Le salaire minimum passera à 3.111 DH à partir de ce mois
Le décret actant la hausse de 5% du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) a été adopté par le Conseil de gouvernement ce jeudi 21 septembre. Suivra sa publication au Bulletin officiel qui marquera son entrée en vigueur dès ce mois-ci.
Ce jeudi 21 septembre, le Conseil de gouvernement a adopté le décret actant la hausse du SMIG de 5%. C'est la deuxième hausse après celle de 2021. L'adoption de ce décret met fin à la polémique récente sur son application ou non.
Ainsi le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) brut passera de 15,55 DH/heure, soit un salaire mensuel de 2.970 DH, à 16,29 DH/heure, soit un salaire mensuel de 3.111 DH, que le ministre Younes Sekkouri arrondit à 3.120 DH dans sa déclaration lors du point de presse qui suit le Conseil du gouvernement.
Le salaire minimum net atteint ainsi 2.900 DH.
1,4 million de salariés continuent de percevoir moins que le SMIG
Le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences révèle que son département a analysé l'application du SMIG légal, ainsi que le salaire minimum déclaré.
Il ressort qu'entre janvier et juillet 2023, 1,4 million de salariés déclarés n'ont pas perçu le SMIG de référence ou légal. Ce qui représente 39% de la masse des salariés déclarés.
"Cela ne veut pas dire que les droits de ces salariés ne sont pas respectés, mais que ces derniers ne travaillent pas tout le mois. Globalement, les entreprises ont respecté l'application de la hausse du SMIG", explique Younes Sekkouri.
Le salaire minimum agricole passe à 2.303 DH
Le SMAG augmentera également de 5%. Calculé sur la base d'un tarif journalier, le SMAG a évolué comme suit :
- avant l'augmentation en 2022 : 76,70 DH/jour ;
- 1er septembre 2022, après augmentation de 10% : 84,37 DH/jour ;
- septembre 2023 , après augmentation de 5% : 88,58 DH/jour.
Avec cette dernière hausse, le SMAG atteint mensuellement 2.303 DH. "C'est une hausse de 400 DH entre l'année dernière et cette année", explique le ministre de l'Emploi. "Mais cela n'est pas suffisant. Il y a un engagement du gouvernement pour poursuivre la hausse du SMAG et, surtout, veiller à son application."
Pour Sekkouri, les défis dans le secteur agricole sont importants. Il y a encore quelque 300.000 employés déclarés qui doivent atteindre le SMAG. "Ce n'est pas une violation de la loi, mais c'est une problématique de déclaration des salariés tous les jours du mois", précise-t-il.
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