Hydrocarbures. Voici l’essentiel à retenir du dernier reporting du Conseil de la concurrence (Infographie)
Importations d’hydrocarbures en valeur et en volume, évolution des ventes et des capacités de stockage, corrélation entre les cours internationaux et les prix à la pompe, et progression des marges brutes. Le Conseil de la concurrence fait le point sur le marché des hydrocarbures au quatrième trimestre 2024. Détails.
Dans son reporting trimestriel, le Conseil de la concurrence brosse un état des lieux du secteur des hydrocarbures au titre du 4ᵉ trimestre 2024. Outre les volumes importés et vendus, l’analyse porte sur la corrélation entre les cours internationaux et les prix pratiqués à la pompe, ainsi que sur les marges brutes réalisées par les sociétés de distribution.
Il est à noter que les chiffres se concentrent sur les neuf sociétés de distribution en gros de gasoil et d’essence ayant conclu des accords transactionnels avec le Conseil de la concurrence. Ces dernières représentent la part du lion sur le marché des hydrocarbures au Maroc, soit :
- 82% des importations ;
- 86% des ventes ;
- 81,7% de la capacité de stockage ;
- 71,7% du réseau de stations-service.
Ainsi, voici les principaux constats du reporting :
Évolution des principaux indicateurs et agrégats du marché
L’analyse des principaux indicateurs du marché laisse apparaître une hausse en volume des importations de gasoil et d’essence au quatrième trimestre 2024, de l’ordre de 6,6% en glissement annuel. En revanche, exprimées en valeur, ces importations enregistrent une baisse notable de 18,6% par rapport à la même période en 2023.
Pour ce qui est des recettes fiscales, elles ont enregistré une hausse notable de 11,6% au quatrième trimestre 2024, par rapport à la même période un an auparavant. Cette évolution trouve ses racines dans une hausse de 17,9% de la TIC (taxe intérieure à la consommation), contrebalancée par une baisse de 3,8% de la TVA.
Corrélation entre la variation des cotations CIF des produits raffinés à l’international et des prix de vente au niveau national
C’est la partie la plus importante et attendue du reporting, car c’est celle où l’on observe la corrélation entre les prix à l’international et les prix à la pompe, afin de conclure sur le lien entre les deux niveaux de prix et, par conséquent, d'évaluer le degré de répercussion des changements de prix à l’international vers les pompes et les consommateurs finaux.
Méthodologiquement, l’analyse porte sur la somme des variations enregistrées chaque quinzaine de jours, au cours du quatrième trimestre 2024, afin de tenir compte des ajustements de stocks et des effets de rattrapage que les sociétés peuvent appliquer, en raison du décalage entre les variations des coûts d’achat et leur répercussion sur les prix de cession ou de vente.
Pour l’essence, la somme des variations des cotations CIF de toutes les quinzaines du 4ᵉ trimestre a affiché une légère hausse de 0,05 DH/l. Cependant, le prix de vente TTC à la pompe a enregistré une baisse de 0,56 DH/l.
Même remarque pour le gasoil, où la somme des variations des cotations CIF de toutes les quinzaines du 4ᵉ trimestre a affiché une hausse de 0,16 DH/l, alors que le prix de vente TTC à la pompe a enregistré une baisse de 0,45 DH/l.
Analyse de l’évolution des marges brutes moyennes
À la suite de la partie relative à la corrélation entre les prix d’achat et les prix affichés à la pompe, il convient de s’interroger sur les marges que réalisent les neuf sociétés objet de ce reporting.
Il convient de rappeler que les marges citées ici font référence aux marges brutes commerciales sur le prix de cession, pondérées selon la part de marché (gasoil et essence) détenue par chacune des neuf sociétés.
L’analyse des données laisse apparaître que la marge brute moyenne dégagée par les neuf sociétés concernées par le reporting, lors du T4 2024, s’élève à 1,28 DH/l pour le gasoil et à 1,67 DH/l pour l’essence.
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