CGEM : Alj-Tazi ont fait face à un premier mandat très mouvementé (Covid, Russie-Ukraine, réformes)
À l’ouverture de l’Assemblée générale ordinaire et élective de la CGEM, le duo Chakib Alj et Mehdi Tazi, candidats à leur propre succession à la tête du patronat, ont présenté le bilan de leurs trois années de présidence, marquées par la gestion de deux crises majeures.
"Au moment de notre élection, Mehdi et moi, ici même il y a un peu plus de trois ans, avions certes un programme très clair, mais ignorions complètement ce qui nous attendait. En mars 2020, le monde a été frappé par une pandémie inédite, engendrant des crises sanitaire et économique sans précédent et refaçonnant les chaînes de valeur mondiales", déclare Chakib Alj.
"Les impacts du Covid-19 sur les entreprises marocaines ont été exacerbés par les répercussions de la guerre russo-ukrainienne, qui a entraîné une augmentation faramineuse des prix des matières premières et accentué le manque de visibilité. Face à cela, les entreprises marocaines ont grandement fait preuve de résilience ; et qui dit résilience, dit anticipation, agilité, engagement, solidarité, inclusion et intelligence collective. Ce sont ces valeurs qui nous ont animés tout au long de ce premier mandat", poursuit le président. Il a rappelé que la CGEM avait joué un rôle central dans la gestion de la crise au sein du Comité de veille économique (CVE), dont "la priorité était indiscutablement la préservation de l’emploi, des secteurs et de la TPME plus particulièrement, épine dorsale de notre économie".
La réforme du Code du travail et la promulgation de la loi sur la grève constituent une urgence
Chakib Alj a ensuite présenté les chantiers qui ont abouti. Il a cité :
- La conclusion, en avril 2022, de l’accord social tripartite formant un tout indivisible. "Notre position reste inchangée : la réforme du Code du travail et la promulgation de la loi sur la grève constituent une urgence. Le gouvernement et les syndicats doivent respecter leurs engagements, tout comme le secteur privé a respecté les siens."
- La participation à l’élaboration de la Charte de l’investissement : "Nous travaillons pour que cette Charte puisse profiter aux TPME, moteur de notre économie. Nous avons des promesses d’un déploiement rapide."
- L’adoption de plusieurs dispositions fiscales proposées par la CGEM.
- Les solutions aux délais de paiement et à la question d’accès aux marchés publics.
- Les initiatives relatives à la formation professionnelle.
- La promotion de la R&D et de l’innovation, à travers le programme Tatwir R&D d’un montant de 300 millions de dirhams par an.
- L’accompagnement effectif des entreprises dans leur décarbonation.
Une transformation interne au sein de la CGEM
"Tout en œuvrant pour l’avancement des chantiers économiques, nous avons également tenu à opérer une transformation interne pour donner aux différentes composantes de la CGEM les moyens de mener à bien leurs missions", a encore expliqué Chakib Alj. Il a ainsi évoqué la consolidation et la modernisation de la gouvernance, au niveau du découpage sectoriel, du découpage régional, de la consécration du caractère de neutralité de la Confédération et du processus de gestion de l’élection du Groupe CGEM à la Chambre des conseillers.
"Nous avons également opéré une réorganisation des équipes internes afin qu’elles répondent au mieux et avec agilité aux besoins des membres, tout comme nous avons mis en place une offre de services structurée et à forte valeur ajoutée pour les entreprises, qui ont été d’une grande utilité pour nos membres, notamment pendant la pandémie", a-t-il expliqué.
"Je suis fier de dire que la CGEM est actuellement une organisation très entendue et respectée par les pouvoirs publics, les partenaires sociaux et les institutions nationales et internationales avec lesquelles elle interagit au quotidien. C’est cette posture que nous aimerions maintenir, voire ancrer davantage lors de notre deuxième mandat !", a conclu Chakib Alj.
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