Les prévisions comptables et financières du Fonds d’équipement communal (FEC) pour l’exercice 2019 ont été actualisées, d’après le prospectus publié et visé par l’Autorité marocaine du marché des capitaux à l’occasion de l’émission d’emprunt obligataire prévue par le fonds à hauteur de 2 milliards de DH.
Le FEC prévoit un résultat net de 298 millions de DH à fin 2019, enregistrant ainsi une hausse de 10,37% par rapport à 2018 et une baisse de 11,6% par rapport au résultat prévisionel publié en 2018.
Pour sa part, le produit net bancaire devrait s’établir à 541 MDH contre 607 MDH prévu auparavant, s’appréciant ainsi d’à peu près 10% en comparaison avec 2018 et reculant de 11% par rapport aux prévisions initiales.
Le FEC a revu à la hausse les hypothèses du volume de l'activité prévisionnel des décaissements au titre de l'exercice 2019 qui devraient s’établir à 5,51 MMDH contre 4,51 MMDH initialement estimés.
Ce réajustement devra impacter à la hausse le montant des ressources à mobiliser pour atteindre 6,54 MMDH à fin 2019 contre 5,20 MMDH, peut-on lire sur le prospectus.
Les prévisions du FEC pour 2019 :
Source: FEC
Voici les mutations auxquelles le FEC doit faire face
Le FEC souligne au niveau du prospectus que son environnement institutionnel, socio-économique et financier connait des mutations profondes marquées par des avancées importantes du processus de décentralisation.
Ces mutations portent principalement sur :
> La montée en puissance des Collectivité Territoriale (CT) en tant qu’acteurs majeurs du développement territorial, et ce à travers notamment la mise en œuvre de la régionalisation avancée ;
> La mise en place de la dynamique de la régionalisation avancée à travers la promulgation des lois organiques portant sur les régions, les préfectures, les provinces et les communes ;
> Une urbanisation sans cesse croissante impliquant un élargissement des attentes et des besoins des citoyens en matière d’infrastructure, d’équipements et de services publics de proximité ;
> L’émergence de grandes métropoles nationales contribuant à la pérennisation des effets positifs induits par les politiques sectorielles et agissant sur le niveau d’attractivité de l’ensemble du pays ;
> Le développement de projets structurants capitalistique (transport urbain et interurbain, assainissement liquide et solide, grands équipements, etc) accompagnant les plans de développements urbain et nécessitant d’importants volumes de financement ;
> L’émergence avérée de nouveaux modes de gouvernance des services publics locaux à caractère industriel et commercial, à travers notamment les établissements de coopération intercommunale, les sociétés de développement régional, préfectoral, provincial et local ;
>Une forte croissance du marché de la dette pour faire face aux besoins conséquents des CT en matière de financement de leurs investissements ;
> Le renforcement du poids de la dette en tant que source de financement des CT.
Face à ces enjeux, le FEC pourrait être amené à opérer, à court et moyen terme, un changement à travers :
> L’élargissement de son champ d’intervention :
- Financement de tous les domaines de compétences des CT ;
- la montée en charge progressive de sa contribution dans le financement du développement local à travers un volume plus important des engagements ;
> la diversification et la mobilisation de ressources financières stables, plus compétitives et compatibles avec les spécificités des investissements locaux ;
> le développement de nouveaux métiers en vue de contribuer au renforcement des capacités de gestion des CT. Ces nouveaux métiers se présentent comme suit :
- l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour améliorer les capacités d’exécution des projets des CT et partant d’absorption des ressources de financements ;
- le conseil stratégique, l’ingénierie financière contractuelle.
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