Cannabis : 150 nouveaux écotypes identifiés pour la Beldya au Maroc

"Pour la Beldya, rien n’est fait au hasard. Les recherches sur cette variété locale se poursuivent et donnent de bons résultats, d’où son autorisation cette année" par l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis, a expliqué son directeur général, Mohamed El Guerrouj.

Cannabis : 150 nouveaux écotypes identifiés pour la Beldya au Maroc

Le 18 mai 2024 à 12h54

Modifié 18 mai 2024 à 16h59

"Pour la Beldya, rien n’est fait au hasard. Les recherches sur cette variété locale se poursuivent et donnent de bons résultats, d’où son autorisation cette année" par l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis, a expliqué son directeur général, Mohamed El Guerrouj.

La culture de la Beldya, variété locale du cannabis, a été autorisée cette année pour la première fois au Maroc par l’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC), après une année test de la culture des semences importées de cannabis.

"Pour cette variété, les recherches se poursuivent", a déclaré Mohamed El Guerrouj lors d’un atelier de travail organisé ce vendredi 17 mai par la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP).

"Une convention de 10 millions de dirhams a été signée avec l’Institut national de la recherche agronomique, et nous avons déjà identifié 150 nouveaux écotypes", a-t-il souligné.

"Nous n’avons pas autorisé cette variété pour rien. Nous avons de bons résultats", en termes de recherche. "Les agriculteurs sont demandeurs, car si tous attendent la semence importée de cannabis, nous n’avancerons pas par rapport aux objectifs des petits agriculteurs qui n’ont pas l’eau. La Beldya, c’est le bour. Ce sont des semis de février ; ça n’a rien à voir avec les semences importées", a encore expliqué Mohamed El Guerrouj.

Et d’ajouter : "La Beldya a été traitée d’une manière intelligente avec les coopératives de production, la situation est maîtrisée."

"En octobre 2024, nous aurons la première semence marocaine de Beldya à commercialiser"

"Cependant, la totalité des écosystèmes identifiés ont un THC supérieur à 1%. L’article 6 de la loi en vigueur régissant les activités du cannabis est clair. Il stipule que l’industrie pharmaceutique est la seule à pouvoir utiliser le THC supérieur à 1%. Ce qui fait que pour la Beldya, il y a un engagement direct selon lequel seule l’industrie pharmaceutique constituera l’utilisateur final", poursuit Mohamed El Guerrouj.

"Dans la convention signée entre les opérateurs de transformation et les industriels pharmaceutiques, il est clairement indiqué que dans le cas où ces industriels n’achètent pas la Beldya, les opérateurs de transformations devront détruire du THC et n’en laisser que 1%. Il y aura donc un retour vers le 1%. Et au Maroc, nous aurons, vers fin octobre prochain, la première semence marocaine de Beldya à commercialiser, avec un THC inférieur à 1% et un CBD maximum".

"Avec les experts, nous avons toutefois constaté que tous ceux qui ont fait l’extraction pour réduire le taux du THC sont également obligés de réduire le CBD. Sur le plan de la rentabilité économique, ils pourront être perdants. Sauf que si au Maroc nous sommes à un THC inférieur à 1%, lorsque les opérateurs voudront commercialiser leur CBD en Europe, le taux devra être inférieur à 0,2 ou à 0,3%."

"Cela signifie que même s’ils ont de la semence légale avec un taux de THC de 0,9%, ils seront obligés de le réduire, et en le réduisant, ils réduiront également le taux de CBD. Dans ce cas, la rentabilité entre en jeu. C’est pour toutes ces raisons que l’on continue de travailler sur la Beldya, sur le plan de la rentabilité quant à l’utilisation du CBD", conclut Mohamed El Guerrouj.

Vous avez un projet immobilier en vue ? Yakeey & Médias24 vous aident à le concrétiser!

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous

Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.

A lire aussi


Communication financière

Wafa Gestion: Communication FCP “CAP SECURIVALO” Rapport du commissaire Aux Comptes Période du 1er Octobre 2023 au 31 Mars 2024

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.