Sécurité hydrique: L’impact positif des dernières précipitations sur les réserves des principaux barrages (images satellites)
Le retour des précipitations en mars et avril a permis d'augmenter les réserves des barrages de manière modeste, mais cette hausse est néanmoins importante compte tenu du contexte de sécheresse persistante pour la sixième année. Par images satellite, voici comment les retenues des plus grands barrages du royaumes ont évolué.
Dans un contexte d’amplification de réchauffement climatique, l’année 2024 a connu un début difficile marqué par la diminution des précipitations et une hausse inédite des températures. Cette situation a fait naître la menace d'une sécheresse très sévère qui pourrait freiner la croissance et amplifier le chômage rural, principalement tributaire de l'agriculture.
La situation hydrique actuelle a incité le gouvernement à accélérer ses projets en programmant la construction de 18 grands barrages, dont le barrage de M'dez dans la province de Sefrou, qui est en quasi-finalisation et permettra d'accumuler jusqu’à 700 millions de mètres cubes d'eau. Outre la construction de barrages, l'action gouvernementale compte également beaucoup sur la mobilisation des ressources non conventionnelles, plus particulièrement les projets de désalinisation, afin de diminuer la pression sur les eaux douces.
Grâce aux récentes précipitations, les barrages ont pu stocker un volume cumulé de 5,237 milliards de mètres cubes à ce jour, ce qui représente 32,49 % de leur capacité totale. Il est à noter que ce volume est à peu près l’équivalent de celui enregistré l'année dernière à la même période, qui s'élevait à 32,80%. Mais cette année, une grande partie des dotations à l’irrigation ont été sacrifiées.
Compilées par nos soins, nous illustrons l'évolution du niveau de remplissage des plus grands barrages du pays par imagerie satellitaire durant les quatre premiers mois de l'année 2024.
Barrage Al Wahda
Plus grand barrage du Maroc, le barrage Al Wahda (l’unité) a une capacité de retenue d'environ 3,522 milliards de mètres cubes d'eau. A ce jour, ses réserves atteignent 59,16% de ce volume, soit un impressionnant total de 2 milliards et 83 millions de mètres cubes d'eau stockée, la plus grande quantité stockée à l'échelle nationale, représentant près de 40% des réserves d'eau du pays. A titre de comparaison, le volume d'eau stocké dans le barrage Al Wahda équivaut à environ deux fois la quantité cumulée dans tous les barrages du bassin de Loukkos, dont la plupart ont atteint leur capacité maximale, soit un total de 1 milliard et 98 millions de mètres cubes.
La comparaison entre janvier 2024 et avril 2024 montre une importante augmentation des réserves, qui ont bondi de 30 % suite aux précipitations abondantes enregistrées en mars et avril.
Barrage Bin Ouidane
En plus de son importance hydrique, le barrage de Bin Ouidane constitue une destination touristique de renommée nationale. La diminution des réserves d'eau a entraîné une baisse de l’afflux touristique dans cette région, affectant considérablement l'économie locale, qui repose en grande partie sur l'activité touristique, tant directement qu'indirectement. Malgré les dernières précipitations, les réserves actuelles ne dépassent pas 108 millions de mètres cubes, soit seulement 8,8% des capacités du barrages.
Barrage Al Massira
Situé à proximité de Settat, le barrage Al Massira joue un rôle factionnaire dans l'approvisionnement en eau potable de la région de Casablanca-Settat et plus particulièrement de la ville de Casablanca, qui compte plus de quatre millions d'habitants. Malheureusement, depuis six ans, le barrage est en situation de détresse, ses réserves d'eau diminuant d'année en année, n’ont pas pu dépasser cette année le seuil de 2%. Le suivi de la situation entre janvier 2024 et avril 2024 révèle une augmentation timide de ses retenus.
Cependant, cette augmentation ne reflète pas la situation réelle. En effet, une comparaison des niveaux de remplissage des barrages avec ceux de 2016 met en évidence l'ampleur des réserves manquantes dues à la succession d'années de sécheresse.
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