Intempéries à Marrakech et Al Haouz : pourquoi le ciel s’est-il déchaîné ? Les explications de la DGM
Le vendredi 10 avril 2026 a été marqué par des images impressionnantes en provenance de Marrakech et de la province d’Al Haouz. Entre pluies torrentielles et chutes de grêle, le ciel a surpris les habitants. La Direction générale de la météorologie (DGM) livre les clés scientifiques de ce phénomène.
C’est un spectacle auquel les habitants de Marrakech n'ont jamais assisté. En l’espace de quelques heures, le paysage ocre de la région de Marrakech a viré au blanc sous l’effet de chutes de grêle localement intenses. Ces précipitations qui ont surpris par leur soudaineté sont le fruit d’un vrai cocktail météorologique.
Un "conflit" de masses d’air au-dessus de l’Atlas
Selon la DGM, tout commence en altitude. Le Maroc se trouve actuellement sous l’influence d’une "goutte froide" (une masse d’air polaire isolée). Lorsque cet air glacial rencontre, près du sol, une masse d’air atlantique beaucoup plus douce et chargée d’humidité, le contraste thermique devient explosif.
Le relief de l’Atlas a joué un rôle d'accélérateur, forçant cet air humide à s'élever brutalement. Ce mécanisme a favorisé la naissance de cumulonimbus, des nuages d’orage massifs capables de libérer des quantités d'eau importantes en un temps record.
La taille et la violence des grêlons observés ont également laissé les habitants dubitatifs. La science est ici très claire : au sein de ces nuages instables, de violents courants ascendants propulsent les gouttelettes d’eau vers des couches atmosphériques extrêmement froides. Elles y gèlent instantanément, s’agglomèrent, puis finissent par retomber lourdement au sol dès que leur poids devient trop important pour être soutenu par les courants d’air.
Faut-il y voir un signe du dérèglement climatique ?
Face à la virulence de l’épisode, la question du climat se pose légitimement. Toutefois, la DGM se veut rassurante : ce type d’événement reste caractéristique de la variabilité printanière. Le printemps est la saison des contrastes thermiques par excellence, où le chaud et le froid s'affrontent, créant ces situations d'instabilité parfois spectaculaires.
Quelles sont les perspectives pour les prochaines heures ? Lundi 13 avril, l'amélioration sera déjà perceptible, même si quelques ondées résiduelles pourraient encore toucher le Rif, le Moyen Atlas ainsi que le nord de l'Oriental. Enfin, à partir de mardi, le Royaume retrouvera des conditions stables et une hausse progressive du mercure.

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