Le prélèvement d'organes après la mort cardiaque bientôt possible
Des chercheurs américains ont réussi récemment à réanimer des organes de porcs décédés d'un arrêt cardiaque. Une prouesse scientifique qui, une fois mise en pratique, rendra possible les prélèvements d'organes même après la mort cardiaque, indique la Pr Amal Bourquia, néphrologue et présidente de l'association "Reins".
Une crise cardiaque a été provoquée cliniquement chez les porcs ayant fait l'objet de l'expérimentation américaine, explique la professeure Amal Bourquia à Médias24. La mort cardiaque entraîne chez les mammifères l'arrêt de la circulation sanguine, ce qui prive les cellules en particulier et les organes plus globalement de l'oxygène provenant du sang pompé par le cœur.
Une heure après l'arrêt cardiaque, les chercheurs américains ont injecté aux porcs décédés un liquide composé d'un échantillon de leur propre sang prélevé avant leur mort et d'une forme synthétique de l'hémoglobine, qui est la protéine du transport du sang et de l'extraction du dioxyde de carbone des organes et des tissus.
Le liquide injecté comportait également des médicaments qui protègent les cellules et empêchent la formation de caillots sanguins, qui surviennent généralement après l'arrêt de la circulation sanguine.
Des organes ont été réanimés après l'injection d'un liquide
Les chercheurs ont constaté après l'injection dudit liquide que le sang s'est mis à circuler de nouveau. De nombreuses cellules ont recommencé à fonctionner, dont celles des organes vitaux, notamment le cœur, le foie et les reins.
"Cette prouesse scientifique nous donne de l'espoir pour pouvoir réanimer des organes humains que nous pouvons greffer même si le donneur est décédé après arrêt cardiaque", se réjouit la néphrologue. Rappelons que, pour l'heure, seuls les prélèvements d'organes après la mort encéphalique (mort cérébrale) sont exploités.
"La mort encéphalique, survenant des heures avant la mort cardiaque, permet le prélèvement d'organes qui demeurent en bon état puisque le cœur fonctionne toujours", explique Amal Bourquia pour qui la nouvelle découverte, une fois mise en pratique, permettra d'augmenter le nombre d'organes à greffer.
"Il est certain que ce sont des constatations scientifiques encore à un stade préliminaire. Il faudra attendre les essais cliniques pour pouvoir s'en réjouir réellement", indique l'experte, notant qu'en moyenne seules 90.000 greffes d'organes sont réalisées annuellement à travers le monde.
La pénurie d'organes, dont souffrent pratiquement tous les pays où ces greffes sont réalisées, incite néanmoins les chercheurs à trouver des alternatives aux transplantations classiques, rassure la Pr Amal Bourquia, selon qui l'année en cours a été riche en innovations scientifiques liées à ce domaine.
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