Le Schéma régional d'aménagement du territoire de Casablanca-Settat visé par l'Intérieur
Le Schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT) de la région Casablanca-Settat a été visé par le ministère de l’Intérieur, apprend Médias24 de source sûre.
Sur 12 schémas régionaux, 10 avaient été visés par le ministère de l'Intérieur au 29 janvier dernier. Celui de Casablanca-Settat vient d'être validé par l’Intérieur "il y a une quinzaine de jours", nous confie notre source. Il ne reste donc plus que celui de la région Drâa-Tafilalet.
"Les deux principaux documents de la région de Casablanca-Settat, à savoir le Plan de développement régional (PDR) et le SRAT, ont donc été visés", se félicite notre interlocuteur, expliquant que "la différence entre les deux, c’est que le SRAT traduit une vision stratégique de la région sur une trentaine d’années, tandis que le PDR est un document qui doit être réalisé par le bureau régional durant son mandat".
"Sur le terrain, on commence par l’exécutif, et donc le PDR, qui découle à 90% du SRAT", ajoute-t-il, notant que "le SRAT est une vision générale, sur laquelle le bureau travaille via des PDR tous les six ans".
Cinq zones de projets
En effet, le SRAT est un document de référence qui permet de mettre en place une vision d’aménagement du territoire et de définir les orientations de la Région sur un horizon de 25 à 30 ans. Il assoit aussi un cadre général de développement régional, durable et harmonieux dans les espaces urbains et ruraux, ainsi que des propositions de projets territoriaux et structurants.
Ce document vise à assurer la coordination des interventions de l’Etat, des collectivités territoriales et des investisseurs privés, et à accompagner leurs choix stratégiques en matière de développement et d’aménagement du territoire.
Les orientations de ce nouveau SRAT découpent la région géographique de Casablanca-Settat en 5 zones de projets :
- La zone de croissance : autour de la métropole de Casablanca, où la priorité sera donnée aux métiers des services urbains, de la finance, de la recherche, du commerce international et de la logistique.
- La zone de développement touristique et d’ouverture à l’international : sur le littoral au sud-ouest de Casablanca, où la priorité sera réservée aux métiers du tourisme balnéaire, des activités portuaires, de l’export des minerais et de la pêche maritime.
- La zone de l’industrie agro-alimentaire : au sud de Casablanca, autour de Settat, où la priorité sera donnée aux projets portant sur l’agriculture, l’industrie agroalimentaire et l’artisanat.
- La zone de développement durable : autour de Benslimane, considérée comme le poumon vert de la région. Seront priorisés les projets portant sur le tourisme écologique, la santé, l’agriculture bio, le renforcement de la diversité biologique, les industries propres, le sport, le divertissement et la relaxation.
- La zone de développement humain et de valorisation des produits du terroir : au sud-est de la région, où la priorité sera consacrée aux projets portant sur le développement humain, l’agriculture, les produits du terroir et les produits bio.
Ce SRAT repose aussi sur le développement de deux corridors économiques : le "corridor international" passe le long du littoral, alors que le "corridor national" part de Aïn Harrouda vers Berrechid et, au-delà, le long des routes nationales n° 9 et n° 11, par Tit Mellil, Médiouna, Deroua et Nouaceur.
Abdellatif Maâzouz, président du Conseil régional, nous avait confié dans un article précédent que "le premier corridor longe le littoral, parce que la perception du développement autour du littoral est différente de celle au niveau continental. Il aura une dimension essentiellement internationale, basée sur les ports, les aéroports et toutes les infrastructures existantes. Le deuxième aura une vocation plus régionale et nationale, avec un grand focus sur le développement humain".
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