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EDUCATION

Les étudiants en médecine “toujours favorables” au dialogue avec le gouvernement

Après plusieurs mois de protestation et de boycott des examens et des stages, les étudiants en médecine rejettent l’option d’année blanche, préférant explorer d’autres pistes telles que la réorganisation de cours supplémentaires et la possibilité de poursuivre leur formation pendant les vacances d’été.

Les étudiants en médecine “toujours favorables” au dialogue avec le gouvernement
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Le 3 mai 2024 à 15h05 | Modifié 3 mai 2024 à 15h30

Lors d’une conférence de presse le 2 mai 2024 au siège de l’Union marocaine du travail, la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie (CNEMEP) a exprimé sa volonté de "rouvrir le dialogue" avec les parties concernées pour trouver des solutions à une crise qui entre dans son cinquième mois. Les étudiants ont invité les ministères de tutelle à trouver des "solutions urgentes après avoir négocié sur les points encore en suspens jusqu’à présent".

Rappelant le report de deux marches nationales initialement prévues le 25 avril dernier et le 6 mai, avec une "bonne volonté de reconstruire des ponts de dialogue et de communication", les représentants des étudiants affirment "attendre l’engagement du ministre de l’Enseignement supérieur à s’asseoir à la table des négociations".

"Le dossier revendicatif, dans sa globalité, ne concerne que les aspects liés à la garantie de la qualité de la formation et à l’amélioration des services de santé fournis aux citoyens", a expliqué un membre de la Commission.

Les représentants des étudiants ont affirmé l’importance d’"ouvrir la porte à toutes les parties prenantes pour trouver des solutions alors que l’année universitaire touche à sa fin. L’objectif étant de préserver leur droit à une formation de qualité et clarifiant leur avenir". Ils ont exprimé leur espoir de dépasser le scénario de l’année blanche, tout en soulignant leur refus de remettre en question la "patriotisme des milliers d’étudiants". "Le scénario de l’année blanche n’est pas envisagé et n’est pas souhaité, car nous préférons recourir à d’autres solutions telles que le dédoublement des cours et les programmes de formation pendant les vacances d’été, car la saison universitaire dans son ensemble est sujette à une restructuration".

Les étudiants ont également exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient de "campagne de répression menée par les ministères concernés, illustrée par les multiples convocations disciplinaires, les suspensions d’étudiants et les tentatives de suspension de leurs activités".

La CNEMEP a également précisé que son "dernier entretien avec les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur remontait au 15 février dernier, sans qu’il n’aboutisse à aucun résultat, suivi d’une réunion séparée avec les représentants des étudiants en pharmacie uniquement, qui a été conclue par des promesses verbales de la part du gouvernement".

Alors que le secteur se remet encore des propos officiels sur la nécessité pour les étudiants de reprendre les cours après la satisfaction de 45 des 50 revendications, la CNEMEP a décidé de "ne pas baisser les bras et de maintenir le cap sur ses demandes légitimes".

Au cœur du dossier de revendications des étudiants figurent plusieurs points cruciaux. Parmi eux, la révocation de la décision de réduire la durée des études de sept à six ans pour les étudiants en médecine, l’amélioration de la structuration du troisième cycle et une considération accrue du nombre de centres hospitaliers dans la détermination du nombre d’étudiants admis, afin d’assurer la qualité de la formation.

 

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Le 3 mai 2024 à 15h05

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