Incertitudes et interrogations autour de la mort d'un étudiant marocain en France, tué par la police
Un étudiant marocain âgé de 26 ans est décédé, le samedi 22 avril, des suites des balles tirées par la police de Blois, sous prétexte de légitime défense. La mort du jeune homme soulève les doutes de sa famille et des internautes qui ont lancé le hashtag "Justicepourzakaria".
Âgé de 26 ans, Zakaria Mennouni résidait en France depuis septembre 2021. Étudiant à l'École supérieure de commerce d'Amiens, il effectuait, depuis mars 2022, un stage à la Biscuiterie St Michel en tant qu'assistant en administration des ventes.
Le jeudi 21 avril, le jeune homme déambulait pieds nus dans les rues de Blois, vêtu d’un t-shirt noir et d’un boxer, rapportent des médias français. Ensanglanté du thorax à la taille, il était armé d’un couteau, poursuit la même source.
Alors qu'il se trouvait à l’entrée d’une résidence pour seniors, des policiers lui ont demandé de lâcher son arme, mais il s'est dirigé vers eux, menaçant, selon ces sources. Il a alors été fait usage une première fois, par un policier, d'un taser sans effet, puis de plusieurs tirs de LBD (lanceurs de balles de défense) également sans effet, note un communiqué du procureur de Blois, Frédéric Chevallier, cité par les médias français.
"Au contraire, l'individu s'avançait vers les policiers", a souligné le procureur ajoutant, "qu'à ce moment, un policier faisait usage de son arme de service, un Sig Sauer 9 mm, à quatre reprises". Atteint d'un tir au thorax, l'étudiant n'a pu être maîtrisé qu'après un ultime tir de LBD, poursuit-on.
Admis au centre hospitalier de Blois, le jeune homme dont le pronostic vital était engagé a été opéré. Malheureusement, le samedi 22 avril, il a décédé des suites des balles tirées par la police.
"En l'état des investigations menées, l'usage de l'arme de service par un policier est analysé comme entrant dans un cas de légitime défense à une attaque par un homme armé", a indiqué le procureur de Blois. "Une enquête criminelle pour tentative de meurtre sur les policiers" a été confiée à la police judiciaire de Tours, a-t-il précisé.
Toujours sous le choc, la famille du défunt, notamment son père, a refusé de croire aux explications officielles de la police française, qualifiant la mort de son fils de "meurtre indéniable".
Des appels à témoin et des hashtags "Justicepourzakaria" ont par ailleurs été lancés par des internautes, à la suite du décès de l'étudiant marocain qui, d'après le magistrat, souffrait d'angoisses aux origines indéterminées.
Voir cette publication sur Instagram
à lire aussi
Article : Le Maroc face au risque d’une inflation alimentaire diffuse et composite
Alors que les instances internationales s'inquiètent d'un nouveau choc systémique mondial lié aux tensions géopolitiques, le Maroc navigue entre une campagne agricole prometteuse et des goulots d'étranglement logistiques nationaux. Si le blé tendre reste sous protection, les filières animale, sucrière et oléagineuse demeurent exposées à une inflation de second rang et à une saturation portuaire qui grignote les marges de manœuvre. Analyse.
Article : Pourquoi le taux d’inflation ne reflète pas toujours le vécu des ménages
Au Maroc, l’inflation ralentit, mais les ménages continuent de ressentir la hausse des prix et la pression sur leur pouvoir d’achat. Cet écart vient surtout d’une lecture incomplète du taux d’inflation, ainsi que de la nature même du panier représentatif utilisé pour mesurer l’évolution des prix.
Article : Intelcia : Karim Bernoussi et ses partenaires reprennent 100% du capital, sortie d’Altice
Le 28 avril, les deux cofondateurs du groupe, Karim Bernoussi et Youssef El Oufir, doivent finaliser le rachat des 65% du capital détenus par le groupe Altice, dont ils n'avaient conservé que 35% lors de l'entrée du partenaire français en 2016. Une opération qui redonne à ce fleuron de l'économie marocaine sa pleine liberté de manœuvre, au moment précis où son secteur est traversé par la déferlante de l'intelligence artificielle. Karim Bernoussi, PDG du groupe, était l'invité du 12/13 de Médias24.
Article : L’Oukaïmeden, station d’hiver et espace culte de transhumance
Alors que l’Oukaïmeden est appelé à devenir une station touristique quatre saisons à l’horizon 2027, l’anthropologue Mohamed Mahdi rappelle que ce territoire ne peut être réduit à un site de loisirs. Agdal pastoral, espace de transhumance, réservoir de biodiversité et patrimoine culturel amazigh, l’Oukaïmeden impose une approche de développement intégrée, capable de concilier tourisme, pastoralisme et préservation des équilibres sociaux et écologiques.
Article : La météo pour le lundi 27 avril 2026
Voici les prévisions météorologiques pour le lundi 27 avril 2026, établies par la Direction générale de la météorologie.
Article : Plan d’aménagement de Marchica : un nouveau souffle socio-économique pour Nador et Beni Ensar
L'aménagement de la lagune de Marchica s’apprête à un nouveau chapitre. Au-delà des avancées de la première phase, il dessine une nouvelle transformation urbaine et touristique d'ampleur, de Nador à Beni Ensar, jusqu'au village d'Arkman. L’enquête publique s’est achevée vendredi.