Walid Regragui : “Il n'y a plus de petite équipe dans le football moderne”
En prévision des matchs opposant l’équipe nationale au Cap Vert et à l’Afrique du Sud, respectivement le lundi 12 et le samedi 17 juin, le sélectionneur a exprimé ses réserves quant à cette fenêtre internationale qui intervient en fin de saison, assurant toutefois que toutes les occasions sont bonnes à prendre pour préparer la CAN 2023.
Les matchs internationaux du mois de juin ont toujours suscité une forme de réserve, comme l’a indiqué Walid Regragui, le sélectionneur national, lors d’une conférence de presse organisée ce samedi 10 juin, au Complexe Mohammed VI de Salé.
Ce sera encore une fois le cas à l’occasion du match amical prévu ce lundi 12 juin au Complexe Moulay Abdellah à Rabat, qui mettra aux prises l’équipe nationale au Cap Vert, à partir de 20h. Idem pour la rencontre qui sera disputée en Afrique du Sud, pour le compte des éliminatoires de la CAN 2023, le samedi 17 juin. Compétition pour laquelle le Maroc a d’ors et déjà validé son billet.
Si cette fenêtre internationale est compliquée à gérer, c’est principalement pour les raisons suivantes :
- En fin de saison, le physique et le mental des joueurs sont éprouvés ;
- Placée juste avant le mercato d’été, il plane sur cette fenêtre internationale le risque de blessure qui pourrait handicaper les internationaux marocains en cas de transfert.
Ajoutez à cela le peu d’enjeu qui entoure ses rencontres et vous comprendrez la difficulté des sélectionneurs à gérer une période aussi délicate. Un écueil que Walid Regragui n’a pas oublié de souligner. "C’est un mois difficile car c’est la fin de saison, les joueurs sont fatigués mentalement et physiquement. Nous allons essayer de finir le mieux possible la saison et poursuivre sur la bonne dynamique enclenchée lors de la dernière Coupe du monde", a-t-il indiquer.
Une bonne préparation pour la CAN 2023
Cela dit, les deux prochaines rencontres auront l’avantage pour l’équipe nationale de se frotter à un style de football différent de celui des équipes affrontées lors de la formidable épopée du Mondial 2022, quand bien même certains observateurs ont exprimé des réserves par rapport au niveau des prochains adversaires du Maroc.
Raison pour laquelle le sélectionneur a tenu à rappeler que le Onze national “respecte toutes les équipes. Il n’y a plus de petite nation dans le football moderne. Le Cap Vert possède dans ses rangs une pléthore de joueurs qui foulent les pelouses européennes, ce ne sera pas aussi simple qu’il y paraît de les affronter”, a-t-il prévenu.
En ce sens, Walid Regragui promet de retoucher son équipe par dose homéopathique lors des deux prochains rendez-vous, au gré des niveaux de fatigues de certains cadres (Hakimi, Saïss, En-Nesyri, Aguerd, Bounou…), mais aussi des blessures (Ounahi, Amallah), à l’image de celle de Adam Massina, qui a dû quitter le stage.
Une chose est sûre, les prochains matchs permettront au sélectionneur d’observer l’apport de nouveaux joueurs. “Ce ne sera pas le même onze contre le Cap Vert et l’Afrique du Sud, quitte à perdre des points au classement FIFA”, affirme-t-il.
"En cas de contre-performance, les joueurs sur le terrain perdront également des points aux yeux du staff", notamment en vue de la Coupe d’Afrique des nations 2023, décalée en janvier 2024 et qui se tiendra en Côte d’Ivoire.
Ces deux oppositions vont ainsi offrir au sélectionneur un terrain de jeu idéal pour préparer les futures échéances. “L’ossature de l’équipe est en place, mais la porte est ouverte à de nouveaux joueurs, même si ce n’est pas mon objectif de déstabiliser le groupe avec plusieurs changements”.
La stabilité est sans doute une des clés du succès, d’autant que le sélectionneur insiste sur le fait que le Maroc “est favori à la prochaine CAN, au même titre que dix autres nations africaines, dont le Sénégal, la Côte d’ivoire, la Tunisie…”.
Enfin, M. Regragui a tenu à exprimer sa satisfaction eu égard aux parcours européens victorieux de plusieurs internationaux, notamment Nayef Aguerd, titré en Conference League avec West Ham aux dépens de la Fiorentina de Sofyan Amrabat, mais aussi Youssef En-Neysiri et Yassine Bounou, vainqueurs de l’Europa League.
“Je suis heureux pour les joueurs qui ont participé aux finales européennes car ça leur permet de gagner en expérience et de gonfler leurs palmarès”. Et de conclure : "Il faut rendre hommage à l’Académie Mohammed VI qui a produit des joueurs de grande qualité. C’est magnifique”.
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