Casablanca: la police administrative généralisée à tous les arrondissements
La police administrative est enfin opérationnelle. Elle a été généralisée à tous les arrondissements de Casablanca. Nombre d'agents, missions des contrôleurs communaux, domaines d'intervention... Médias24 vous livre les détails.
La police administrative de Casablanca (PAC) est opérationnelle depuis quelques semaines, après une phase pilote qui a duré cinq mois. Toutefois, quelques ajustements doivent encore être réalisés pour un lancement officiel dans près d'un mois.
Selon une source bien informée, la PAC est devenue indépendante. Elle organisera à présent des campagnes régulières, selon une programmation établie en concertation avec les présidents des arrondissements, et arrêtée chaque vendredi; ou suite aux réclamations des présidents des arrondissements et aux plaintes des citoyens de la ville.
Les domaines d'intervention de la police administrative sont au nombre de trois, à savoir: hygiène, salubrité publique et propreté; urbanisme; et occupation du domaine publique.
La PAC est constituée aujourd'hui de 70 agents. A terme, entre 220 et 240 agents, appelés "contrôleurs communaux", seront recrutés, hors personnel administratif.
Chaque arrondissement sera suivi par un superviseur. Dans chaque arrondissement, deux à six brigades effectueront les contrôles - selon le nombre d’habitants et l’activité. Chaque brigade est composée de deux contrôleurs communaux.
D'ici un mois, la police administrative sera dotée de voitures et d’uniformes spécifiques à Casablanca.
Concernant le budget, la PAC a démarré avec 3 millions de DH, nous confie notre source.
Le siège de la police administratif sera construit à Sidi Belyout, mais chaque superviseur aura un local dans l'arrondissement qu'il gère.
Procédure de recrutement
Les contrôleurs sont sélectionnés par les présidents des arrondissements, après un entretien avec Casa Prestations, le directeur de la police administrative communale et un représentant de la commune.
Ces agents sont ensuite mis à la disposition de Casa Prestations pour exercer le métier de "contrôleurs communaux".
Lors de la phase pilote, chaque agent se chargeait du domaine d’intervention qui lui a été attribué. A présent, Casa Prestations forme des contrôleurs polyvalents.
La SDL leur fournit également des PV généraux, munis d'une check-list qui leur permet de contrôler tous les dépassements dans les trois domaines d’intervention de la PAC.
Des reportings sont ensuite envoyés aux présidents des arrondissements, et au président de la commune de Casablanca.
Casa Prestations se charge ainsi de la formation, de l’encadrement et du reporting.
Résultats de la phase pilote
La police administrative a été mise en place à l'issue d'une étude menée par Casa Prestations en 2015, dans le but de trouver la meilleure solution d'instaurer cette entité à Casablanca. L’étude a porté sur quatre volets, dont le domaine juridique.
Après cette étude, une phase pilote a été lancée dans cinq des arrondissements les plus représentatifs à Casablanca. Il s’agit d’Anfa, Maarif, Sidi Belyout, Moulay Rachid et Sidi Othmane.
L'opération a duré cinq mois et s'est achevée vers la fin du mois de décembre 2018. Au cours de cette période, 14.000 PV ont été dressés.
Selon notre source, lors de cette phase il s’est avéré que 50% des restaurants contrôlés ne sont pas autorisés. Depuis cette campagne, le nombre d’autorisations pour l’ouverture de restaurants a enregistré une hausse, grâce à la sensibilisation.
Casablanca compte près de 24.000 restaurants, dont seulement 2.000 autorisés, ajoute notre source.
Concernant la libération du domaine publique, la PAC a établi 400 PV au cours des trois dernières semaines dans l’arrondissement d’Anfa.
"En général, les professionnels sont compréhensifs et coopèrent", insistent notre source.
Enfin, un programme de communication sera mis en place pour sensibiliser les citoyens de la ville de Casablanca, et des réunions seront organisées avec les professionnels pour les sensibiliser.
"L'objectif de la PAC est le bien-être général, et sa réussite dépendra de l’implication des professionnels, de la société civile, et des citoyens", conclut notre source.
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