Comment Casablanca sécurise totalement son eau potable dès ce mois de mars
Une liaison hydraulique entre en service ce mois-ci et permettra de fournir à la partie sud de Casablanca jusqu’à 80 millions de mètres cubes d’eau potable par an. Très attendue, elle sécurise l’alimentation en eau potable de la ville.
La partie sud et la partie nord de la ville de Casablanca n’étaient pas alimentées par l’eau potable auprès des mêmes sources. Le nord de la ville était fourni par le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah sur le Bouregreg, qui alimente Rabat et tout le littoral atlantique jusqu’à la partie nord de Casablanca incluse. La partie sud l’était par les complexes hydrologiques du bassin Oum Errbia, dont le niveau a baissé jusqu’à un niveau alarmant.
En effet, le sud de la ville est alimenté à partir des barrages de Daourat et de Sidi Saïd Maâchou, relevant du bassin de l’Oum Er Rbiaâ, alors que la zone nord de la ville est desservie à partir du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah, dépendant du bassin du Bouregreg-Chaouia.
Les eaux mobilisées au niveau de ces barrages sont traitées par quatre stations de traitement et acheminées vers la ville de Casablanca à travers un système de canalisations. Ce dernier permet de faire face aux besoins en eau potable de la ville jusqu’à l’horizon 2030.
Néanmoins, le bassin de l’Oum Er Rbiaâ connaît un déficit de ressources en eau, faisant peser un risque sur la continuité de l’approvisionnement en eau potable de la zone sud de la ville de Casablanca, notamment pendant les années de faible pluviométrie, nous explique-t-on auprès de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).
Ainsi, afin de sécuriser la desserte en eau potable de la zone sud de la ville de Casablanca, des actions anticipatives ont été adoptées dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation portant sur la période 2020-2027. Il consiste à réaliser une liaison hydraulique entre le nord et le sud de la ville, permettant ainsi l’exploitation optimale de l’excédent d’eau disponible au niveau du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah.
Cette liaison hydraulique permettra de transférer du nord au sud de Casablanca un volume de 80 millions de m3 par an lors d’une première phase, dont la mise en service est prévue de manière progressive à partir de mars 2022, et un volume global de 126 millions de m3 par an lors d’une seconde phase, avec une mise en service progressive à partir de décembre 2022.
Dans ce cadre, l’ONEE réalise des composantes pour un coût global de 360 millions de dirhams, financé intégralement par l’Etat. Ces composantes comportent les principaux ouvrages suivants :
Première phase (travaux en cours) :
*Station de pompage pour un débit de 2,5 m3/s ;
*Conduite de raccordement entre le nord de la ville et le réservoir Médiouna côte 140 sur 7,2 km en diamètre 2.000 mm ;
*Coût : 180 millions de dirhams ;
*Mise en service : progressivement à partir de mars 2022.
Seconde phase (consultations en cours) :
*Augmentation de la capacité de la station de pompage de 2,5 m3/s à 4 m3/s ;
*Conduite de raccordement entre le réservoir Médiouna côte 140 et le réservoir Bouskoura côte 140 sur 8 km en diamètre 1.600 mm ;
*Coût : 180 millions de dirhams ;
*Mise en service : progressivement à partir de décembre 2022.
D’autre part, une composante consistant à réaliser un transfert d’eau potable du réservoir Médiouna côte 140 au réservoir Merchich côte 240 est en cours de réalisation par la Lydec, moyennant une station de pompage de 1 m3/s et une conduite de 12,5 km en diamètre 1.000 mm.
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