Gaz, or, charbon : après l’escalade au Moyen-Orient, un choc mondial sur les commodities
La guerre au Moyen-Orient a déclenché une hausse généralisée des matières premières. Du gaz à l’or, en passant par les métaux industriels, les marchés ont immédiatement intégré un risque de perturbation des flux, entraînant une forte volatilité des prix dès l’ouverture.
La guerre au Moyen-Orient s’est rapidement répercutée sur les marchés financiers. Le pétrole n’a pas été le seul touché, l’ensemble des commodities a vu les prix augmenter sous l’effet du choc.
Le GNL qatari : un choc majeur
Le choc le plus marquant de l’ouverture du 2 mars 2026 vient du gaz. Les prix de référence en Europe ont grimpé jusqu’à environ 47,80 euros par MWh, soit une hausse proche de 50% sur la séance.
Ce mouvement fait suite à des frappes ayant conduit QatarEnergy à interrompre la production de GNL, un événement interprété par le marché comme un signal de rareté sur les cargaisons disponibles.
À noter que la production qatarie représente environ 20% de l’offre mondiale de GNL.
Autrement dit, lorsqu’un acteur de cette taille se retire, même temporairement, le marché ne réévalue pas seulement un volume manquant, il intègre dans les prix la disparition d’un fournisseur central qui stabilise habituellement l’équilibre entre l’Europe et l’Asie.
La réaction n’a d’ailleurs pas été limitée à l’Europe. Les références asiatiques du GNL ont bondi d’environ 39% au même moment, ce qui confirme que le choc est mondial, et qu’il se propage par la compétition sur les cargaisons spot.
Or, charbon et métaux industriels
Le choc énergétique se transmet aussi aux métaux précieux. L’or progresse de plus de 3% sur les marchés à terme, dépassant 5.300 dollars l'once sur certaines échéances, signe d’un déplacement des investisseurs vers les actifs refuges.
Ce mouvement montre que les investisseurs ne considèrent plus la situation comme un simple choc énergétique, mais comme un risque global susceptible d’affecter les marchés financiers.Les marchés réagissent avant même que les pénuries physiques ne se matérialisentUn autre facteur très important et décisif dans la formation des anticipations est la perturbation du détroit d’Ormuz, point de passage stratégique du commerce énergétique mondial, dont le fonctionnement est désormais fortement dégradé.
Le ralentissement du transport maritime et la suspension de certaines productions, notamment au Qatar, créent un choc d’offre immédiat.
Par ailleurs, le charbon progresse fortement. Le benchmark européen Rotterdam Coal atteint environ 117 dollars la tonne, en hausse de plus de 10% sur la séance, tandis que le Newcastle Coal, référence mondiale, évolue autour de 125 dollars la tonne, marquant une hausse de plus de 7%.
Concernant les métaux industriels, la réaction est plus contrastée que sur l’énergie. Certains montent parce que leur coût de production dépend fortement de l’électricité, au point que l’énergie devient un déterminant central du prix dès que le marché anticipe une hausse durable des coûts énergétiques.
L’aluminium en est un exemple. Sa production est très dépendante de l’électricité, donc il réagit vite lorsque le choc est d’abord un choc de coûts. Cela s’est traduit par une hausse proche de 2% dès l’ouverture des échanges.
À l’inverse, le cuivre recule d’environ 1,5%. Cette tendance s’explique par les anticipations de ralentissement économique. Le cuivre est étroitement lié à l’activité industrielle. Lorsque le risque géopolitique augmente, les investisseurs anticipent un frein à la croissance, ce qui pèse sur les prix du cuivre, contrairement à l’énergie et à l’or, qui bénéficient directement du choc actuel.
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