Les abats n'échappent pas à la flambée des prix de la viande rouge au Maroc
Les abats, viande privilégiée des moins aisés, n'ont pas échappé à la tendance haussière observée depuis un moment au niveau du marché des viandes rouges. En témoignent les prix de vente pratiqués aujourd'hui dans les boucheries de plusieurs villes du Royaume.
Tripes, pieds, foie, cervelle ou ris ont longtemps été prisés par les amateurs de plats typiques de la riche cuisine nationale entre "ker3ine" et "tkelia". Prisés pour leur prix abordable, à une époque où la viande bovine se vendait encore à moins de 120 dirhams le kilogramme, les abats n'échappent pas à la tendance haussière observée aujourd'hui sur le marché des viandes rouges.
"La flambée des prix de revient de la viande rouge, notamment la viande bovine, s'est répercutée également sur les prix des abats. Beaucoup de professionnels se sont retirés de l'activité à cause de la montée en flèche des coûts", déplore Younes Gadiri, membre de l'Association nationale des producteurs de viandes rouges.
Beaucoup de professionnels se sont retirés de l'activité à cause de la montée en flèche des coûts
Les abats des bovins atteignent jusqu'à 160 DH le kilo dans les boucheries
Le prix du foie de bœuf a atteint aujourd'hui 160 DH/kg dans les boucheries, contre un prix de gros de 115 à 120 DH/kg, précise Younes Gadiri. Ce dernier d'ajouter : "Auparavant, le prix de gros du foie de bœuf ne dépassait pas 90 à 95 DH/kg".
Les tripes de bœuf se vendent désormais à 35-40 DH/kg alors qu'elles se vendaient, il y a quatre ans de cela, à 20 DH/kg. Vendus à l'unité, les pieds de bœuf sont maintenant vendus au prix de 120 à 130 DH alors qu'ils se vendaient à 80-90 DH/l'unité, note le professionnel.
Pour stabiliser les prix, le gouvernement envisage d'importer de la viande rouge prête à la consommation
La tendance haussière qui s'est emparée du marché des viandes rouges trouve son explication dans la sécheresse, le coût élevé du fourrage, mais également le boycott du lait cru remplacé par le lait en poudre, selon des professionnels du secteur sondés par Médias24.
Nous rappelons que, pour stabiliser les prix, le gouvernement envisage d'importer de la viande rouge prête à la consommation.
Parmi les mesures discutées, le 10 octobre dernier, lors de la réunion tenue par le chef du gouvernement avec les filières agricoles, l'exécutif envisage d'importer de la viande rouge prête à la consommation pour stabiliser les prix sur le marché, apprend-on de sources informées.
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