondiales de la musique, cette démarche est unique au monde, et nous essayons de l’étendre à d’autres domaines culturels, afin de consolider la position du Maroc comme plateforme culturelle de référence.
C’est ce que nous faisons également dans le domaine du cinéma, en proposant une offre attractive dans les centres culturels, avec un tarif de 5 DH pour les enfants et de 20 DH pour les adultes.
Idem pour le théâtre et pour les conservatoires de musique, afin d’enseigner la musique aux enfants des familles qui n’ont pas forcément les moyens de les inscrire dans des structures privées.
Sachant que la culture est à la fois une industrie et un service public, nous tâchons de trouver un équilibre pour lui permettre d’exister sur le marché national et international, sans oublier sa dimension de service public.Construire une véritable économie de la culture
– Peut-on parler d’une véritable économie de la culture au Maroc ?
- Oui, mais il faut reconnaître que nous sommes encore aux prémices d’une véritable industrie culturelle.
Quoi qu’il en soit, il existe aujourd’hui, selon le dernier rapport de la Société financière internationale (IFC), plus de 120.000 emplois et plusieurs milliards de DH générés par l’industrie culturelle, confirmant son poids croissant dans l’économie nationale.
Mais pour être ambitieux, il faut faire les efforts nécessaires pour développer des secteurs comme le gaming ou le cinéma, où il existe encore un potentiel important de croissance du chiffre d’affaires.
C’est une dynamique qui nécessite davantage d’investissement, car nous ne sommes pas encore arrivés à maturité dans certains segments de la culture.
– En d’autres termes, le potentiel culturel est encore sous-exploité...
- Oui, notamment dans le cinéma et le gaming, où le potentiel est encore énorme.
De même pour le marché de l’art contemporain, où de nombreux artistes marocains commencent à s’imposer à l’international.
D’où l’ouverture récente de nouvelles écoles des Beaux-Arts à Agadir, Salé, Oujda et Casablanca, alors qu’en 2021, le Maroc n’en comptait qu’une seule à Tétouan.Faire de Rabat une capitale culturelle incontournable à l’international
– Rabat peut-elle devenir une destination culturelle majeure à l’échelle internationale ?
- La reconnaissance est déjà là, car Rabat a été reconnue par les pays africains comme capitale continentale de la culture, mais aussi comme capitale islamique, reconnue par tous les pays membres de l’ISESCO, consacrant ainsi son rôle central dans les dynamiques culturelles régionales.
De plus, la ville de Rabat a été désignée par l’UNESCO comme capitale mondiale du livre grâce à la réussite du Salon international de l’édition et du livre (SIEL) et au nombre croissant de librairies culturelles, ce qui a permis de créer, la semaine dernière, un label de qualité pour ces espaces.
Je pense que cette reconnaissance internationale permettra de dynamiser les autres villes du Royaume, qui vont s’inspirer de Rabat pour essayer d’aller dans le même sens.
– Comment transformer cette distinction de l’UNESCO en dynamique durable pour le livre et les bibliothèques ?
- Notre objectif est de faire de Rabat une vitrine de reconnaissance, mais aussi un modèle pour les autres villes du Royaume, afin de faire en sorte que le Maroc devienne une plateforme africaine.
– Sachant que les Marocains ne lisent pas beaucoup, pourquoi Rabat serait-elle une capitale de la lecture ?
- Pourquoi affirmez-vous que les Marocains ne lisent pas beaucoup ?
– Parce qu’il y a plusieurs études sérieuses qui arrivent à cette triste conclusion.
- La dernière étude a été réalisée avant 2020, mais entre-temps, on constate qu’un nombre croissant de jeunes se mettent à vendre des livres dans la rue, que ce soit à Rabat, Casablanca ou ailleurs.
Si cela démontre un intérêt des lecteurs marocains, notre département va faire en sorte de réglementer ce secteur et d’encourager, encore une fois, l’investissement dans les librairies culturelles.
Pour prouver que les Marocains lisent de plus en plus, il faut préciser que le SIEL génère un chiffre d’affaires de 100 millions de DH en 10 jours et que des milliers de personnes en sortent avec plusieurs livres à la main, témoignant de l’engouement croissant pour les pratiques culturelles.
