Enseignement: les offres d'Amzazi de nouveau refusées par les syndicats
Le ministre de l’Education nationale s’est réuni, lundi 15 avril, avec les syndicats les plus représentatifs de l'enseignement pour étudier l’état d’avancement des dossiers des autres catégories d’enseignants, notamment ceux de la cellule 9. Les détails.
Saaid Amzazi s’est réuni avec cinq syndicats de l'enseignement, à savoir la CDT, l'UGTM, la FDT, l'UMT et la FNE. Les dossiers des différentes catégories d'enseignants ont été évoqués. Les deux parties ont de nouveau étudié les offres faites par le ministère le 25 février dernier. Les syndicats ont refusé plusieurs propositions. Toutefois, ils ont trouvé des terrains d'entente dans d'autres dossiers.
En détail, les cinq syndicats ont refusé les propositions d’Amzazi au sujet des:
- Enseignants victimes des deux systèmes (de 1985 et 2003). Ces enseignants ont plus de 30 d’activité et sont toujours classés à l'échelle 10. Les syndicats demandent un passage à l'échelle 11, avec date d'effet au 1er janvier 2012. Le ministère propose pour sa part une date d'effet au 1er janvier 2016. Notons que le nombre de ces enseignants s’élève à 24.000, selon le SG de la FNE.
- Les enseignants classés à l’échelle 9 (cellule 9). Les Syndicats demandent une promotion exceptionnelle pour cette catégorie d'enseignants avec date d'effet au 1er janvier 2013 et le passage à l'échelle 10. Le ministère, lui, propose de régler la situation de ces enseignants en deux étapes:
- la promotion de ceux qui remplissent les conditions d'ancienneté (10 à 13 ans) en deux phases, une partie à compter du 1er janvier 2019 et une deuxième à partir du 1er janvier 2020;
- la promotion du reste des enseignants de la cellule 9 sous condition d'avoir 10 ans d'ancienneté, à partir de la deuxième année à laquelle la personne devient promouvable à l'horizon 2023 au lieu de 2026.
- Concernant l'ouverture du grade d’administrateur pédagogique aux cadres exerçant actuellement les fonctions d'administration pédagogique, le ministère propose:
- La nomination des intéressés dans le cadre d'un administrateur pédagogique après réussite à l'examen de fin d'études des centres régionaux des professions de l'éducation et de la formation au niveau de certains modules;
- Les intéressés peuvent prendre part à l'examen de fin d'études après la certification de leurs qualifications professionnelles et de leur expérience du terrain;
- Les intéressés seront soumis à une formation à distance (dans le cas de l'exercice de leurs fonctions) dans les modules objets de l'examen de fin d'études;
- L’administration doit fournir les supports de la formation aux personnes concernées.
Les syndicats refusent quant à eux cette offre et exigent le changement du grade, avec date d’effet à septembre 2015.
Pour les enseignants stagiaires dans les centres régionaux d'éducation et de formation (2016), le ministère veut examiner les cas qui n’ont pas réussi à passer les concours pour des raisons impérieuses. Les syndicats exigent d’étudier le dossier dans son intégralité.
Par ailleurs, les deux parties se sont accordées sur les solutions suivantes:
- pour permettre aux enseignants chargés d’enseigner dans des cycles autres que les leurs de changer de grade, le ministère et les syndicats ont convenu d’ouvrir un cycle spécial pour cette catégorie pour la formation à distance dans les centres régionaux des professions d'éducation et de formation. Les conditions requises pour y accéder sont:
- Quatre ans successifs;
- Ayant une licence;
- Changement de grade des personnes concernées après avoir réussi l'examen de fin d'études et acquis une ancienneté de deux ans.
- Concernant les fonctionnaires titulaires d'un doctorat, les deux parties ont convenu de créer le cadre d'enseignant-chercheur dans le statut des professions d’éducation et de la formation, afin d'exercer les fonctions de coordination et de recherche pédagogique.
- Quant aux assistants administratifs et assistants techniques, il a été convenu de les inclure dans le statut des professions de l'éducation et de la formation.
Toutefois, il est à noter que le statut des professions de l'éducation et de la formation n'est pas encore prêt.
Par ailleurs, les deux parties tiendront une nouvelle réunion le 23 avril 2019.
À découvrir
à lire aussi
Article : Incivilités : le CESE propose un plan national pour changer les comportements
Du trottoir aux stades, en passant par les services publics, l’institution présidée par Abdelkader Amara dresse un état des lieux sévère des usages de l’espace commun. Son avis, présenté le mercredi 10 juin, met en cause autant l’éducation, l’application des règles que la gestion de proximité.
Article : Marhaba 2026 : le Maroc modernise le poste-frontière de Bab Sebta
À quelques heures du coup d’envoi de l’opération d’accueil des MRE, la nouvelle zone d’entrée a été ouverte dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 juin 2026, après plusieurs mois de travaux. La voie de sortie reste, elle, provisoirement en service avant une nouvelle phase de réhabilitation prévue après l’été.
Article : Santé : lancement effectif du groupement sanitaire territorial Casablanca-Settat
Réuni le mercredi 10 juin à Casablanca sous la présidence de Aziz Akhannouch, le premier conseil d’administration a adopté le programme d’action et le budget 2026 de cette nouvelle structure, appelée à piloter une offre publique de soins qui compte 376 établissements de santé primaire et près de 4.943 lits dans la région la plus peuplée du Royaume.
Article : Industrie : à Jorf Lasfar, Falcon veut produire le graphite qui manque au Maroc
Sans graphite, pas de batterie électrique. C’est ce maillon discret, mais indispensable, que Falcon Energy Materials veut produire à Jorf Lasfar. Retardée par l’arrivée d’équipements depuis la Chine, son usine pilote s’apprête à démarrer. Mais avant la grande unité prévue à l’horizon 2028, l’entreprise doit franchir l’étape qui décidera de tout : convaincre les industriels de la batterie que le produit marocain peut entrer dans leurs chaînes d’approvisionnement. Voici tout ce qu'il faut savoir sur ce grand pari industriel pour le Maroc.
Article : Exclusif. OCP reprend sa pleine cadence de production, transformant la crise en opportunité
Depuis quelques semaines, le groupe OCP est scruté de près à cause d’un contexte tendu. Crise d’Ormuz, hausse du soufre, des milliards contractés en dette, annonce de réduction de la production… Le tout assoit l’idée que le groupe traverse une crise sans précédent. La réalité est plus nuancée et plus intéressante. Fin mai, le groupe a pris une décision qu’il nous a confirmée en exclusivité : remonter à 100% de ses capacités de production d’engrais d’ici fin juin. Une annonce à rebours de toutes les lectures faites jusque-là. Révélations.
Article : Batteries électriques. La Chine défend ses investissements au Maroc et nie tout contournement commercial
EXCLUSIF. Les investissements chinois au Maroc dans les batteries et les composants destinés aux véhicules électriques continuent d’alimenter les inquiétudes en Europe. Contactée par Médias24, l’ambassade de Chine défend une coopération industrielle alignée sur la stratégie du Royaume, tandis que la Commission européenne ne les remet pas en cause par principe, mais affirme surveiller les flux commerciaux, les structures de production et le respect des règles d’origine.