Éolien : le repowering de Koudia Al Baida nécessitera 1,4 MMDH
C'est une opération inédite que lance Masen avec le full repowering du parc éolien de Koudia Al Baida. Un remplacement intégral des anciennes turbines par de nouvelles qui permettent de doubler la capacité installée et de multiplier par 2,5 l'énergie produite.
Cette opération de repowering dont le bouclage financier a été annoncé ce lundi 18 juillet est une "première nationale et continentale". "Elle fait partie des rares opérations de ce type au niveau international", nous apprend Tarik Hamane, directeur du développement à Masen.
Sa particularité ? C'est un full repowering. "Il consiste en un remplacement intégral des turbines existantes par des nouvelles. 90 turbines existantes d'une capacité unitaire de 600 kW vont être remplacées par 20 turbines de dernière génération qui font 5 MW chacune", nous indique-t-il.
Ce remplacement permet de doubler la capacité de production sur la même assiette foncière. "Ces 20 nouvelles turbines sont beaucoup plus grandes et plus performantes. Elles génèrent donc un meilleur rendement sur le même gisement éolien puisque, avec cette opération, on double la capacité installée. L'énergie produite est pratiquement multipliée par 2,5", précise Tarik Hamane.
Un investissement de 1,45 MMDH porté par les banques commerciales
Cette opération est importante car elle concerne le plus ancien parc éolien marocain et lui permet de se mettre au niveau des parcs récents.
Koudia Al Baida est le premier parc éolien mis en service au Maroc et en Afrique, il y a près de vingt-deux ans. Il a été lancé en août 2000 par l’ONEE, avec une capacité initiale de 50,4 MW.
Cette opération de repowering total nécessitera 1,45 MMDH, dont le financement a été porté intégralement par des banques commerciales. "Notre objectif a été d'optimiser le financement en impliquant les banques marocaines et internationales pour sortir avec un tarif optimisé et compétitif", commente notre interlocuteur.
Le développement de l'opération a nécessité près de trois ans. "Il y a plusieurs études à lancer comme les études de gisements de vents, les études techniques, les études environnementales... Ensuite, il faut sélectionner le turbinier et boucler la partie financière", décrit le directeur du développement à Masen.
Avec un investissement de plus d'un milliard de dirhams et trois ans de développement, la question d'investir autant de temps et d'argent dans un projet existant plutôt que dans un nouveau se pose.
Qu'est-ce qui plaide en faveur d'un projet de full repowering plutôt qu'un nouveau parc ? "Tout dépend de la disponibilité du foncier", répond Tarik Hamane.
"Dans les zones où il est difficile d'avoir du nouveau foncier, il est préconisé de penser au repowering surtout quand le gisement est de grande qualité. Par ailleurs, le repowering devient nécessaire au bout d'une certaine durée. Après vingt-cinq ans de service, la production d'un parc existant commence à diminuer, et donc il faut penser à améliorer son rendement", explique-t-il.
C'est une opération qui deviendra nécessaire dans le futur. Selon le directeur du développement, la réflexion est déjà engagée pour d'autres sites.
Dans une conjoncture internationale où les matières premières (charbon, gaz, fuel, charbon) sont chères, avoir accès à une énergie renouvelable dans des conditions compétitives est un atout du point de vue du coût de production, mais aussi de la sécurité d'approvisionnement.
Le nouveau parc Koudia Al Baida sera opérationnel en 2024.
Bouclage financier du repowering du parc éolien Nassim Koudia Al Baida
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