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Sahara : le Maroc n'acceptera plus de positions ambigües de ses partenaires

Round-up. L'intégrité territoriale et la marocanité du Sahara ne sont pas négociables. Être partenaire du Royaume, c'est affirmer une position claire et sans ambages sur ce dossier. Voilà la nouvelle exigence du Royaume que le Souverain a rappelée dans son discours en appelant certains partenaires historiques à préciser leur position.

Sahara : le Maroc n'acceptera plus de positions ambigües de ses partenaires

Le 21 août 2022 à 19h02

Modifié 21 août 2022 à 19h18

Round-up. L'intégrité territoriale et la marocanité du Sahara ne sont pas négociables. Être partenaire du Royaume, c'est affirmer une position claire et sans ambages sur ce dossier. Voilà la nouvelle exigence du Royaume que le Souverain a rappelée dans son discours en appelant certains partenaires historiques à préciser leur position.

DISCOURS DU 20 AOÛT. Dans les relations du Maroc avec ses partenaires, quels qu’ils soient, il y aura un avant et un après 20 août 2022.

L’intégrité territoriale du Maroc, la marocanité du Sahara ne sont pas à négocier. Depuis quelques années, le Maroc adoptait des positions de plus en plus fermes sur la question nationale. Mais l’affirmation de cette position de fermeté par le Roi donne plus de poids à cette fermeté et trace une ligne rouge.

La nouvelle position a pour objectif d’avancer, avec fermeté et pas à pas, vers le règlement définitif de ce différend artificiel autour de la marocanité du Sahara.

Cette position, le Souverain l’a explicitée en des termes on ne peut plus clairs lors de son discours du 20 août :

« Le dossier du Sahara est le prisme à travers lequel le Maroc considère son environnement international. C’est aussi clairement et simplement l’aune qui mesure la sincérité des amitiés et l’efficacité des partenariats qu’il établit », avance le Souverain.

« S’agissant de certains pays comptant parmi nos partenaires, traditionnels ou nouveaux, dont les positions sur l’affaire du Sahara sont ambiguës, nous attendons qu’ils clarifient et revoient le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque« , poursuit-il.

Les nouvelles clarifications du Souverain résonnent en écho à son discours du 6 novembre 2021 où il avait là encore affirmé que le « Maroc n’engagera aucune démarche d’ordre économique ou commercial qui exclurait le Sahara marocain ».

« Aujourd’hui, nous sommes tout à fait fondés à attendre de nos partenaires qu’ils formulent des positions autrement plus audacieuses et plus nettes au sujet de l’intégrité territoriale du Royaume », déclarait le Souverain.

Exit donc les positions ambiguës, tièdes, à géométrie variable. Le double langage ou les déclarations « politiquement correctes » sans engagement réel , la réaffirmation par les partenaires du soutien aux résolutions de l’ONU ne sont plus acceptés par le Maroc.

84% des 193 pays membres des Nations Unies ne reconnaissent pas la pseudo « rasd »

Désormais la position sur la marocanité du Sahara sera le « prisme » à travers lequel le Maroc évaluera l’engagement d’un partenaire, aussi puissant soit-il, aussi ancien soit-il.

Le Souverain insiste, à raison, sur les acquis réalisés sur ce dossier en citant nombre de pays partenaires qui ont manifesté et exprimé ouvertement et sans ambages leur soutien à l’initiative d’autonomie comme la base la plus sérieuse et la seule voie pour le règlement de ce dossier.

Il cite en premier lieu les Etats-Unis dont la position est restée constante malgré le changement d’administration. « Cet accueil favorable est désormais incontournable », affirme le Souverain.

Il cite ensuite l’Espagne « ce pays voisin qui connaît parfaitement bien l’origine et la véritable nature de ce conflit » dont la nouvelle position claire et responsable est acquise.

En plus de l’Espagne, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Portugal, la Serbie, la Hongrie, Chypre, la Roumanie, sont autant de pays européens soutenant le plan d’autonomie. S’ajoutent à eux, les pays africains et arabes.

Sans oublier les pays d’Amérique latine, ancien bastion de la thèse du polisario, qui s’alignent les uns après les autres sur la position marocaine. Le dernier en date est le Pérou qui a retiré sa reconnaissance à la pseudo « rasd » et a exprimé son appui au plan d’autonomie.

En somme et comme l’a précisé le ministère marocain des affaires étrangères récemment, sur les 193 pays membres des Nations Unies, 84% ne reconnaissent pas la pseudo « rasd » : les deux tiers des pays africains, 68% des pays d’Amérique Latine et des Caraïbes, 96% des pays asiatiques et 100% des pays européens et nord-américains ».

La France appelée à clarifier sa position ?

Dans tout ce qui précède, un pays partenaire historique du Maroc brille par son absence. La France, avec laquelle les relations sont empreintes de froidure, n’a pas été cité dans le dernier discours du souverain.

D’aucuns estiment que la France fait partie de ces « partenaires traditionnels » appelés à « revoir le fond de leur positionnement, d’une manière qui ne prête à aucune équivoque ».

Après la série d’annonces ouvertes et claires de grands pays comme les USA et des pays européens sur le dossier du Sahara, la position de la France pourtant, jusque-là premier partenaire historique du Royaume, est désormais en retrait.

Pour ne prendre que cet exemple, quand l’Espagne considère « l’initiative marocaine d’autonomie, présentée en 2007, comme la base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution du différend » ; le porte parole du Quai d’Orsay a déclaré en mars 2022 que la position française est « constante en faveur d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Dans cette perspective, le plan d’autonomie marocain est une base de discussions sérieuse et crédible ».

Et d’ajouter « la France est attachée aux bonnes relations entre ses partenaires européens et ses voisins de la rive sud de la Méditerranée. C’est par le dialogue que les défis communs pourront être surmontés ». En somme, un tissu de généralités.

S’il est difficile de prédire dans quel sens les vents des relations franco-marocaines vont souffler, il est certain que le Maroc ne dérogera pas à sa nouvelle doctrine. La balle est dans le camp français.

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