img_pub
Rubriques
Publicité
Publicité
EDUCATION

Omar Azziman, quel bilan à la tête du CSEFRS ?

Omar Azziman a passé plus de neuf ans à la tête du Conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique, une instance qui avait pour objectif d'assurer la vision à long terme pour ce secteur et d'éviter le cercle vicieux de la réforme de la réforme. Une décennie qui est caractérisée par l'adoption de la loi-cadre, non sans quelques difficultés.

Omar Azziman, quel bilan à la tête du CSEFRS ?
Par
Le 15 novembre 2022 à 18h42 | Modifié 16 novembre 2022 à 7h40

La nomination par le Roi de Habib El Malki en tant que nouveau président du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) vient conclure plus de neuf ans de présidence de Omar Azziman.

D’abord nommé par le Roi en tant président délégué en août 2013, Omar Azziman a été confirmé en tant que président de ce Conseil en juillet 2014, deux mois après l’adoption et la publication au bulletin officiel de la loi n° 105-12 relative au CSEFRS.

Cette loi précise que le président est nommé par le Roi pour une durée de cinq ans renouvelable une fois. Le Conseil se compose également de 100 autres membres, dont des experts et des représentants de différentes institutions (gouvernement, Parlement, établissement de l’éducation, syndicats, cadres pédagogiques et administratifs, parents d’élèves, enseignants, collectivités territoriales, etc.).

La création du CSEFRS a été instituée par la Constitution de 2011 dans son article 168, qui stipule que « ce Conseil constitue une instance consultative chargée d’émettre son avis sur toutes les questions d’intérêt national concernant l’éducation, la formation et la recherche scientifique, ainsi que sur les objectifs et le fonctionnement des services publics chargés de ces domaines. Il contribue également à l’évaluation des politiques et programmes publics menés dans ces domaines ».

Le Conseil s’inscrit donc dans une démarche participative et consensuelle. Et même s’il n’a qu’un rôle consultatif, l’objectif était aussi d’engager des réformes sur le long terme, qui échappent aux aléas de la politique et ne dépendent plus d’un changement de gouvernement, de ministre ou de majorité.

Le marathon de l'adoption de la loi-cadre

C’est dans ce sens qu’est venue l’élaboration de la Vision stratégique de la réforme 2015-2030, dont la version finale a été adoptée en mai 2015. Il a fallu ensuite la traduire en une loi-cadre, sous directives royales, pour qu’elle ait l’effet d’un contrat national contraignant sur le long terme.

Le processus d’adoption de cette loi-cadre va prendre plus de temps que prévu, sur fond de polémiques sur l’enseignement de quelques matières en langue étrangère. Pour un motif identitaire, le PJD au pouvoir a longtemps résisté avant de se résigner, sous la pression de ses alliés dans la majorité, à l’adoption du projet de loi.

La loi-cadre 51-17 relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique ne sera finalement publiée au Bulletin officiel qu’en août 2019, soit quatre ans après le discours royal qui appelait à sa mise en place.

Mais, depuis, la Commission spéciale pour le modèle de développement a également travaillé sur le sujet de l’éducation. Son président, Chakib Benmoussa, est ministre de l’Education, et Abdellatif Miraoui, actuel ministre de l’Enseignement supérieur, en était l’un des membres.

La vision du Nouveau Modèle de développement semble donc l’emporter. Néanmoins, Chakib Benmoussa rappelle à chaque fois qu’il inscrit ses réformes dans le giron de la loi cadre 51-17.

Des années riches en publications, mais faibles en impact ?

Depuis sa création, le CSEFRS a publié 12 avis, dont 10 en saisine qui concernent les projets de loi élaborés par le gouvernement et 2 en auto-saisine. Le Conseil a aussi publié depuis sa création 28 rapports, dont des rapports d’évaluation tels que les rapports PISA et PNEA.

Il a été à l’origine de l’annulation de la réforme du Bachelor. Dans un avis adressé au chef du gouvernement (en décembre 2021), il a critiqué le manque de visibilité quant à cette réforme. Quelques semaines après, le ministre Miraoui annonçait laisser tomber cette réforme, prenant en considération l’avis du CSEFRS.

Le Conseil avait également l’habitude de publier un rapport annuel sous forme de bilan et de perspectives. Enfin, il organise des colloques et des ateliers thématiques.

Le CSEFRS a donc rempli son rôle consultatif ; néanmoins on peut se demander quel a été son réel impact sur l'efficacité des réformes entreprises jusque-là.

SUSPENSION DE LA GREVE DES AVOCATS

PLF 2023 : les avocats trouvent un accord avec Aziz Akhannouch

Si vous voulez que l'information se rapproche de vous Suivez la chaîne Médias24 sur WhatsApp
© Médias24. Toute reproduction interdite, sous quelque forme que ce soit, sauf autorisation écrite de la Société des Nouveaux Médias. Ce contenu est protégé par la loi et notamment loi 88-13 relative à la presse et l’édition ainsi que les lois 66.19 et 2-00 relatives aux droits d’auteur et droits voisins.
Par
Le 15 novembre 2022 à 18h42

à lire aussi

Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
ECONOMIE

Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite

Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.

Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
ECONOMIE

Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages

Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.

Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
BUSINESS

Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice

Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.

L’Oukaïmeden,  station d’hiver et espace culte de transhumance
SOCIETE

Article : L’Oukaïmeden,  station d’hiver et espace culte de transhumance

Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.

La météo pour le lundi 27 avril 2026
Les prévisions quotidiennes

Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026

Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.

Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
Architecture et urbanisme

Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar

L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.

Toute l'actualité