Refus du bac ancien à l’université : “Rien n’interdit l’inscription, il suffit d’être patient” (Miraoui)
Alors que la difficulté à s’inscrire à l’université avec un ancien baccalauréat suscite de nombreuses réactions, Abdellatif Miraoui affirme que l’enseignement à distance est envisagé pour la prochaine rentrée universitaire.
Peut-on s'inscrire à l'université avec un baccalauréat ancien ? La question est soulevée à chaque rentrée universitaire. Le sujet prend cette fois-ci une ampleur particulière, impulsé par le hashtag #الباكالوريا_لا_تموت (“le baccalauréat ne meurt pas”), lancé par le professeur universitaire Omar Cherkaoui.
Des députés se sont emparés du sujet en interpellant le ministre de l'Enseignement supérieur à travers des questions écrites. Joint par Médias24, Abdellatif Miraoui explique qu'il n'est pas question de rejeter les anciens baccalauréats, mais de prioriser les nouveaux titulaires du diplôme. “Il suffit d'être patient”, affirme le ministre, précisant que les inscriptions seront effectuées au cours des prochaines semaines.
De son côté, Omar Cherkaoui dénonce auprès de notre rédaction le “rejet”, par les universités, des demandes d'inscription des titulaires de baccalauréats dits “anciens”, et défend le droit d’accès à l’éducation pour tous. “Des dizaines de milliers de titulaires de baccalauréats datant d’années différentes sont privés d’un droit constitutionnel, qui est celui de l'accès facile à l’éducation”, déplore cet universitaire.
“Aucune interdiction légale, que des prétextes”
“Ce droit est prévu par la Constitution dans son article 31, selon lequel les autorités publiques sont contraintes de faciliter l’accès à l’éducation pour tous. Sur le plan légal, le baccalauréat n’a pas de date de péremption. Il s’agit d’un diplôme national, reconnu à l’international, et qui n’est pas soumis à expiration”, poursuit Omar Cherkaoui.
Selon lui, “sans interdiction sur le plan légal, il n’y a que des prétextes liés à la capacité d’accueil des universités. Et ces prétextes ne peuvent suffire à rayer un droit constitutionnel, d’autant que l’on peut recourir à d’autres formules qui garantissent ce droit, comme les cours et examens à distance. L’essentiel est de donner à nouveau une chance à ces jeunes et de les empêcher de tomber dans la délinquance ou le chômage”.
Abdellatif Miraoui juge effectivement envisageable l’alternative des cours à distance, “mais pas pour cette année”. Il faudra donc attendre la prochaine rentrée universitaire pour mettre en place cette option, nous explique le ministre, qui rappelle par ailleurs que le sujet n'est pas nouveau, la question étant soulevée “à chaque rentrée universitaire”.
Des députés (PI et PPS) s’emparent du sujet
Khadija Ezzoumi (PI) et Rachid Hammouni (PPS) ont, chacun de son côté, adressé une question écrite au ministre de l’Enseignement supérieur sur les mesures à prendre pour régler cette problématique et ouvrir la voie à “tous ceux qui désirent suivre leurs études universitaires sans la condition d’un baccalauréat récent”, comme le souligne la députée.
Du même avis, le chef du groupe parlementaire du PPS estime qu’il existe “d’autres solutions” à mettre en place pour pallier la problématique relative à la capacité d’accueil limitée. Il suggère notamment le recours à des “solutions innovantes” comme l’enseignement à distance.
à lire aussi
Article : Pratt & Whitney Canada inaugure son usine de moteurs d'avions à Casablanca
Pratt & Whitney Canada a officiellement inauguré, ce mardi 21 avril 2026, sa nouvelle installation au cœur de la zone Midparc à Nouaceur. Détails.
Article : Cuivre. Prix records, projets en cascade… nourrie par les tensions géopolitiques, la ruée vers le Maroc s’accélère
Porté par un cuivre désormais autour de 13.100 dollars la tonne sur le LME et plus de 6 dollars la livre sur le COMEX, le secteur minier marocain entre dans une phase d’accélération. Entre la montée en puissance de Tizert, les ambitions de Managem (jusqu’à 182.000 tonnes en 2026) et l’arrivée de nouveaux acteurs internationaux tel KGHM, le Royaume se positionne comme un relais stratégique dans un marché mondial sous tension, où transition énergétique et dépenses de défense redessinent la hiérarchie des producteurs. Décryptage.
Article : Au SIAM 2026, OCP met en avant sa vision intégrée de l'agriculture et de l'élevage
Le groupe OCP met en avant, à l'occasion du 18e Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient du 20 au 28 avril à Meknès, sa vision intégrée des systèmes agricoles, illustrant le rôle central du phosphore dans l'articulation entre fertilité des sols, production végétale et alimentation animale.
Article : Ligue arabe : Rabat insiste sur une réponse commune aux actions iraniennes
Réuni en visioconférence le 21 avril 2026 à l’initiative de Bahreïn, le Conseil ministériel a examiné les répercussions des tensions régionales. De son côté, le Maroc a réaffirmé son soutien aux États concernés et au respect du droit international.
Article : En visite à Stockholm, Hammouchi formalise un partenariat sécuritaire inédit avec les autorités suédoises
Paraphé lors d’entretiens avec le ministre de la Justice Gunnar Strömmer et les responsables policiers du pays nordique, le dispositif inclut des canaux rapides de coopération opérationnelle et d’assistance technique.
Article : Législatives 2026. Samir Chaouki : pourquoi j'ai choisi le PJD
C’est l’une des investitures les plus commentées de ce premier round PJDiste. En propulsant Samir Chaouki, journaliste de renom et président du think tank OMEGA, dans la circonscription de Hay Hassani, le PJD envoie probablement, comme il l'avait fait par le passé, un signal d'ouverture. Entre rupture avec les méthodes classiques et volonté de transparence, le candidat se confie à Médias24 sur ce nouveau défi.