Qualité de l’air : une centrale thermique appelée à réduire ses émissions à Kénitra (ministère)
Le ministère de la Transition énergétique et du développement durable a assuré, jeudi 13 janvier, que la qualité de l’air à Kénitra est dans les normes. Malgré cela, des mesures supplémentaires dans les différents sites de la ville susceptibles de connaître une pollution, seront effectuées.
Le ministère de la Transition énergétique et du développement durable communique pour éclairer l'opinion publique en réponse aux interrogations de la société civile et de son inquiétude sur la qualité de l'air à Kénitra.
Selon les résultats d’évaluation de la qualité de l’air au titre de l’année 2021 dans la ville de Kénitra, le ministère relève que l’indice de la qualité de l’air a été classé en général « bon » et « très bon » au cours des dix premiers mois de l’année, sur la base de la classification en vigueur. Toutefois, le même indice a été classé « bon » et « moyen » au cours des mois de novembre et décembre derniers.
Cela s'explique par "quelques dépassements enregistrés au niveau des particules en suspension (PM10) et du dioxyde de soufre (SO2), sans pour autant dépasser le seuil d’alerte (niveau de concentration pouvant présenter un danger pour la santé publique). La concentration des gaz de dioxyde d’azote (NO2), d’ozone (O3) et de dioxyde de carbone (CO) reste inférieure aux normes maximales approuvées", indique le ministère dans un communiqué.
Par ailleurs, le ministère précise que le laboratoire national des études et de surveillance de la pollution, en coordination avec les autorités locales, a mobilisé une unité mobile pour effectuer des mesures supplémentaires dans les différents sites de la ville susceptibles de connaître une pollution au carbone noir.
Le rapport technique de cette intervention sera présenté au comité provincial, afin de prendre les mesures nécessaires conformément à la réglementation en vigueur.
Le communiqué du ministère cite également le cas spécifique de la centrale thermique de Kénitra, qui comprend plusieurs unités thermiques et gazières d’une capacité de 600 mégawatts.
"Sa mise en service est effectuée de manière exceptionnelle et sur une durée limitée par décision de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), afin d’installer le réseau électrique en cas d’urgence (maintenance ou arrêt des centrales principales)", est-il expliqué.
"Le carburant utilisé par la centrale est conforme aux normes nationales, et le processus de combustion est contrôlé régulièrement afin de réduire le volume des émissions, notamment lors d’une relance des travaux de la station. Les équipements de la centrale sont soumis à des procédures de maintenance en vue de réduire le volume des émissions", assure encore le ministère dans son communiqué.
Malgré cela, "l’ONEE a été appelée à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux émissions dégagées par cette centrale, dans la perspective de son arrêt total, dans le cadre de la matérialisation de la Stratégie nationale de la transition énergétique", conclut le communiqué.
À découvrir
à lire aussi
Article : Lancement du programme “Riaya” : deux conventions pour accompagner les jeunes après 18 ans
Deux conventions-cadres ont été signées, jeudi 16 avril 2026 à Salé, dans le cadre du lancement du programme national "Riaya", visant l’accompagnement et l’insertion des enfants et des jeunes issus des établissements de protection sociale après l’âge de 18 ans.
Article : Météo : le Sud et le centre sous la chaleur, un rafraîchissement prévu dès jeudi 23 avril 2026
Une vague de chaleur touche en cette mi-avril 2026 le sud et le centre du Maroc, avec des températures dépassant les normales saisonnières de 5 à 10°C. Cet épisode devrait se maintenir jusqu’au jeudi 23 avril 2026, avant un retour progressif à des conditions plus fraîches et instables en fin de semaine prochaine.
Article : Élections 2026 : le gouvernement adopte un soutien financier aux candidats de moins de 35 ans
À quelques mois des législatives de 2026, l’exécutif a validé un nouveau décret destiné à faciliter l’accès des moins de 35 ans aux mécanismes de financement électoral. Le texte prévoit une prise en charge publique pouvant atteindre 75 % des dépenses validées.
Article : CGEM : Mehdi Tazi et Mohamed Bachiri lancent officiellement leur campagne
La candidature de Mehdi Tazi à la présidence de la CGEM se concrétise. En tandem avec Mohamed Bachiri, le patron de ASK Capital a officialisé le lancement de sa campagne à travers une première réunion avec les fédérations industrielles.
Article : Settavex : une condamnation à 104 MDH, des actifs aux enchères
Condamnée à payer plus de 104 millions de dirhams à Bank of Africa, le textilien Settavex traverse une séquence judiciaire critique. Son site industriel et ses équipements ont déjà été ciblés par des procédures de vente forcée.
Article : La Région Casablanca-Settat lève 1 milliard de DH par emprunt obligataire
La Région Casablanca-Settat a annoncé ce jeudi 16 avril le succès d’une émission obligataire d’un montant de 1 milliard de DH sur le marché national des capitaux. Cette opération s’inscrit dans une stratégie de diversification des sources de financement du développement territorial.