Les petits fruits rouges réalisent une bonne campagne à l’export

La campagne d’exportation des petits fruits rouges devrait se solder par des résultats jugés satisfaisants par les professionnels. Selon l’Association des producteurs de la filière, les performances concernent aussi bien les volumes que les niveaux des prix réalisés à l’export. En particulier, pour ce qui est des expéditions à l’état frais des produits à forte valeur ajoutée comme les framboises et les myrtilles.

Les petits fruits rouges réalisent une bonne campagne à l’export

Le 24 mai 2021 à 17h18

Modifié 24 mai 2021 à 17h30

La campagne d’exportation des petits fruits rouges devrait se solder par des résultats jugés satisfaisants par les professionnels. Selon l’Association des producteurs de la filière, les performances concernent aussi bien les volumes que les niveaux des prix réalisés à l’export. En particulier, pour ce qui est des expéditions à l’état frais des produits à forte valeur ajoutée comme les framboises et les myrtilles.

Au total, les sorties des petits fruits rouges (frais et surgelés) réalisées au titre de l’actuelle campagne, portent sur 104.000 tonnes, en hausse de 3% par rapport à la saison précédente qui avait enregistré un volume de 101.000 tonnes et de 42% en comparaison avec la campagne 2018-2019.

La performance s’explique surtout par le bond de 13% des exportations des fruits à l’état frais : 74.500 tonnes en 2020-2021 contre 66.200 la campagne précédente.

En revanche, les expéditions en surgelés ont plongé de 14%, passant de 34.800 tonnes à 30.100 d’une saison à l’autre.

Par produits, les myrtilles qui représentent le tiers des exportations des fruits rouges à l’état frais ont bondi de 28%, alors que la framboise (39% du total en frais) a progressé de 6%. La fraise fraîche a également enregistré une hausse de 8%.

L’évolution par marchés s’insère également dans le sillage de la dynamique. A l’exception du débouché espagnol qui accuse une forte baisse de 12% de ses achats des produits frais, tous les autres marchés de l’Union européenne restent orientés à la hausse. Celle-ci s’étant établie en moyenne à 13%.

Globalement, c’est la part exportée en surgelés qui s’inscrit en baisse par rapport à la campagne précédente : 30.100 tonnes contre 34.800 en 2019-2020. Le recul provient, pour l’essentiel, de la fraise dont l’export a plongé de 17% à 26.800 tonnes. Ce fruit représente près de 90% des expéditions en surgelés.

En revanche, les exportations de la framboise surgelée ont bondi de 33%.

Par marchés, la plus forte baisse en volume a concerné l’UE dont le niveau s’est situé à 21% passant de 31.700 tonnes en 2019-2020 à 24.900 cette campagne. Il en est de même du marché américain qui s’est fortement replié de 32%.

Par contre le Japon et les autres divers marchés affichent des améliorations.

Parallèlement, la tendance pour les produits expédiés à l’état frais s’est révélée particulièrement favorable. Au total, le volume exporté a bondi de 28% à près de 23.000 tonnes au lieu de 19.000 réalisées en 2019-2020. Et l’essentiel de la hausse provient des achats du débouché espagnol dont le volume s’est établi à 10.000 tonnes contre 8.500 en 2019-2020. Il est suivi par le Royaume Uni dont les acquisitions ont totalisé 4.000 tonnes. L’Allemagne a également multiplié par 3 fois ses achats des petits fruits rouges marocains.

En revanche, la France, la Norvège et la Russie accusent des replis.

L’Espagne en perte de vitesse en tant que hub

La campagne d’exportation des petits fruits rouges se distingue cette année par un recul du marché espagnol. Tout particulièrement pour ce qui est des expéditions à l’état frais. Sur ce volet, le recul en volume s’établit à 12% : 24.300 tonnes contre 27.700 en 2019-2020.

Ce recul est attribué par certaines sources à «l’état des relations entre des opérateurs espagnols (installés au Maroc en tant qu’agrégateurs) et leurs agrégés, matérialisé par le refus d’acquisition des produits ayant fait l’objet de contrats d’agrégation». Une éventualité qui n’est pas à écarter mais elle reste, somme toute, relative et appelle un traitement au cas par cas, nuance un professionnel.

Ce qui est sûr, c’est la perte de vitesse du marché espagnol en tant que hub de dispatching des petits fruits rouges. De plus en plus de clients européens veulent traiter directement avec les producteurs. Le cas du marché britannique est édifiant à cet égard.

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