Guerre au Moyen-Orient, jour 5 (4 mars 2026) : les développements en direct
Alors que les affrontements s'intensifient au cinquième jour du conflit, la tension atteint un seuil critique au Moyen-Orient. Bien que la France récuse toute entrée en guerre, Emmanuel Macron a ordonné le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle vers la Méditerranée orientale pour assurer une mission strictement défensive.
14H45 - L'Espagne ne sera pas complice des attaques américano-israéliennes menées contre l'Iran (Pedro Sanchez)
Dans une allocution prononcée ce mercredi, Pedro Sanchez a promis que son pays ne serait "pas complice" des attaques américano-israéliennes menées contre l'Iran "par peur des représailles de certains", une référence directe au dirigeant américain, irrité par son refus de laisser les Etats-Unis utiliser des bases en Espagne pour attaquer l'Iran.
Cette prise de parole tranche avec le ton beaucoup plus prudent employé ces derniers jours à Paris, Londres ou Berlin, et vient alimenter le bras de fer verbal entre le chef de gouvernement espagnol et le président américain.
14H30 - QatarEnergy déclare l'état de force majeure et suspend sa production de gaz
La compagnie nationale QatarEnergy a officiellement annoncé ce mercredi la suspension de sa production de gaz naturel liquéfié (GNL) et de ses produits dérivés, entraînant la déclaration de l'état de force majeure.
Dans un communiqué, l'entreprise a précisé que cet arrêt concerne le GNL ainsi que les produits associés, notamment l'urée, les polymères, le méthanol et l'aluminium. Les clients concernés par ces contrats d'approvisionnement ont été informés de cette décision.
Selon QatarEnergy, cette mesure est dictée par l'escalade des tensions géopolitiques dans la région, lesquelles impactent directement le transport maritime, les chaînes d'approvisionnement et les coûts de l'énergie.
Le Qatar occupe une position centrale sur les marchés mondiaux. Au-delà de l'exportation de gaz, le pays joue un rôle clé dans les industries pétrochimiques et de transformation, essentielles aux chaînes d'approvisionnement internationales dans les secteurs des engrais, du plastique et des métaux.
12h30 - Le ministère turc de la Défense annonce l'interception d'un missile balistique en provenance d'Iran
Le ministère de la Défense nationale de Turquie a annoncé qu'un missile balistique, tiré depuis l'Iran en direction de l'espace aérien turc, a été intercepté par des unités de défense aérienne de l'OTAN.
Selon le communiqué officiel, l'interception a eu lieu en Méditerranée orientale. À la suite de cette opération, des débris ont été localisés dans la zone de Hatay/Dörtyol. Le ministère a précisé que ces fragments appartiennent au missile intercepteur.
Aucune victime n'a été signalée.
12h - Les Émirats arabes unis ont subi plus de 1.000 attaques, plus que l’ensemble des pays ciblés réunis (MAE)
Les Émirats arabes unis ont subi plus de 1.000 attaques, un nombre supérieur à celui enregistré par l’ensemble des pays ciblés réunis, a affirmé le ministère émirati des Affaires étrangères.
Dans un communiqué relayé par l’Agence de presse des Émirats (WAM), le ministère a indiqué que les forces armées émiraties ont fait face à ces attaques avec professionnalisme et efficacité.
Le ministère a également précisé que les Émirats arabes unis n’ont pris aucune décision visant à modifier leur posture défensive face aux agressions iraniennes récurrentes.
Il a par ailleurs souligné que les Émirats n’ont pas participé à la guerre et n’ont pas autorisé l’utilisation de leur territoire, de leurs eaux territoriales ou de leur espace aérien pour mener une quelconque attaque contre l’Iran.
A cet égard, les Émirats arabes unis se réservent le droit de légitime défense, conformément au droit international et à la Charte des Nations unies, ajoute le communiqué.
9h - Téhéran rejette toute négociation avec Washington et se dit prêt à un conflit durable
Mohammad Mokhber, conseiller du Guide suprême iranien, a affirmé mercredi que l'Iran n'envisageait aucune discussion avec les États-Unis. Invoquant une absence totale de confiance envers Washington, il a déclaré que son pays était préparé à une "guerre de longue durée".
De son côté, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a vivement critiqué la gestion américaine du dossier nucléaire. Selon lui, l'approche de Donald Trump, qu'il a comparée à une "transaction immobilière", a conduit à l'échec des discussions.
Le chef de la diplomatie iranienne a accusé le président américain d'avoir "trahi la diplomatie" et d'avoir rompu le dialogue par pur obstination.
When complex nuclear negotiations are treated like a real estate transaction, and when big lies cloud realities, unrealistic expectations can never be met.
The outcome? Bombing the negotiation table out of spite.
Mr. Trump betrayed diplomacy and Americans who elected him.
— Seyed Abbas Araghchi (@araghchi) March 4, 2026
8h - Un F-35 israélien a abattu un avion de chasse iranien
L'armée israélienne (IDF) a annoncé qu'un chasseur F-35I "Adir" de son armée de l'air a abattu un appareil YAK-130 appartenant à l'armée de l'air iranienne.
Il s'agit selon la même source de la première destruction en vol d'un avion de combat habité réalisée par un F-35.
7h - Frappes américaines contre l'Iran : une intensité supérieure au début du conflit irakien de 2003
Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a fait le point, ce matin à 6h46, sur l’ampleur de l’opération militaire menée contre l’Iran.
Selon les déclarations de l'amiral Brad Cooper, chef du Centcom, dans une vidéo publiée sur le réseau social X, les forces américaines ont visé près de 2.000 cibles et utilisé plus de 2.000 munitions en moins de 100 heures.
L’amiral a souligné que le volume des frappes au cours des premières 24 heures de l’opération est presque deux fois plus élevé que celui enregistré lors du déclenchement de l’invasion de l’Irak en 2003.
Update from CENTCOM Commander on Operation Epic Fury: pic.twitter.com/epEohq64Vf
— U.S. Central Command (@CENTCOM) March 3, 2026
6h - Tensions maritimes : l'Iran revendique le contrôle du détroit d’Ormuz
Ce mercredi matin, les Gardiens de la Révolution ont affirmé par communiqué détenir le "contrôle total" du détroit d’Ormuz. Ce point de passage stratégique, essentiel pour le commerce pétrolier mondial, serait désormais sous l'autorité exclusive de la marine iranienne, selon les déclarations de Mohammad Akbarzadeh, haut responsable des forces navales.
En réaction, Washington a réaffirmé sa volonté de garantir la sécurité maritime dans la région. Le président Donald Trump a fait savoir que l'US Navy pourrait escorter les pétroliers "si nécessaire", assurant que les États-Unis veilleront, en toutes circonstances, à la libre circulation des ressources énergétiques mondiales.
5h - Le Charles-de-Gaulle déployé en Méditerranée
Lors d'une allocution mardi soir, Emmanuel Macron a annoncé l'envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée, tout en précisant que la France n'est "pas en guerre". Le chef de l'État français a par ailleurs mis en garde Israël contre une éventuelle intervention terrestre au Liban.