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Cloudfret lève 10 millions de DH pour bâtir le réseau n°1 des transporteurs connectés

La start-up Cloudfret vient de boucler un deuxième tour de table auprès de fonds de capital-risque et de business angel. Le point avec son fondateur, Driss Jabar.

Driss Jabar, fondateur de Cloudfret.

Cloudfret lève 10 millions de DH pour bâtir le réseau n°1 des transporteurs connectés

Le 25 mai 2022 à 14h39

Modifié 25 mai 2022 à 19h24

La start-up Cloudfret vient de boucler un deuxième tour de table auprès de fonds de capital-risque et de business angel. Le point avec son fondateur, Driss Jabar.

Lancée en 2021 par Driss Jabar, Cloudfret est une start-up qui met en relation les expéditeurs et les transporteurs de marchandises. Son objectif est d’optimiser les retours à vide des camions. Concrètement, c’est une plateforme qui permet aux transporteurs de consulter ce qui est disponible à transporter et de répondre aux offres directement sur leur téléphone ou ordinateur.

Installé à Paris, Driss Jabar nous révèle avoir bouclé un bridge de 6,5 millions de DH. Il s’ajoute à un premier round d’un ticket de 3,5 millions de DH injecté par Azur Innovation Fund en juillet 2021, portant ainsi l’investissement global à 10 millions de DH.

Les nouveaux investisseurs ayant rejoint l’aventure sont Plug and Play, PRC Ventures Icav, AfriMobility (la branche de capital-risque du groupe Akwa) et Khalid Zitouni, investisseur providentiel ("business angel" dans le jargon de la start-up).

« Cette levée de fonds témoigne de la confiance accordée à notre équipe et du potentiel de notre marché. Cloudfret affiche une croissance à trois chiffres : le chiffre d’affaires réalisé au 1er trimestre 2022 est égal à celui de l’exercice 2021 », se félicite Driss Jabar, qui compte poursuivre sa success-story sur le marché européen et africain.

La jeune pousse a constitué un réseau de 58 clients réguliers de fret dans six pays : l’Espagne, le Maroc, le Sénégal, le Portugal, la France et l’Italie. Elle ne cesse d’affiner le concept pour améliorer ses services et répondre aux besoins évolutifs du marché.

Cloudfret compte puiser dans cet investissement pour « tripler le nombre de collaborateurs afin d’accompagner le développement commercial et l’accélération de la croissance », affirme-t-on.

D’ici cinq ans, la start-up veut devenir le « réseau n°1 des transporteurs fiables et connectés dans la région ». Après avoir mobilisé 4.000 camions de fret en 2021, elle compte séduire au moins 10.000 camions en 2022, tout en lançant de nouveaux services pour renforcer la performance de la solution. « Notre travail de terrain nous permet de lancer aujourd’hui une marketplace B2B qui propose une plus large gamme de services : FastPay paiement après livraison, carte Carburant avec réduction et paiement différé, et assurance marchandises au meilleur prix du marché », explique Driss Jabar.

Un fort potentiel qui résout des problématiques du secteur

« Plusieurs transporteurs parcourent des kilomètres à vide ; c’est-à-dire des kilomètres pendant lesquels le camion n’a pas de charge. De ce fait, le conducteur n’est pas payé et paie malgré tout sa facture de carburant », poursuit le jeune entrepreneur.

Sa solution, avance-t-il, répond à quatre problématiques majeures du secteur, chronophages et coûteuses. D’abord, la fragmentation du secteur du transport : « Cloudfret regroupe ce marché hautement fragmenté dans une plateforme en ligne accessible à tous. » Deuxièmement, la complexité de croiser l’offre et la demande et l’opacité des prix de transport : « Cloudfret le fait en temps réel grâce à des algorithmes et avec une transparence dans les transactions. » Troisièmement, la pénurie de chauffeurs de camions : « L’optimisation des retours à vide permet de créer des opportunités cachées, et par conséquent, atténue cette problématique. »

Cette jeune pousse est ainsi une solution disruptive qui a entièrement repensé le processus de réservation de fret. Elle apporte une plus-value en réduisant les frictions avec les intermédiaires et en regroupant l’offre et la demande, avec une capacité de créer un effet de réseau et de générer des marges supplémentaires et des économies d’échelle.

C’est ce potentiel qui explique le soutien des investisseurs à un stade de croissance précoce. « D’autres offres d’investissement de grande envergure sont en phase de closing », conclut Driss Jabar.

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