Rougeole : dans les écoles marocaines, une campagne de vaccination sous autorisation parentale
Lancée le 28 octobre 2024, la campagne nationale de vérification du statut vaccinal et de rattrapage au profit des enfants de moins de 18 ans se poursuit dans les écoles marocaines. Les vaccins nécessaires sont administrés dans les écoles et les établissements de soins de santé primaire, après approbation des parents ou des tuteurs.
Face à la recrudescence des cas de rougeole au Maroc, un plan national de veille et de riposte à l’épidémie a été mis en place. Il repose sur plusieurs axes d’action visant à renforcer le dispositif de surveillance, notamment une campagne de vérification et de rattrapage vaccinal destinée aux enfants de 5 à 18 ans.
L’objectif est d’assurer que toutes les doses de vaccins recommandées par le calendrier vaccinal national ont bien été administrées aux enfants et d’atteindre une couverture vaccinale d’au moins 95%.
La vérification du statut vaccinal des enfants âgés de 5 à 18 ans s’effectue au sein des établissements scolaires. Pour les enfants non scolarisés de cette tranche d’âge et ceux de moins de 5 ans, le suivi est réalisé dans les centres de santé. Les vaccins nécessaires sont administrés dans les écoles et les établissements de soins de santé primaire, après approbation des parents ou des tuteurs.
Des fiches d’approbation ont ainsi été envoyées aux parents et tuteurs, conformément à une circulaire conjointe des ministères de l’Éducation nationale et de la Santé. Celle-ci appelle à la vérification des carnets de vaccination des enfants et à la signature d’un formulaire autorisant l’administration du vaccin en milieu scolaire si nécessaire. La campagne de rattrapage a débuté le 3 février 2025 dans les établissements scolaires.

Un taux de rattrapage de 52,1%
Lancée le 28 octobre 2024, la campagne nationale de vérification du statut vaccinal et de rattrapage au profit des enfants de moins de 18 ans a permis d’atteindre un taux de rattrapage de 52,1% pour le vaccin combiné rougeole-rubéole (RR). La population cible est estimée à plus de 10,5 millions d’enfants.
Au 3 février 2025, plus de 8,88 millions d’enfants de moins de 18 ans ont vu leur statut vaccinal vérifié. L’objectif est de combler les lacunes immunitaires de la population ciblée contre les maladies évitables par la vaccination. À la même date, le taux de vérification du statut vaccinal atteignait 85,2%, soit 8.884.534 enfants, selon des données récemment communiquées par le ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui.
Des mesures spécifiques seront appliquées dans les établissements scolaires pour limiter la propagation de la rougeole. En cas d’apparition de cas dans une école, les élèves non vaccinés ou dont les parents refusent la vaccination pourront être temporairement exclus afin d’éviter toute contamination et de les protéger de l’épidémie.
Les élèves infectés devront rester à domicile jusqu’à leur guérison complète. Si une école est identifiée comme un foyer épidémiologique, sa fermeture pourra être décidée sur recommandation des autorités sanitaires.
Par ailleurs, des solutions pédagogiques seront mises en place pour assurer la continuité des cours des élèves exclus temporairement ou concernés par la fermeture de leur établissement, notamment via un enseignement en ligne.
LIRE AUSSI
Diphtérie, coqueluche, poliomyélite… Ces maladies qui pourraient refaire surface au Maroc
L'épidémie de rougeole se généralise, mettant le Maroc en alerte
Flambée des cas de rougeole : la vaccination est valable jusqu'à l'âge de 19 ans (Dr Afif)
À découvrir
à lire aussi
Article : PHIASUD : après vingt ans de bras de fer avec les Slimani, l'Omnium marocain de pêche quitte la gouvernance
Quelques mois après la sortie de la famille Slimani, PHIASUD change de gouvernance. L'Omnium marocain de pêche abandonne ses fonctions de direction au profit d'une nouvelle équipe. Un mouvement qui dépasse la seule PHIASUD et touche également d'autres sociétés du groupe.
Article : Bourse de Casablanca : qui a profité de la baisse, qui a vendu ?
Après trois années de hausse, la Bourse de Casablanca a brusquement marqué le pas. La correction de près de 9% du premier trimestre n’a pourtant pas provoqué le mouvement de fuite que l’on pouvait imaginer : les chiffres de l’AMMC montrent un marché encore actif, mais plus prudent, où les investisseurs n’ont pas tous joué la même partition. Explications.
Article : Mondial 2026 : Hervé Renard quitte déjà la Tunisie
Arrivé en urgence après la déroute contre la Suède et le limogeage de Sabri Lamouchi, le technicien français n’aura dirigé que deux matches, soldés par deux défaites face au Japon et aux Pays-Bas, avant l’élimination des Aigles de Carthage dès la phase de groupes.
Article : Automobile : Madrid voit le Maroc comme un partenaire, mais veut protéger ses usines
Dans une réponse parlementaire, l’exécutif espagnol refuse de voir l’essor industriel marocain comme une menace systémique, mais conditionne la coopération avec Rabat à la défense de l’emploi, à la réindustrialisation de la filière et au maintien de règles de concurrence équilibrées.
Article : Feux de forêt : en pleine vague de chaleur, Lisbonne demande l’appui du Maroc
Deux Canadair marocains ont été sollicités dans le cadre de la coopération bilatérale de protection civile, aux côtés de renforts espagnols et européens, alors que le Portugal continental est placé en état d’alerte face à des températures supérieures à 40°C, des vents soutenus et une humidité très faible.
Article : Cloud et intelligence artificielle : malgré la promesse d’optimisation, la facture numérique des entreprises s’alourdit
Le cloud et l’intelligence artificielle ont longtemps été présentés comme des leviers pour réduire les coûts et booster la productivité des entreprises. Pourtant, derrière cette transition numérique se cache une réalité peu visible : une augmentation constante des dépenses liées aux logiciels. En Europe, cette tendance devient un véritable enjeu économique. Au Maroc, où l’adoption de l’IA s’accélère, ce sont surtout les très petites et moyennes entreprises (TPME) qui risquent de ressentir en premier les effets de cette flambée des coûts.