Études de médecine : une nouvelle session d’examens annoncée pour le mois de février
Une nouvelle session d’examens en médecine est annoncée pour le mois de février. Les étudiants rendront dans les prochains jours une décision finale sur le maintien ou non du boycott.
Les examens de la première session avaient été reportés jusqu’à nouvel ordre dans toutes les facultés de médecine et de pharmacie du Royaume après qu’ils ont été boycottés par l’ensemble des futures blouses blanches. Le boycott des examens du premier semestre a été réussi à hauteur de 100%, à l’échelle nationale, avait annoncé la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie (CNEMEP).
Après la réunion des conseils d’établissement, les facultés de médecine et de pharmacie ont décidé de la programmation d’une nouvelle session d’examens, prévue pour le mois de février. Les conseils d’établissement ont été convoqués sur ordre du ministère de l’Enseignement supérieur.
À Casablanca, une nouvelle session programmée à partir du 12 février
"Une nouvelle session d’examens partiels a été programmée à la faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca à partir du 12 février", apprend Médias24 auprès de Narjiss El Hillali, membre de la CNEMEP.
"En principe, les examens dans les autres facultés sont prévus au cours du mois de février ; chaque faculté disposant en effet d’une autonomie pédagogique qui lui permet de fixer une date spécifique", précise cette étudiante en médecine. La programmation de cette nouvelle session d’examens partiels fait suite à la tenue des réunions de conseil d’établissement dictée par le ministère de tutelle, notamment le ministère de l’Enseignement supérieur.
Les étudiants appellent au maintien du boycott, une décision finale sera rendue dans les prochains jours
En réaction à l’annonce de la nouvelle session d’examens partiels, les étudiants appellent la CNEMEP à ne pas lever le boycott. "La commission rendra une décision finale sur le boycott, ou non, de la nouvelle session d’examens", indique notre interlocutrice.
Notons également que les facultés ont été interpellées par les ambassades sur les raisons pour lesquelles leurs ressortissants n’ont pas passé les examens. "Nous avons tenu au courant les étudiants étrangers de l’évolution de la situation. Normalement, ces derniers n’étaient initialement pas impliqués dans le boycott. Si les étudiants étrangers décident de passer les examens de la nouvelle session, cela ne changera pas le cours des choses. Les deux catégories d’étudiants qui ne participent pas au boycott, en principe, sont les étudiants étrangers et les étudiants en médecine militaire", explique Narjiss El Hillali.
L’AMDH soutient les futures blouses blanches
Les tensions constatées dans les facultés de médecine ont fait réagir l’Association marocaine des droits humains (AMDH), qui affiche son soutien aux étudiants.
"Le bureau exécutif de l’Association marocaine des droits humains suit avec une grande préoccupation l’évolution des manifestations des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie, surtout après que les étudiants en médecine et en pharmacie ont décrété le boycott ouvert des stages hospitaliers, des cours théoriques et pratiques, ainsi que le boycott des examens depuis le samedi 16 décembre 2023. En parallèle, les étudiants en médecine dentaire se sont aussi engagés dans une lutte continue adaptée aux spécificités de leur filière", indique l’AMDH.
"Les manifestations des étudiants se poursuivent en raison de l’absence de réponse de la part des ministères de l’Enseignement supérieur et de la Santé à leurs revendications légitimes et urgentes, en particulier le rejet catégorique de la réduction de la durée de la formation de sept à six ans, en l’absence de textes réglementaires et légaux clairs garantissant la qualité de l’enseignement et de la formation théorique et pratique ; le refus du décret réduisant le nombre d’années de formation émis unilatéralement sans concertation avec les étudiants ; le refus de porter atteinte à la valeur morale et scientifique du diplôme de docteur en médecine ; l’obligation de fournir des infrastructures, notamment des laboratoires et des équipements médicaux suffisamment capables d’accueillir le nombre croissant d’étudiants nouvellement inscrits ; et l’augmentation du montant des bourses compte tenu de la hausse vertigineuse des prix des matières premières", rappelle l’AMDH.
L’AMDH responsabilise in fine le gouvernement, en particulier les ministères de tutelle, qu’elle appelle à ouvrir un dialogue responsable et immédiat avec les étudiants sur les problèmes persistants, aboutissant au règlement de leurs revendications.
Les étudiants en médecine maintiennent un boycott ouvert jusqu’à nouvel ordre
Les étudiants en médecine en boycott ouvert, les examens reportés jusqu’à nouvel ordre
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