Maintenant, ce qu’il faut, c’est structurer tout cela. Nous avons essayé, il y a deux ans, de discuter avec les maisons d’édition pour instaurer un prix unique du livre, notamment pour les éditions de poche à 30 DH.
Nous n’avons pas encore réussi, pour des raisons peut-être économiques propres aux maisons d’édition, mais nous continuons à travailler pour encourager les gens à acheter des livres culturels.
– C’est pourtant le dernier souci de nombreux ménages qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois...
- C’est pour cette raison que nous essayons de négocier avec les maisons d’édition pour mettre sur le marché des livres de poche à des prix attractifs, ou proposer des éditions disponibles dans toutes les bibliothèques du Maroc, où l’on peut emprunter des livres gratuitement.
Sachant que la culture doit être encouragée comme un service public, notre objectif n’est pas uniquement de répondre aux besoins du marché, mais de satisfaire tout un chacun.
– Les nouvelles infrastructures permettront-elles d’inscrire Rabat dans les grandes tournées artistiques internationales ?
- Si l’on pense au festival Mawazine, la réponse est dans votre question. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le niveau des artistes internationaux qui viennent depuis des années.
Mais avec les nouvelles infrastructures dont Rabat est dotée, comme le Théâtre royal ou les grands stades, cela ne pourra qu’aller mieux.
– Peut-on imaginer voir les Rolling Stones dans le nouveau stade Moulay Abdellah de Rabat ?
- Pourquoi pas ? On peut tout imaginer, car nos stades sont désormais équipés pour accueillir des événements culturels qui n’ont rien à envier aux infrastructures occidentales.
– Sur quels leviers concrets Rabat peut-elle s’imposer face à d’autres capitales culturelles africaines ?
- Je ne veux pas être chauvin, mais Rabat dépasse déjà largement ces villes par la qualité de ses infrastructures et les restaurations réalisées sur l’ensemble de ses monuments historiques.
Au-delà de ces éléments, Rabat n’a pas été choisie comme capitale africaine par hasard ou simplement pour nous faire plaisir, mais parce qu’un véritable travail a été accompli.
Si l’organisation de la dernière Coupe d’Afrique des nations a démontré la différence entre ce qui est fait ici et ailleurs, notre idée est d’inspirer d’autres villes africaines à suivre cette voie, afin que nous puissions avancer tous ensemble en tant qu’Africains.Rayonnement international et soft power culturel
– Comment le Maroc peut-il utiliser la culture comme levier de soft power ?
- Tout simplement en montant en qualité : plus nous serons exigeants, plus nous serons impactants en termes d’image à l’international, et donc de soft power.
Ainsi, si les films marocains existent déjà à travers les festivals internationaux, ils doivent également conquérir certains marchés sur le plan économique, et pas uniquement remporter des distinctions honorifiques.
– Sachant que votre département dispose d’un budget limité, comment comptez-vous relever ces défis ?
- Grâce à la convergence des secteurs de la culture et de la communication, nous avons doublé le budget de notre département, qui oscille désormais entre 3 et 4 milliards de DH.
En y ajoutant les partenariats avec les régions, qui disposent aujourd’hui de prérogatives culturelles, nous parvenons à créer une dynamique vertueuse. Toutefois, le rôle de l’État n’est pas d’investir directement, mais plutôt d’encourager les investisseurs privés à développer une véritable industrie culturelle.
– Comment mesurer le succès de cette politique culturelle dans les années à venir ?
- Par son impact sur le PIB du Royaume, qui est déjà indéniable depuis quelques années.
– Que répondez-vous à ceux qui estiment que cette ambition est davantage un discours qu’une réalité tangible ?
- Que les chiffres établis par des organismes internationaux indépendants démontrent tout le contraire.
Entre le nombre de start-up dans le gaming créées depuis 2021 et le chiffre d’affaires des films étrangers tournés sur place, qui a dépassé 1,5 milliard de DH en 2025, le Maroc ne cesse de battre des records chaque année, illustrant la dynamique soutenue du secteur culturel et créatif. Et ce n’est qu’un début, car, encore une fois, notre potentiel est énorme.
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