χ

Réchauffement climatique : « Il est possible, en agissant maintenant, de préserver notre avenir » (GIEC)

Tout retard dans l’action mondiale concertée contre le changement climatique fera perdre un temps précieux pour instaurer un avenir viable, alertent dans un nouveau rapport le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Réchauffement climatique : « Il est possible, en agissant maintenant, de préserver notre avenir » (GIEC)

Le 1 mars 2022 à 12h44

Modifié 1 mars 2022 à 12h44

Tout retard dans l’action mondiale concertée contre le changement climatique fera perdre un temps précieux pour instaurer un avenir viable, alertent dans un nouveau rapport le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

Les populations et les écosystèmes les moins aptes à faire face au changement climatique seront les plus durement touchés, préviennent des chercheurs dans le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), intitulé « Changement climatique 2022 : impacts, adaptation et vulnérabilité », publié ce lundi 28 février.

Le monde sera confronté à de multiples aléas climatiques inéluctables au cours des deux prochaines décennies, avec un réchauffement planétaire de 1,5 °C, alerte le GIEC

Le dépassement, même temporaire, d’un tel niveau de réchauffement « entraînera des conséquences graves supplémentaires, dont certaines seront irréversibles ». Les risques pour la société augmenteront, y compris pour les infrastructures et les établissements humains situés sur les côtes de basse altitude.

« Il est urgent d’agir face aux risques croissants »

La multiplication des vagues de chaleur, des sécheresses et des inondations excède déjà les seuils de tolérance des végétaux et des animaux, provoquant la mortalité massive d’arbres, de coraux et d’autres espèces, s’inquiètent les experts.

« Du fait qu’ils surviennent simultanément, ces extrêmes météorologiques ont des répercussions en cascade de plus en plus difficiles à gérer. Ils exposent des millions de personnes à une insécurité alimentaire et hydrique aiguë, notamment en Afrique, en Asie, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, dans les petites îles et en Arctique », précisent les chercheurs du GIEC.

Et de poursuivre : « Si l’on veut éviter de perdre toujours plus de vies humaines, de biodiversité et d’infrastructures, la prise accélérée de mesures ambitieuses est requise pour s’adapter au changement climatique, tout en réduisant rapidement et fortement les émissions de gaz à effet de serre. »

A ce jour, les progrès réalisés en matière d’adaptation sont inégaux. Les écarts se creusent entre l’action engagée et ce qui est nécessaire pour faire face aux risques croissants, selon ce nouveau rapport du GIEC. La même source pointe le fait que ces écarts sont particulièrement prononcés au sein des populations à faible revenu.

 Diverses formes d’adaptation au changement climatique

Ce rapport jette également un éclairage nouveau sur le potentiel de la nature à diminuer les risques climatiques, mais aussi à améliorer la vie des populations.

« Les écosystèmes en bonne santé sont plus résilients au changement climatique et procurent des services vitaux comme la nourriture et l’eau potable », a indiqué Hans-Otto Pörtner, coprésident du Groupe de travail II du GIEC. « En restaurant les écosystèmes dégradés et en préservant efficacement et équitablement 30 à 50% des habitats terrestres, océaniques et d’eau douce, la société profitera de la capacité qu’a la nature à absorber et stocker le carbone. Nous accéderons plus vite à un développement durable, mais la volonté politique et un financement adéquat sont essentiels », affirme-t-il.

Les scientifiques constatent que le changement climatique interagit avec diverses tendances mondiales comme l’utilisation non durable des ressources naturelles, l’urbanisation croissante, les inégalités sociales, les pertes et les préjudices causés par les événements extrêmes, ainsi que la pandémie. Autant de facteurs qui compromettent le développement futur.

De moins en moins de temps pour agir 

Le changement climatique est par ailleurs un défi mondial qui exige des solutions locales. Le rapport indique clairement qu’un développement résilient face au changement climatique est déjà un défi compte tenu du niveau actuel de réchauffement. [Ce développement] sera plus limité si le réchauffement planétaire excède 1,5 °C. Dans certaines régions, « il sera impossible si le réchauffement planétaire dépasse 2 °C », préviennent les experts.

Ce constat crucial souligne l’urgence d’agir en faveur du climat, en s’attachant à l’équité et à la justice. Un financement adéquat, un transfert de technologies, une volonté politique et une concertation rendront plus efficaces l’adaptation au changement climatique et la réduction des émissions, plaide encore le GIEC.

Enfin, ce rapport apporte une évaluation détaillée des impacts du changement climatique, des risques et de l’adaptation dans les villes, lesquelles concentrent plus de la moitié de la population mondiale. La santé, la vie et les moyens de subsistance des gens, de même que les biens matériels et les infrastructures cruciales comme les systèmes d’énergie et de transport, sont de plus en plus touchés par les aléas dus aux vagues de chaleur, tempêtes, sécheresses et inondations, ainsi que par les phénomènes à évolution lente telle que l’élévation du niveau de la mer.

A lire aussi


Les dernières annonces judiciaires
Les dernières annonces légales

Communication financière

Ajarinvest : Rapport annuel au 31/12/2021 de l’OPCI Immovert Placement SPI

Médias24 est un journal économique marocain en ligne qui fournit des informations orientées business, marchés, data et analyses économiques. Retrouvez en direct et en temps réel, en photos et en vidéos, toute l’actualité économique, politique, sociale, et culturelle au Maroc avec Médias24

Notre journal s’engage à vous livrer une information précise, originale et sans parti-pris vis à vis des opérateurs.