Dissipation de deniers publics : Ismaïl Jamaï (MAS) entendu par la police judiciaire
Selon Youssef Yacoub, coordinateur provincial à Taza de l’Instance nationale de protection des biens publics et de la transparence au Maroc, Ismaïl Jamaï et d’autres responsables du MAS de Fès ont été entendus par la police judiciaire, à la suite d'une plainte relative à des soupçons d’infractions financières.
À la suite d'une plainte relative à des soupçons d’infractions financières au sein du Maghreb Association Sportive (MAS) de Fès, Ismaïl Jamaï et une dizaine d’autres responsables au sein du MAS ont été entendus par la police judiciaire. C’est ce qu’affirme à Médias24, Youssef Yacoub, coordinateur provincial à Taza de l’Instance nationale de protection des biens publics et de la transparence au Maroc.
La crise ouverte du MAS de Fès est connue de tous. L’ex-président de l’association sportive et actuel président du conseil d’administration de la société sportive du MAS, Ismaïl Jamaï, en a débattu lors d’une émission de ChoufTV, le 13 février dernier.
Pour rappel, il détient, à lui seul, 67% des parts de la société sportive. En y ajoutant les 3% détenus par d’autres membres de la famille Jamaï, l’association sportive se retrouve avec le minimum légal, soit 30% de l’actionnariat.
Les déboires financiers du club ont impacté ses résultats sportifs, faisant ainsi réagir le public 'massaoui' qui a appelé à ce qu’une enquête soit ouverte à ce sujet. Chose faite à travers l’Instance nationale de protection des biens publics et de la transparence au Maroc.
Son coordinateur provincial à Taza, Youssef Yacoub, a lui-même été entendu par la police judiciaire, à qui il a fourni les éléments parus dans la presse ainsi que ceux révélés par une enquête dans la région où “Ismaïl Jamaï est très connu”.
Ces éléments ont été présentés dans le cadre d’une plainte pour soupçons d’infractions financières au sein du MAS.
Notre interlocuteur indique qu'après son audition, Ismaïl Jamaï et “plusieurs responsables du MAS” ont été, à leur tour, convoqués par la police judiciaire. “Les résultats de leur audition n’ont pas encore été révélés”, apprend-on de même source.
LIRE AUSSI
MAS, RAJA, RSB, WAC, OCS… : qui détient les clubs de foot au Maroc ?
À découvrir
à lire aussi
Article : Législatives : le PAM mise sur la continuité et les ralliements pour améliorer son score
La direction du PAM a dévoilé lors d’une réunion de son Conseil national, une liste de candidats combinant des ministres et élus sortants, deux ralliements de premier ordre qui ont rejoint son bureau politique avant de présenter les grandes orientations de son programme.
Article : TVA intérieure. Pourquoi le taux d’exécution net recule à 38,5% à fin juin
À fin juin 2026, la TVA intérieure affiche un taux d’exécution net de 38,5%, contre environ 45% un an auparavant. Cette baisse ne traduit pas un affaiblissement du recouvrement brut, qui continue de progresser. Elle s’explique essentiellement par l’accélération des remboursements de TVA, dont le montant avait déjà dépassé la prévision inscrite dans la loi de finances.
Article : Administration : pourquoi les réclamations des citoyens continuent d'exploser
Institution chargée de la médiation entre les usagers et l'administration, le Médiateur du Royaume a enregistré une hausse de 25% des saisines en 2025. Son rapport annuel met en évidence les dysfonctionnements qui continuent de compliquer les relations entre l'administration et les citoyens.
Article : Dépôts à terme : est-il encore intéressant de bloquer son argent pendant un an ?
La rémunération moyenne des dépôts à terme atteint 2,60% à douze mois, contre 2,16% à six mois en mai 2026. Alors que leurs encours reculent malgré la hausse globale des dépôts bancaires, le compte sur carnet et les OPCVM monétaires offrent des solutions plus liquides.
Article : Fouzi Lekjaa et Ynja Khattat rejoignent officiellement le PAM (vidéo)
La réunion du Conseil national du PAM, ce samedi matin 25 juillet 2026 à Salé, a vu la présence officielle et soulignée, de Fouzi Lekjaâ et de Yanja Khattat.
Article : Mohamed Tozy : “Les Marocains font de la politique, mais ailleurs”
EXCLUSIF. Invité du "12/13" de Médias24 à deux mois des législatives, le politologue explique pourquoi l’abstention ne signifie pas la fin du politique. Territoires, associations, ultras, élus locaux... il montre où se déplacent les mobilisations et ce que les partis ne captent plus.