Mariage, divorce, état civil... ces procédures facilitées pour les MRE
En matière de droit de la famille, certaines procédures ont été simplifiées au profit des Marocains résidant à l'étranger, auprès des services consulaires du Maroc.
Les démarches administratives en matière de droit de la famille avaient fait l’objet, en 2016, d'une déjudiciarisation en faveur des Marocains résidant à l’étranger.
Cette année-là, une circulaire interministérielle (conjointement signée par le ministre de l'Intérieur, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Justice et le ministre chargé des MRE), avait été adressée aux chefs des missions diplomatiques et centres consulaires marocains à l'étranger, aux walis des régions, gouverneurs et premiers présidents des cours d'appel, mais aussi aux procureurs généraux, présidents des tribunaux de première instance et procureurs du Roi, ainsi qu'aux magistrats affectés aux ambassades du Maroc à l'étranger.
Ainsi, en matière de mariage, il est possible pour les époux de faire un avenant au contrat de mariage auprès des services consulaires lorsque l’acte de mariage, signé conformément aux mesures administratives du pays de résidence, ne prévoit pas la présence de deux témoins musulmans.
Cet avenant peut donc prévoir les témoignages des deux individus musulmans et sera déposé aux adoul ou aux chargés d’exécuter les fonctions adoulaires dans les services consulaires. Cette démarche peut être effectuée par l’un des deux époux seulement, dans le cas où le témoignage ne porte pas sur des engagements financiers qui concernent l’autre époux (tel que la dot par exemple). Dans ce cas-là, la présence des deux époux est obligatoire.
La circulaire interministérielle encourage à accepter le dépôt d’une copie de l’acte de mariage signé conformément aux mesures administratives du pays de résidence, mais aussi d’accepter le dépôt de l’acte du mariage signé trois mois auparavant.
Les chefs des missions diplomatiques et des centres consulaires sont incités, à travers cette circulaire, à réaliser, dans les plus brefs délais, les procédures de conciliation des tribunaux marocains. Et sont également invités à notifier rapidement les concernés des plis judiciaires, par tous les moyens possibles.
Les MRE qui s’apprêtent à se marier sont sensibilisés quant au mariage réalisé à travers une procuration, et les problèmes qui peuvent en découler dans les pays qui ne le reconnaissent pas, sachant qu’au Maroc la présence des époux lors de la signature de l’acte est obligatoire.
En matière de divorce, les décisions définitives des tribunaux étrangers peuvent être adoptées sans demander aux MRE de suivre la procédure d’exequatur, à moins qu’elles ne portent sur des engagements financiers ou qu’elles ne soient en violation avec l’ordre public national.
Reconnaissance de paternité : sans acte, conforme à la Moudawana
En matière d'état civil, il convient de noter que selon ladite circulaire, le résumé de l’acte de mariage, lors de l’inscription d’une naissance dans le registre de l’état civil, n’est pas exigé. L’acte de mariage signé devant les autorités du pays de résidence ou bien l’acte signé auprès des autorités marocaines, voire la décision judiciaire prouvant le mariage, peuvent être utilisés.
Les agents d’état civil sont incités à approuver les inscriptions au registre d’état civil des enfants nés d’une mère marocaine, et de procéder à cette inscription en l’absence d’acte de mariage, tant qu’il y a une reconnaissance de paternité, que le père soit marocain ou étranger. Et ce, à condition que cette reconnaissance réponde à toutes les conditions prévues dans le Code de la famille.
À noter que l’article 145 du la Moudawana dispose que “dès que la filiation parentale de l'enfant d'origine inconnue est établie à la suite soit d'une reconnaissance de parenté, soit d'une décision du juge, l'enfant devient légitime, accède à la filiation de son père et suit la religion de ce dernier. Ils héritent mutuellement l'un de l'autre ; l'établissement de la filiation paternelle entraîne les empêchements à mariage et crée des droits et des devoirs entre le père et l'enfant”.
L’article 160 du même texte prévoit que “la filiation paternelle est établie par l'aveu du père (Iqrar) qui reconnaît la filiation de l'enfant, même au cours de sa dernière maladie, conformément aux conditions suivantes :
- le père qui fait l'aveu doit jouir de ses facultés mentales ;
- la filiation paternelle de l'enfant reconnu ne doit être établie que s'il n'y a pas filiation déjà connue ;
- les déclarations de l'auteur de la reconnaissance de paternité ne doivent pas relever de l'illogique ou de l'invraisemblable ;
- l'enfant reconnu doit donner son accord, s'il est majeur au moment de la reconnaissance de paternité.
Si cette reconnaissance a eu lieu avant l'âge de majorité, l'enfant reconnu a le droit, lorsqu'il atteint l'âge de majorité, d'intenter une action en justice visant à désavouer la filiation paternelle. Lorsque celui qui reconnaît la paternité désigne la mère de l'enfant, celle-ci peut s'y opposer en désavouant en être la mère ou en produisant les preuves établissant le défaut de véracité de la reconnaissance de paternité. Toute personne qui a intérêt peut formuler un recours contre la véracité de l'existence des conditions de la reconnaissance de paternité (Istilhaq) précitées, tant que l'auteur de cette reconnaissance de paternité est en vie”.
à lire aussi

