Finances publiques : verbatim de l'intervention de Lekjaa au Parlement
Devant les députés, le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, s'est arrêté ce lundi 20 mai sur les finances publiques au milieu de la mise en œuvre des réformes socioéconomiques engagées. VERBATIM.
"Les aides sociales directes bénéficient aujourd'hui à plus de 6 millions de familles, mensuellement et régulièrement. Nous avons réalisé par ailleurs un bond exceptionnel de manière collective et cumulative dans le financement du logement, en fournissant des possibilités d'accès au logement pour les classes pauvres et moyennes avec un soutien direct", a indiqué Fouzi Lekjaa.
"Nous avons pu également moderniser le dialogue social afin de protéger la classe moyenne et lui accorder les moyens nécessaires pour conserver sa place au sein de la pyramide sociale. Ces engagements entamés dans le cadre de la consolidation de l'Etat social nous coûteront, en 2026, 90 MMDH, soit 8% du PIB actuel. Les réformes engagées permettent d'accroître de 12%, annuellement, nos revenus".
La pression fiscale a diminué de 23% à 21%
"Ces marges budgétaires que nous avons collectivement apportées vont permettre au gouvernement de mettre en œuvre ces chantiers et, à terme, de maintenir les équilibres macroéconomiques et même de réduire le déficit de 7% (2021) à 3% en 2026. Les premières données relatives à l’exécution de la loi de finances, au titre des quatre premiers mois de l'année en cours, affichent une augmentation de 17,5% des ressources fiscales", a-t-il en outre souligné.
"La pression fiscale a diminué de 23% à 21%. Les impôts n'ont pas augmenté. L'assiette fiscale s'est vu tout simplement élargir pour inclure les gens qui devaient payer certains impôts. Les révisions qui ont concerné les impôts sur les sociétés et la TVA ont permis d'atteindre ces résultats".
29 MMDH seront nécessaires en 2029 pour les aides sociales directes
"En ce qui concerne le renchérissement des prix, au contraire, comme l'a signalé antérieurement le ministre de l'Agriculture, l'Etat a injecté sur les deux dernières années 8 MMDH pour maintenir inchangés les prix actuels. 9 MMDH ont été injectés par l'Etat à l'ONEE pour conserver les prix. Plusieurs autres secteurs comme le transport ont bénéficié des mêmes mesures", a souligné Fouzi Lekjaa.
"L'Etat a consacré, de 2015 à 2023, 111 MMDH pour soutenir le gaz butane dont 14% seulement ont bénéficié aux pauvres (2,5 MMDH). Les personnes ayant les moyens ont bénéficié de plus de 27% de la subvention. Aujourd'hui nous privilégions les plus pauvres en leur octroyant directement des aides. Quelque 25 MMDH seront déboursés cette année pour accompagner les 3,6% millions de familles bénéficiaires de ces aides. En 2029, ce montant sera de 29 MMDH".
Pas de libéralisation du prix du gaz du butane, le prix du pain restera stable
"Le prix du gaz butane n'a pas été libéralisé, mais il s'agit simplement d'une augmentation de 10 DH. Il faut savoir que le prix réel aujourd'hui d'une bouteille de gaz de butane est de 88 DH, lequel prix est toujours subventionné par l'Etat à hauteur de plus de 35 DH", précise Lekjaa.
"Sur fond des informations qui circulent, lesquelles informations lient ce sujet à une potentielle hausse des prix de certains produits, il est important d'établir les vérités. L'Etat a consacré 10 MMDH pour fournir le blé à ses prix réels et selon les quantités nécessaires. Le prix du pain est et restera stable", conclut ce dernier.
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