Dialogue social, PLF 2024 : suivez en direct la conférence de presse de la CGEM...
Entouré de plusieurs membres du bureau, le président de la CGEM, Chakib Alj, tient sa conférence de presse de la rentrée. Les deux principaux points au menu sont la préparation du PLF 2024 et le dialogue social. LIVE.
Ce vendredi 1er septembre, la CGEM a tenu son conseil d'administration. Deux thèmes retiennent l'attention en cette rentrée : le PLF 2024 d'une part, le dialogue social d'autre part.
Dans sa déclaration liminaire, Chakib Alj a confirmé que ces deux sujets majeurs marquent cette rentrée. Il est revenu brièvement sur les trois premiers trimestres de l'année 2023 "durant lesquels plusieurs avancées ont été réalisées".
"Le lancement de la Charte de l’investissement, l'activation en cours du Fonds Mohammed VI pour l'investissement, la mise en œuvre du Programme Tatwir R&D et innovation, l’adoption de la nouvelle loi sur les délais de paiement, la mise en place de nouveaux programmes dédiés à la TPE, à l'entrepreneuriat et à la promotion de l'employabilité ou encore le remboursement des crédits TVA sont autant d’accomplissements atteints grâce à un partenariat public-privé solide et efficace", estime-t-il. "Mais est-ce suffisant ? Malheureusement, non."
"Pour les semaines et mois à venir, nous devons accélérer la cadence pour consolider ces acquis et continuer de construire une économie nationale plus forte, plus innovante, plus inclusive et créatrice davantage d'emplois et de valeur ajoutée."
"Il est important de redoubler d’efforts et de libérer les énergies pour que notre tissu entrepreneurial soit plus compétitif et capable de relever les défis que nous impose une conjoncture mondiale complexe et imprévisible, marquée par une inflation inédite. Les entreprises marocaines vivent actuellement beaucoup de difficultés, dont une grande pression sur leur trésorerie, mais elles ne baissent pas les bras. Il faudra donc leur donner les moyens de traverser ces difficultés et de se développer."
Ainsi, la CGEM attend de la prochaine loi de finances "qu’elle soit favorable à la croissance des entreprises et à la création d’emplois", souligne Alj.
"Début juillet, la CGEM a déposé ses recommandations pour la loi de finances 2024 au ministère de l’Économie et des finances. Nos propositions pour cette loi de finances sont pragmatiques et réalistes. Elles émanent des fédérations sectorielles, des CGEM Régions et d’un ensemble de commissions et traduisent donc les préoccupations des entreprises toutes tailles confondues.
"Ces recommandations que nous porterons avec force, via notre groupe à la Chambre des conseillers et la commission Fiscalité et douane de la CGEM, s'articulent principalement autour de la réforme de la TVA et de celle de la fiscalité locale.
"Pour ce qui est du dialogue social, sujet qui fait couler beaucoup d’encre en ce moment, le conseil d’administration de la CGEM a reçu ce matin M. Younes Sekkouri pour échanger. Comme vous le savez, l’Etat, les syndicats et la CGEM ont signé un accord tripartite en avril 2022, qu’on avait qualifié de véritable avancée.
"Dans le cadre de cet accord, un calendrier a été établi avec des échéances pour le respect des engagements pris par chacun des partenaires sociaux, dont les deux augmentations du SMIG, la promulgation de la loi sur la grève et la révision du Code du travail qui a plus de vingt ans. Je tiens à insister sur le fait que les entreprises ne sont pas du tout contre une deuxième augmentation du SMIG.
"Le vrai sujet, pour la CGEM, est la création de plus d'emplois de qualité pour nos concitoyens. Cela passe par la promulgation de la loi sur la grève et la mise à jour du Code du travail qui doivent absolument accompagner la Charte de l'investissement.
"Dans une démarche constructive, M. Younes Sekkouri nous a confirmé l'entrée, dans les jours qui viennent, de la loi sur la grève dans le circuit législatif et s’est engagé pour la révision du Code du travail.
"Par ailleurs, la CGEM continuera à militer pour qu’une attention plus importante soit accordée aux TPME, qui représentent 95% des membres de la Confédération et le moteur de notre économie, et ce, via un soutien plus prononcé en matière :
- d’accès au financement - d’ailleurs, nous attendons avec impatience l’opérationnalisation du dispositif spécifique dédié aux TPME, prévu dans le cadre de la Charte de l’Investissement avant la fin de cette année ;
- d'accès à la commande publique ;
- d'accès à une formation professionnelle de qualité répondant aux besoins des entreprises.
"Un autre sujet essentiel au développement de notre tissu industriel est l’énergie. Nous attendons toujours l’ouverture de la moyenne tension aux énergies renouvelables pour, d’un côté, réduire le coût de l’énergie et, de l’autre, accélérer la décarbonation de notre industrie à l’approche d’échéances cruciales comme l’entrée en vigueur de la taxe carbone aux frontières.
"Dans ce sens, nous avons reçu plusieurs textes réglementaires de la part du ministère de la Transition énergétique et du développement durable que nos fédérations concernées sont en train d'étudier (...)."
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