Gaz naturel. Développement en approche du champ d’Anchois par Chariot au large de Larache
La société Chariot Energy a publié ce lundi 30 juin ses résultats annuels pour l’année 2024, l’occasion d’annoncer plusieurs actions stratégiques en 2025, notamment des discussions avancées avec l'ONHYM en vue de développer l'exploitation des ressources déjà identifiées sur le champ gazier Anchois, situé au large de Larache.
Après avoir repris ses parts d'Energean, la compagnie Chariot Energy a annoncé qu'elle a débuté le redéveloppement du champ d'Anchois afin d'accélérer son exploitation, à la lumière des ressources précédemment prouvées.
Cette annonce, publiée ce lundi 30 juin 2025 en marge des résultats annuels de 2024, confirme la nouvelle stratégie de Chariot Energy, conçue pour générer une croissance rentable et renforcer la position du groupe sur le marché des énergies de transition.
Elle a été précédée par la décision de Chariot de scinder ses activités en deux entités autonomes. La première serait spécialisée dans l'exploration et la production pétrolière et gazière, et la seconde serait dédiée aux énergies renouvelables.
"Nous avons un plan clair pour les deux entités et percevons le potentiel de générer une croissance substantielle avec chacune d'elles", a déclaré Adonis Pouroulis, président-directeur général de Chariot.

Champ d’Anchois, le redéveloppement en marche
Dans sa nouvelle filière dédiée à l'énergie en amont (pétrole, gaz et hydrogène), Chariot devra désormais donner la priorité à la sécurisation de la production à court terme et à la recherche d'actifs producteurs.
En ce qui concerne le champ d’Anchois, le forage du puits Anchois-3 en 2024, avec Energean, n’a pas donné de résultats satisfaisants pouvant augmenter les volumes des ressources découvertes dans les puits Anchois-1 et Anchois-2. Ces derniers devraient couvrir des ressources d'au moins 18 milliards de mètres cubes de gaz.
Pour atteindre son objectif de production à court terme, Chariot travaille à évaluer un développement redimensionné d'Anchois basé sur les ressources déjà découvertes.
Sur le plan financier, Chariot estime que des investisseurs au Maroc pourront apporter des financements supplémentaires pour le projet Anchois.
Licence Loukos, une cession partielle envisagée
En onshore, la licence de Loukos a déjà connu le forage de deux puits en 2024, dont le forage OBA-1 qui était positif et le forage RZK-1 qui a montré des défis techniques pour son exploitation. Durant la dernière période, Chariot a réinterprété les données sismiques 2D et 3D à la lumière des résultats de ces deux forages.
Chariot estime la présence d’un potentiel total (à prouver) de 100 milliards de pieds cubes (environ 2 milliards de mètres cubes) de ressources gazières. Par le forage de ces deux puits, Chariot a rempli les engagements de la licence tenus avec l’ONHYM et le ministère de la Transition énergétique (MTEDD).
La prochaine étape est de finaliser un processus de "farm-out" (cession partielle de participation) dans le but d'attirer un nouveau partenaire pour aider au financement d'une nouvelle campagne de forage et de tests multipuits dans la licence de Loukos qui permettra de débloquer un développement d'exploitation à partir des découvertes antérieures et futures.
La licence offshore Rissana n’est pas abandonnée
D'une superficie de 8.488 km², la licence offshore Rissana présente des opportunités de développement pétrolier et gazier à haut risque mais à fort potentiel.
Principalement, le traitement des données sismiques 3D inclut le prospect Beluga, estimé contenir des ressources potentielles de plus de 56 milliards de pieds cubes de gaz naturel et de 550 millions de barils de pétrole (un potentiel est estimable, seuls des forages pourront confirmer le contenu et leur viabilité économique et technique), selon une évaluation indépendante de Netherland Sewell Associates (NSAI).
S'ajoute à cela un potentiel de plusieurs trillions de pieds cubes de gaz, qui nécessite des améliorations et la définition d'opportunités de forage attractives, sous réserve de l'acquisition de données sismiques supplémentaires dans la licence de Rissana.
À la lumière de ces potentialités, Chariot devrait rechercher une opportunité de "farm-out" attrayante pour faire progresser les programmes de travaux vers de nouveaux forages capables de libérer le potentiel de Rissana.
Sur le plan financier, la situation de Chariot paraît saine, ne disposant d'aucune dette malgré les travaux d'exploration engagés au Maroc. Cette situation financière est récemment renforcée par une levée de fonds qui a permis de collecter 7,1 millions de dollars US (avant déduction des frais), et qui sera prioritairement allouée à la scission de ses activités.
à lire aussi
Article : Le Honduras décide de suspendre sa reconnaissance de la “rasd”
Le Honduras a annoncé la suspension de sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, une décision officielle notifiée à Rabat et aux Nations Unies.
Article : Engrais. Sous pression à cause du blocus d’Ormuz, l’Inde se tourne massivement vers le Maroc
Entre le blocus d'Ormuz qui paralyse la production indienne, les restrictions chinoises à l'export et la crise agricole américaine, le marché mondial des engrais phosphatés traverse une période de turbulences sans précédent. Dans ce contexte, l'Inde, plus exposée que jamais à la désorganisation des flux, consolide sa dépendance au Maroc.
Article : Hôtellerie : Marriott nomme Denis Laus à la tête du futur resort de Taghazout Bay
Prévu pour l’été 2026 aux portes d’Agadir, l’établissement comptera 250 chambres avec vue sur l’océan, plusieurs espaces de restauration et 600 m² dédiés aux réunions et événements.
Article : La réforme des Groupements sanitaires territoriaux cherche ses preuves sur le terrain
Cinq directeurs généraux nommés par le Roi, des indicateurs présentés comme probants dans une région pilote, mais des syndicats qui contestent et des décrets toujours manquants. La réorganisation du système de santé public marocain autour de groupements sanitaires territoriaux s'accélère. Le plus dur reste à faire.
Article : Casablanca : le Mégarama dément tout projet de démolition sur le front de mer
Le Mégarama de Casablanca ne fait l’objet d’aucun projet de destruction, a indiqué à Médias24 une source autorisée au sein de l’établissement, réagissant à des informations relayées en ligne sur une possible démolition de plusieurs installations du littoral.
Article : SIAM 2026 : Maroc Telecom dévoile ses solutions Agritech pour une agriculture intelligente
Partenaire officiel du SIAM, Maroc Telecom présente ses dernières innovations Agritech fondées sur l’IoT, l’intelligence artificielle et la 5G, afin d’accompagner la transformation digitale du secteur agricole.