Article : Mohammed Moubdii condamné à 13 ans de réclusion
L’ancien ministre et ex-maire de Fkih Bensalah a été condamné ce jeudi 21 mai par la chambre criminelle près la cour d’appel de Casablanca pour des faits de dissipation de deniers publics. Il devra également verser 30 millions de dirhams à la commune, partie civile dans ce dossier ouvert depuis près de deux ans. Contactée par Médias24, la défense annonce déjà son intention de faire appel.

Article : Mohammed Ezzahaoui nouveau directeur des douanes, Abdellatif Amrani confirmé à la tête de la TGR
Mohammed Ezzahaoui a été nommé nouveau directeur général de l’Administration des douanes et impôts indirects. Il succède à Abdellatif Amrani nommé à la tête de la Trésorerie générale du Royaume.

Article : Capital-investissement : levées record, sorties record, le Maroc change de braquet en 2025
Le capital-investissement marocain a signé une année 2025 record, avec 6,6 MMDH de levées de fonds, 2,2 MMDH investis et 4,2 MMDH de désinvestissements. Au-delà des volumes, les données de l’AMIC montrent un marché qui gagne en profondeur, porté par le retour des investisseurs marocains, la montée des sorties par IPO et marché secondaire, et un stock de 9,2 MMDH encore disponible pour les prochaines années.

Article : En 2021, l’emploi informel représentait 76% de l’emploi total au Maroc (HCP)
C’est un chiffre choc que publie le haut-commissariat au Plan (HCP), nettement supérieur aux statistiques des caisses sociales. L’informel n’est pas seulement un secteur à régulariser. Au Maroc, il est aussi le symptôme d’une économie qui ne crée pas assez d’emplois formels pour absorber celles et ceux qui veulent travailler. Il protège contre le chômage immédiat, mais il reporte la facture sur l’avenir, sous forme de faibles droits sociaux, de retraites fragiles et de pression accrue sur le modèle social.

Article : Olympiades de mathématiques : trois élèves du lycée Léon l’Africain de Bourgogne remportent le 1er Prix académique par équipe
Les élèves Inas Aachib, Ilyass Brahimi et Ali Benjelloun ont décroché le 1er Prix académique par équipe lors des Olympiades de Mathématiques, confirmant le niveau d’excellence académique du lycée Léon l’Africain.

Article : Marché central de Casablanca : 36,6 millions de DH pour lancer les travaux de réhabilitation
Le Marché central de Casablanca entame une nouvelle phase de transformation. Le marché des travaux de réhabilitation et de valorisation de ce site historique a été attribué à la société G3C pour un montant de 36,6 millions de DH, avec à la clé un vaste chantier de modernisation incluant notamment un rooftop dédié à la restauration.