Prolongation de l’année scolaire : aucun impact majeur sur les écoles privées
La prolongation de l’année scolaire d’une semaine n’aura aucun impact majeur sur les écoles privées. Toutefois, à l’instar des écoles publiques, celles-ci auront la flexibilité de programmer les dates des examens locaux normalisés en fonction de l’état d’avancement du programme scolaire, tout en veillant à les organiser au plus tard le 2 mars.
Dans une circulaire publiée mardi 2 janvier en fin de journée, le ministère de l’Education nationale a dévoilé son plan national de gestion du temps scolaire et d’organisation pédagogique des apprentissages. Ce dernier fait suite au mouvement de protestation toujours en cours dans le secteur, qui dure depuis au moins deux mois. Cette circulaire a-t-elle un impact sur le secteur privé ? Et si oui, lequel ?
"La circulaire relative à la prolongation de l’année scolaire d’une semaine concerne les deux secteurs, public et privé", déclare Amine Azzouzi, vice-président de la Fédération de l’enseignement privé, joint par Médias24.
Aucun impact majeur sur le secteur privé
"Dans le secteur privé, ce prolongement ne change pas grand-chose. A titre d’exemple, les examens du baccalauréat, qui étaient prévus les 3, 4, 5 et 6 juin, seront organisés les 10, 11, 12 et 13 juin", explique notre source. "Cela fera une semaine de préparation en plus pour les bacheliers. Il n’y aura donc pas d’impact susceptible de boucler l’année scolaire."
"En temps normal, le programme scolaire annuel est finalisé vers début mai ou mi-mai dans le secteur privé, ce qui laisse jusqu’à quatre semaines de préparation aux élèves avant de passer l’examen national du baccalauréat. Pendant cette période, l’école élabore un programme de soutien et de révision. On laisse ensuite environ deux à trois jours aux élèves pour leurs derniers préparatifs avant l’examen", poursuit notre interlocuteur.
Quid du paiement ? Cet allongement aura-t-il un coût supplémentaire pour les parents ? "Comme le stipule l’accord-cadre encadrant la relation entre les écoles privées et les parents d’élèves, signé en septembre avec le ministère de l’Education nationale et l’association des parents d’élèves, la scolarité est annuelle", nous explique M. Azzouzi. "Le paiement peut se faire par mois, par trimestre ou par an. Durant le mois de juin, qu’on ajoute ou qu’on retire une semaine, cela ne change rien pour les parents."
Flexibilité dans l’organisation des examens locaux
Outre le prolongement de l’année scolaire, cette circulaire aborde la tenue des examens locaux normalisés. "En ce qui concerne le premier semestre, le ministère a accordé la flexibilité aux écoles dans la programmation des examens locaux, en fonction de l’état d’avancement de l’achèvement des programmes scolaires, tout en veillant à les organiser au plus tard le samedi 2 mars", poursuit notre source. En effet, la circulaire accorde cette flexibilité aux examens de la sixième année primaire et de la troisième année collège.
"Cela signifie qu’une école privée qui n’a pas été perturbée par le mouvement de grève qui se poursuit depuis le début de l’année en cours, peut très bien achever son semestre comme prévu et livrer les bulletins aux élèves à temps."
"En revanche, pour les écoles touchées, en particulier dans le secteur public, le ministère leur a accordé la possibilité de tout finaliser début mars. Elles peuvent donc organiser leurs examens jusqu’à fin janvier ou en février, pour livrer les bulletins au plus tard le 2 mars." En temps normal, le premier semestre prend fin en janvier.
L’année scolaire prolongée d’une semaine, l’examen du baccalauréat décalé
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