Le réaménagement du point de passage Barrio Chino à l'étude par l'Espagne
Le ministère espagnol de l'Intérieur étudie le réaménagement du point de passage Barrio Chino, qui se trouve entre la ville de Nador et Melilia, indiquent des médias espagnols.
Le réaménagement de ce point de passage, qui a été en juin dernier le théâtre d'une bousculade meurtrière ayant mené au décès de 23 migrants clandestins, sera entièrement pris en charge par l'Espagne, avec le soutien du fonds européen, ajoute la même source.
Les médias espagnols critiquent l'infrastructure de ce point de passage. C'est le plus petit et le moins protégé. Il se trouve en pente descendante, et dispose d'un couloir très étroit, qui permet à peine le passage d'une personne à la fois.
Des sources proches du dossier ont déclaré à la presse espagnole que le point de passage de Barrio Chino sera notamment doté d'une clôture anti-escalade.
Toujours selon la même source, le ministère espagnol de l'Intérieur projette de mettre en place des systèmes de surveillance modernes au niveau des points de passage de Sebta et Melilia, notamment l'identification faciale et la saisie de données biométriques.
Pour le moment, ce passage est fermé depuis le déclenchement de la pandémie du Covid. Compte tenu de la reprise de l'opération Marhaba, le Maroc et l'Espagne ont ouvert le passage de Tarajal à Sebta, et celui de Beni Ensar à Melilia, les deux principaux.
Rappelons que la réparation des clôtures de Sebta et Melilia a été convenu en janvier 2019 par le Conseil des ministres d'Espagne; celles-ci présentant un degré important de détérioration. La première phase de ce programme a été entamé en novembre 2019. Le 19 juillet dernier, le gouvernement espagnol a approuvé la dernière phase à Sebta. Reste à présent l'achèvement les travaux au niveau des passages de Melilia, conclut la même source.
à lire aussi
Article : Antidumping sur les couvertures : Mazafil et Cosyfil s'expliquent
Mazafil et Cosyfil demandent l’instauration de droits antidumping sur les importations chinoises et égyptiennes d’étoffes à longs poils pour couvertures. Les deux producteurs dénoncent des prix anormalement bas et défendent une mesure destinée, selon eux, à rétablir une concurrence loyale.
Article : Viandes rouges : la hausse des prix devient-elle la nouvelle norme ?
Après les fortes tensions observées durant la période de Aïd al-Adha, les prix restent orientés à la hausse un mois plus tard. Cette situation interroge d'autant que ces prix, jugés autrefois exceptionnels, s'installent. Les dessous d’une flambée durable.
Article : Gaz naturel : sans cadre légal, la feuille de route marocaine reste fragile
De Nador West Med à l’unité flottante de regazéification envisagée dans l’appel à manifestation d’intérêt, le Maroc commence à dessiner son infrastructure gazière. Mais, faute de loi pour organiser le transport, le stockage, la fourniture et la régulation du marché, les investisseurs restent face à une équation incertaine, déjà renvoyée de gouvernement en gouvernement depuis Abbas El Fassi.
Article : Imad Bakkali, nouveau PDG de Centrale Danone
Il prendra ses fonctions le 1er juillet, en remplacement d’Hervé Barrère, qui quitte le groupe pour des raisons familiales après neuf ans chez Danone. Fort de plus de vingt-trois ans d’expérience dans les biens de grande consommation, il devra poursuivre la transformation de l’entreprise.
Article : Sahara : l’élection de de la Espriella peut-elle faire basculer la position de la Colombie ?
De Bogota à Rabat, l’élection d’Abelardo de la Espriella est observée au-delà de son seul enjeu colombien. Le nouveau président succède à Gustavo Petro, qui avait rétabli les relations avec la "rasd" trois jours après son investiture et multiplié les signaux favorables au polisario. Pour le Maroc, la question est désormais de savoir si cette ligne survivra au retour de la droite au pouvoir.
Article : RGPH 2024 et découpage électoral au Maroc, analyse d'un fossé grandissant entre démographie et représentativité
L'urbanisation rapide confirmée par le recensement de 2024 interroge la physionomie de la future carte électorale marocaine. Alors que certaines banlieues connaissent une forte croissance et que des centres-villes se vident, le ratio d'habitants en âge de voter par député affiche des écarts sans précédent. Décryptage des tensions techniques, géographiques et politiques qui pèsent sur la préparation du scrutin de septembre 2026.